Choses, d'actualité, qui me ...
Dans ces temps de labeurs acharnés, où la pauvreté n'était pas synonyme de misère, mais d'habitude, où les jours s'écoulaient dans une quasi sérénité, n'ayant jamais rien connu d'autres, on vivait sur le modèle des anciens, peinait pour quelques sous, mais ne se plaignait pas.
Sans éléments de comparaison, les paysans, n'en cherchaient pas d'ailleurs. Leurs instruction était primaire, mais il y avait de la malice et tellement de bon sens en eux ! Et puis, mélangeant les habitudes aux coutumes, s'était formé un solide mode de vie. Certaines semblent étonnantes à nos regards d'aujourd'hui : Les épousailles, par exemple...
Par la force des choses, le choix des uns et des autres se limitait aux villages et hameaux d'alentours. Exceptionnellement, venait parfois se perdre un déçu de la ville, artisan ou marchand ou même s'arrêtant là, un colporteur fatigué de marcher sans avancer.
En se qui concernait les jeunes filles, les parents étaient sévères, le père surtout ! Sévère, et il faut bien le reconnaître, davantage préoccupé de bien marier sa fille, que de le faire pour faire plaisir à son coeur !
Dans certains cas, rares et injustes, du moins le pensait-elle, elle se devait renoncer à celui, qu'entre deux brassées de seigle, où encore à une fête de village, elle avait sourit et reçut en échange, la chaleur d'un regard.
Leurs choix timides se portant sur un ouvriers saisonnier, ne venant que pour le temps de la fenaison et des moissons, tandis qu'il s'asseyait à la table familiale et dormait dans la grange, le refus était encore plus catégorique.
Beaucoup de regards se croisaient au dessus des bancs de l'église. Les jeunes s'y côtoyaient dès la sortie des offices, certes, mais toujours ou presque avec une extrême pudeur : Le déshonneur irréparable, (Si se qui l'y menait se faisait sans aucune possibilité de mariage réparateur), se pouvant surgir avec parfois, le rejet désespéré de la fautive que l'on envoyait se perdre, le plus loin possible de la ferme familiale.
Le cas était rare, mais arrivait malgré tout, et ces gens simples se portaient alors, le front bas, pour leur vie entière.
Quand une jeune personne, encore parfaitement innocente, avait un caractère bien trempé, elle prenait la chose en main(Pas celle que vous pensez), et emmenait son amoureux affronter le père.
Celui-ci, se faisait fréquemment tiré l'oreille. Pas par hostilité, mais parce-qu'il considérait que c'était son devoir. Si le garçon lui plaisait, il l'autorisait à fréquenter sa fille, toujours en présence d'un frère ou d'une soeur. Puisqu'il ne s'engageait pas encore, souvent, deux soupirants pouvait, en même temps espérer sa main : Cela donnait au chef de famille le temps de voir si les champs que l'on pouvait raccorder était une bonne affaire pour les jeunes, ou tout simplement parce-que l'attente lui laissait la possibilité de voir si un meilleur parti ?? Dame, la petiote était si jolie !
Lorsque les choses avaient assez durées, le futur époux pouvait s'asseoir à la lourde table de ferme, usée par des années de bras posés, d'écuelles et de soupières fumantes.
Tout était ensuite minutieusement étudié avec la famille du garçon et le date des fiançailles fixées. Sauf en cas grave, elle ne pouvait se changer.
Le mariage était ensuite célébré et les jeunes époux se devenaient le fils ou la fille de la maison au même titre que les autres. On se pouvait priver jusqu'au dernier sous économisé, pour les aider à s'établir.
Bizarrement, y compris dans les cas de mariage entièrement arrangés par les familles, la vie se révélait bonne et chaude à vivre.
Le divorce se prononçait comme un gros mot : On ne divorçait pas dans le monde paysan. Il faut dire que l'on y pensait même pas.
A demain mes amis. Merci de votre fidélité, et n'oubliez pas de laisser une trace de votre passage. Elles sont toutes de chaleureux encouragements.
Lun 16 nov 2009
41 commentaires
je n'aurai pas voulu petre à cette époque, je n'aurai pas supporté être obligée à quoi que ce soit......
...non mais, on
a du caractère oui ou non.....bon lundi à toi
moqueplet - le 16/11/2009 à 09h09
Ah bon, enlever des jeunes femmes en traversant les villages au grand galop ça se fait pas ?
Barbare - le 16/11/2009 à 09h15
c'est justement ce que j'allais dire, ils ne divorçaient pas avant
Maintenant on choisis librement la personne avec qui on voudrait faire sa vie et j'ai entendu récemment qu'il y a 1 divorce sur 2 wouah c'est impressionnant quand même mais bon ,
Je te souhaite un bon lundi sous la pluie encore et encore
bisous et 1 clic
Maintenant on choisis librement la personne avec qui on voudrait faire sa vie et j'ai entendu récemment qu'il y a 1 divorce sur 2 wouah c'est impressionnant quand même mais bon ,
Je te souhaite un bon lundi sous la pluie encore et encore
bisous et 1 clic
corinne - le 16/11/2009 à 09h17
On vit tellement plus vieux, qu'heureusement on peut divorcer.
Mais, bien sûr il y en a un !
Divorcer dès la première escarmouche, là, c'est un peu vite jeter le bébé avec l'eau du bain !
Les fiançailles permetaient de mieux se connaître, peut-être...
C'est complexe une vie à deux, et en plus on la rend, souvent, compliquée.
Bises.
Mais, bien sûr il y en a un !
Divorcer dès la première escarmouche, là, c'est un peu vite jeter le bébé avec l'eau du bain !
Les fiançailles permetaient de mieux se connaître, peut-être...
C'est complexe une vie à deux, et en plus on la rend, souvent, compliquée.
Bises.
chouette-chouette - le 16/11/2009 à 10h17
Nettoue, passionnant ce que tu nous racontes sur la façon dont vivaient nos paysans dans le temps jadis. Passionnant. Tu vois, j'ai un travail fou (jele dirai dans un de mes prochains articles),
mais je crois que je prendrai toujours le temps de venir lire (facilement car tu écris bien) tes articles.
Bonne journée,
Gigri
Bonne journée,
Gigri
autobiographie - le 16/11/2009 à 10h53
c'était aussi une période où l'on se souciait peu du plaisir féminin... ;-p
chris spé - le 16/11/2009 à 11h15
du temps de maman on faisait le trousseau de la fille et le futur était choisi par les parents ; maman à son époque a tenu tête à ses parents, a refusé le mariage arrangé par eux, a préféré épouser
papa " fils d'ouvriers", elle a attendu sa majorité, et je crois qu'au fil du temps ils n'ont pu qu'approuver cette union - bisous Mamy ANNICK
mamy ANNICK - le 16/11/2009 à 11h19
Il n'y a pas que dans le monde paysan que le divorce était banni. Je suis issue d'une génération qui n'acceptait pas non plus; Divorcer équivalait à s'écarter du droit chemin. Je l'ai vécu en 1986, vis à vis de mes parents qui pourtant étaient si proches. A cette époque, j'étais une fille perdue.... Et comme il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ils ont fini par avaler la dragée... Bonne journée ma Nettoue. Bizzzzzzzzz. ZAZA
zaza - le 16/11/2009 à 11h20
Que tout celà a bien changé ! Mais combien encore fêteront leurs noces d'or comme mes parents ?
Bisous Nettoue
Bisous Nettoue
josy.du.84 - le 16/11/2009 à 11h21
Ha oui à l'époque,
c'était du sérieux ! Hein.
De grosses bises