Choses, d'actualité, qui me ...



Barbizier et son Cadichou, étaient connu d'une année à l'autre. Tous deux se savaient attendus, dans les fermes et villages échelonnés, tout au long des centaines de kilomètres parcourus chaque année.

Bien sur, on ne comptait pas que sur eux, car ils étaient nombreux à faire le métier de colporteur, seulement, Barbizier qui le faisait depuis longtemps avait une clientèle quasi-attitrée.
Il vendait de si jolies choses, d'une grande utilité également. Pour les fermières et villageoises, leur arrivée à Cadichou et lui, était un des petits plaisirs de la vie ! Elles y laissaient bien quelques économies, mais tout compte fait, Barbizier, vendait moins cher qu'à la ville, et il n'y avait pas de déplacement prenant sur les heures du travail de tous les jours.

Notre ami, s'estimais d'autant plus satisfait qu'une corporation était en train de voir le jour !
Ce ne fut pas hélas ! Toujours le cas, dans les temps jadis... Oh non ! On les appelait alors les " Porte-balles ", et leur métier, même s'il remontait à la nuit des temps étaient considéré, comme une occupation de bohémiens, bons à rien escrocs et voleurs !

Cet état de fait, pour beaucoup, était du aux hommes d'église qui du haut de leur chaire invoquaient la vanité des produits proposés, (Surtout, les rubans, dentelles, bijoux fantaisies et fanfreluches.), comme autant d'oeuvres du diable ! Ces hypocrite, pour se garder la main haute, sur les braves gens, oubliaient volontiers, les médailles et images pieuses, tout autant que les livres saints.

Et puis, les pouvoirs publics qui y ajoutaient en cherchant à les sédentariser y renoncèrent, et interdirent seulement, la vente de livres prohibés : Arguant ne pas savoir lire, on se contenta alors de les obliger à apprendre, sous peine d'être condamnés au port du carcan voir, envoyer aux galères !

Les temps évoluèrent et nos porte-balles, se purent continuer leur petit négoce, soigneusement entasser dans de grosses corbeilles d'osier, et se munir d'un âne portant les choses de leur vie à deux. (Le picotin pour Cadichou, des toiles étanches pour les jours de grand mauvais temps, clous et marteau pour réparer les chaussures ferrées de l'un et les fers de l'autre, avant l'arrêt chez le maréchal-ferrant le plus proche, couvertures et habits de rechanges.)

Certaines haltes, chez la Maria, ou la Joséphine, toutes deux célibataires, aussi chez quelques veuves, point trop farouches, se révélaient, disons... plus fructueuses que d'autres, mais la majorité de ses passages étaient attendus comme ceux d'un ami vu, de temps à autre et souvent bienvenu !

Dans le bruit de ses souliers ferrés raclant les cailloux et le trottinement de Cadichou, il s'arrêtait devant les portes et criait : Ohé, de la maison, y a-t-il du monde ? Alors, il entrait, selon le degré de confiance accordé,  dans la grange, mais le plus souvent dans la grande cuisine aux reflets dorées de flammes crépitant dans les immenses  cheminées de pierres noircies, où il étalait  ses trésors sur la table, après avoir attaché son âne sous le feuillage d'un arbre, où dans l'écurie si le temps était mauvais.

Aux petites choses d'antan, s'ajoutaient maintenant, des lunettes, des dentiers, des torche-fesses, des chemises, pantalons de drap, casquettes et même chapeau pour le dimanche, sans oublier bas et chaussettes.
--- De quoi, avez-vous b'soin, m'dame ? De jarretières, celles de l'année passée doivent être usées. Montrez-moi votre mollet que j'le mesure ...
--- Sur'ment non, coquin ! M'en faut pour mes deux filles et moi.

Presque toujours, le colporteur partageait la soupe du soir et dormait dans la paille d'une grange.
En remerciement de l'hospitalité offerte, il donnait quelques bonbons aux enfants, et un ruban aux fillettes.
Souvent aussi, on le priait de donner des nouvelles d'ailleurs puisqu'il en venait. De gens de villages connus, des mariages et baptêmes, de choses plus tristes aussi !
A l'aube, Cadichou et Barbizier, après qu'il eut passé ses bretelles de cuir sur ses épaules et fixer sa lourde hotte à sa taille, il mettait le licou à son compagnon de route, et repartait pour plus loin...

A demain mes amis. Merci de votre gentillesse à vous intéresser à ce blog, et n'oubliez pas vos com, et votez Weborama

Lun 10 aoû 2009 40 commentaires
Bonne journée à toi !
perfecta - le 10/08/2009 à 06h52
Merci Perfecta, Je te souhaite la même chose
Nettoue
coucou Nettoue

cette semaine j'en profite un peu pour recharcher les batteries car dés vendredi les fiesta du week end recommence de plus belle. Alors ! repos jusque la ! hi hi hi




BISOUS

@ + PAT
biker06 - le 10/08/2009 à 07h52
Attention l'ami, restes sage et prends soin de toi? Se qui n'empêche pas bien sur de s'amuser autant qu'on le peut
Bise Pat
Nettoue
Une sorte de gazette ambulante, quoi ...
Bon début de semaine ! Bisoux.
      
dom


dom - le 10/08/2009 à 08h14
Pas de joutnaux télévisés, et les médias papier étaient chers !
D'aéutant que peu savait lire .
Bisous Dom
Nettoue
Encore un joli métier de communication : le JT des temps passés...
Et le rêve en prime. Je l'ai entendu racler la terre caillouteuse de ses sabots et j'ai vu ces rubans dans les doigts des petites filles !
J'ai entendu les cris d'amour des pas farouches et j'ai aimé à mon tour la découverte du partage.
A l'année prochaine et merci pour la soupe. Elle avait bon goût d'amitié.
Baisers ma Nettoue.
liedich - le 10/08/2009 à 08h23
Comme c'est joli et agréble ces commentaires à valeur de poèmes. Merci mon ami Lièdich que j'embrasse
Nettoue
Nettoue
bonne journée nettoue
carole - le 10/08/2009 à 08h50
Plein de bonnes choses poue toi ma petite Carole
Nettoue
Quand j'étais petit garçon, j'ai vu un rétameur ambulant qui installait son atelier sur la place du village et réparait les ustensiles de cuisine. Il faisait fondre l'étain dans un creuset sur un petit foyer portatif. Les enfants étaient émerveillés: il versait de l'étain liquide dans des moules et en sortait des petites figurines qu'il vendait ou offrait en prime avec la casserole qu'il avait rétamée.
Le Huron - le 10/08/2009 à 09h04
Dans mes réserves j'ai le métier de rémouleur. Une lacune, tu vois car je ne connais du rétameur que se que tu viens de m'apprendre. Je chercherai et j'espère trouverai, car j'aime l'idée des enfants autours de lui, et l'artisant coulant des petits objets cadeaux.
Merci et bisous l'ami
Nettoue

En plus de toutes ces p'tites choses, il colportait et amenait de l'amitié, de la sociabilité, des petits ragots...
 Bon lundi!

~~ Kri ~~ - le 10/08/2009 à 09h39
Bien entendu cela fait partie du quotidien et c'est parfois un moment de détente à ecouter !
bisous ma Kri
Nettoue
Oui on prenait (bien obligé) le temps de vivre à cette époque. Tout allait moins vite mais on y arrivait quand même !

Bisous et à bientôt
josy.du.84 - le 10/08/2009 à 10h47
Bien sur, il suffisait de prendre son temps. Une chose après l'autre
Bises ma Josy
Nettoue
la guerre des bisous est sur les blogs...faut que tu fasses pareil...voici le mien.
madame x - le 10/08/2009 à 10h54
C'est la plus charmante des guerres madame X, Pour commencer un gros pour toi
Nettoue
Bonjour Nettoue
Bien racontée cette page d'histoire là
Bon début de semaine et bises à toi++
Talant - le 10/08/2009 à 11h00
Grosse bises à toi aussi ma belle
Nettoue