Choses, d'actualité, qui me ...
On les appelait les Résiniers depuis 350 ans, jusqu'au jour où le progrès jugea inutile ce rude métier de ces gens issus de nos campagnes .
Sédentaires ou itinérants, ils parcouraient nos belles forêts de France avant que l'appétit d'inconscients ne commencent à les tuer...
Bien sur, le bois se doit d'être couper, les arbres entretenus, les forêts rénovées, mais avec soin et amour, pour leur bien qui serait alors, aussi le nôtre !
Les Résiniers, s'en allaient donc, selon un rituel immuable, en sabots et baluchons sur l'épaule, souvent avec leurs familles pour cinq mois de l'année. La récolte commençait en Mars, et les itinérants se fabriquaient alors un abri de feuillage, rustique et élémentaire, pour vivre hors du monde des villages jusqu'à l'automne, où ils s'en revenaient nantis d'un salaire, durement gagné certes, mais raisonnable.
Pratiquement tous, issus de ces endroits où peinait l'agriculture, car elle produisait généralement plus de bras que de terre à cultiver, ces départs prenaient l'allure d'une sorte exode paysanne.
Et dans ce petit monde d'avant les débuts du premier modernisme, la résine servait à tant de choses... Cela allait de la fabrication du savon où l'on ajoutait de la graisse de porc et un peu de potasse, aux soins des écorchures et confection de cataplasmes pour soulager les bronchiteux...
Semblables aux bûcherons, aux charbonniers et aux scieurs, les résiniers effectuaient leur profession parmi des arbres aux mille senteurs ! Leurs outillages rustiques et des plus restreints étaient le plus souvent fournis par les petits artisans qui les employaient :Un seau, une hachette recourbée et une simple échelle à un montant.
On leur demandait beaucoup d'efforts car.la demande était grande. Un arbre donnait environ deux litres de résine, il se fallait donc marcher beaucoup, dans une seule journée avant de rentrer le soir dans l'abri qu'ils s'étaient construit.
Pour que la récolte soit bonne, il fallait entailler l'arbre à deux mètres de son pied. Plus l'arbre était écorché haut, plus la résine se devenait fluide car, elle avait une chance de se chauffer au soleil et parfois même de voir un coin de ciel bleu curieux, se refléter dans la mousse humide du sol !
Bien que l'intensif n'ait pas encore montrer le bout de son vilain nez, il se fallait pourtant lever le camps tous les quinze jours, afin de ne pas avoir trop à marcher, le matin à l'aube et le soir après la tombée d'entre chien et loup, cet instant de bruits confus venant des petits habitants à poils et à plumes, ayant la priorité indiscutable des lieux.
A chacun des résiniers était attribué un tonneau dans lequel ils vidait les seaux pleins. Et chaque semaines, le petit artisant venait avec sa carriole tirée par une mule, récupérer le butin et apporter les provisions, retenues plus tard sur les salaires.
Mais, pour ces habitués de rien ou très peu, savoir utiliser les ressources issues de la belle nature était chose aisée. Et la soupe du soir, prise en commun autour d'un feu de camp,s'agrémentait toujours de champignons, de glands pillés par les épouses, d'herbes sauvages, et de baies de toutes sortes, servant de dessert aux enfants.
Et l'on chantait et riait en compagnie autour de ces feux, d'amour et de complicité ! Les lumières des villes étaient si loin, si peu en rapport avec se qui les entourait ! Ils étaient des compagnons de travails à la rudesse saine et complice ! Ils auraient pu être les directeurs de conscience du monde d'aujourd'hui, corrompu, par certains au nom de la vanité, de l'ambition et de l'argent ! Ils nous ont ouverts un chemin que peu d'entre-nous avons su suivre !
Beaucoup plus tard, la résine fut industrialisée et devenue chimique servi à la fabrication de la peinture, du caoutchouc...etc ! Certes il fallait bien progresser, mais c'est idiot je sais, mais j'aime moins cette partie là de l'histoire du Résinier !
Ce métier disparu totalement dans les années 1940.
A demain mes amis. Je vous embrasse et merci, de votre intérêt pour ce blog .
Mer 1 jui 2009
34 commentaires
Merci Francine. Et je pense que l'on pourrais harmoniser un peu d'avant avec de l'aujourd'hui.. Mais cela relève de l'utopie, bien sur Amicalement Nettoue
Nettoue
Un vieux métier méconnu qui me fait penser au Canada où l'on récolte toujours de la sorte, la résine de l'érable ...
Bon mercredi ! Bisoux.

dom
Bon mercredi ! Bisoux.

dom
dom
- le 01/07/2009 à 07h48
Beaucoup de commentaires évoque cette possibilité ! Merci de la précision Dom Bises
Nettoue
Et oui, Dom, les arbres doivent être traité avec amour. Quand ceux qui s'occupent, les cantonniers du rail, je les appelle, de nettoyer les talus des lignes de chemin de fer, c'est une machine qui arrachent les branches : un vrai massacre !
Bonne journée.
Bonne journée.
Francine Chauvet - le 01/07/2009 à 08h01
Et respect certes, comme tout se qui a trait à la nature Bises Francine
Nettoue
Le monde a changé et souvent en pire.
Le Huron - le 01/07/2009 à 08h29
Un juste milieu d'avant et de maintenant reste utopique. Le meilleur de chaque coté en somme. Mais on peut bien rêver ! Bisous l'ami
Nettoue
Des métiers d'antan, plein de charme... ça existe encore peut-être quelque part ...
Plume - le 01/07/2009 à 09h37
Il semblerait que oui,. Mais reès peu, d'après les commentaires et sur cerainqs arbres seulement. J'espère seulement que l'on en prends soin ! Amicalement Plume
Nettoue
C'était une autre époque NETTOUE. Les derniers que j'ai vu se trouvaient dans les Landes dans les années 1990.
Nostalgie, nostalgie, il est temps que tu te réveilles et reprennes le pas sur le progrès qui finira par nous "pèter" au nez.
Bonne journée
Bizzzzzzzzzzzz
ZAZA
Nostalgie, nostalgie, il est temps que tu te réveilles et reprennes le pas sur le progrès qui finira par nous "pèter" au nez.
Bonne journée
Bizzzzzzzzzzzz
ZAZA
ZAZA - le 01/07/2009 à 09h42
Zaza, je prends ton com au vol, et j'y répond sur le même lançé. manière de te dire comme j'aime son sentimentalisme ... Je ne dors pas ma belle, je rêvasse... J'hypocrise, Je voudrais le
charme d'antan sans perdre mon confort actuel ! J'apprècie les 30 ans de plus à vivre, et je voudrais être en train de piler les glands en attendant que mon homme me rapporte son seau de résine !
Qu'il m'offre des roses et me fasse l'amour sur des aiguilles de pin, alors que tout se qu'il pouvait rapporter à l'époque s'était des orties pour la soupe !
Bisous Zaza
Bisous Zaza
Nettoue
Eh oui ! Temps des métiers qu’il faudrait, pour certains, retrouver, même différemment : écologie oblige ! Dans la même idée, j’ai regardé, hier, Rendez-vous en terre inconnue. Quelles leçons d’humilité, de vérité, d’humanité ! Des vrais êtres qui n’ont que leur personne pour communiquer. Pas de langage compréhensible, pas de frime, de voitures, de palais, de Rolex, de costume de chez Dior. Belle émission, ma foi. Mes amitiés, Nettoue. Loic
loic - le 01/07/2009 à 09h55
Et pourtant ce' sont encore les a&rticles de luxe qui en temps de crise se vendent le mieux... Va comprendre !!! Bises mon ami Loïc
Nettoue
Un très bel article, j'ai vécu dans les Landes, et je me souviens des pots de résine accrochés aux pins...
Tu racontes une époque dure, une époque vraie, où nous étions moins nombreux, moins pressés, moins voraces, moins exigeants.
Un bel hommage à nos ancêtres. J'espère que tu continueras cette série des "je me suis laissée dire", c'est tendre, nostalgique, bien écrit, et ça nous donne aussi un petit coup sur la tête pour nous obliger à constater ce que nous devenons et le monde que nous avons choisi.
Merci à toi
Bises
Tu racontes une époque dure, une époque vraie, où nous étions moins nombreux, moins pressés, moins voraces, moins exigeants.
Un bel hommage à nos ancêtres. J'espère que tu continueras cette série des "je me suis laissée dire", c'est tendre, nostalgique, bien écrit, et ça nous donne aussi un petit coup sur la tête pour nous obliger à constater ce que nous devenons et le monde que nous avons choisi.
Merci à toi
Bises
Renard - le 01/07/2009 à 10h25
Merci Renard. J'ai quelques réserves pour continuer cette série que j'aime également beaucoup écrire. Bises amicales. Et ton blog me plais beaucoup.
Nettoue
Cette histoire des vieux métiers est vraiment passionante et utile pour rafraichir les mémoires engourdies... donc merci aussi pour ça Nettoue
eric - le 01/07/2009 à 11h04
Elle est emplie de nostalgie aussi. Et pourtant il faut bien avancer dans le progrès mais voilà... Es-t-on jamais content ? Bises Eric
Nettoue
pierre - le 01/07/2009 à 11h33
Oui, je pense qu'il reste encore quelques Résiniers éparpillés ici et là; je t'embrasse cher Pierre
Nettoue
Je ris jaune, très jaune.
Mes amitiés Nettoue. Portes-toi bien.