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La couleur des mots ...

Roses

 

J'ai voulu ce matin t'apporter des roses,
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes,
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir,

Les noeuds ont éclatés, les roses envolées,

Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées,

Elles ont suivis l'eau pour ne plus revenir,

La vague en a paru rouge et comme enflammée,

Ce soir, ma robe encore, en est enbaumée,

Respires-en sur moi, l'odorant souvenir

Afin que dans tes bras, je puisse m'endormir...

Pour demain m'éveiller  dans ton sourire 

 

de Saadi

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les contes de Nettoue

Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 04:24

Jules était  venu au monde avec dans la tête, rien d'autre que du rêve et des étoiles... On le disait  simplet,  mais voir les choses d'une autre manière ne veut pas forcément dire être idiot, bien au contraire, et dans son cas, cela signifiait être heureux !

 

  chaim-soutine.jpgSes parents faisaient de leur mieux pour lui éviter les railleries des mauvais coeurs du village, d'ailleurs étaient-ils si mauvais, peut-être se croyait-il avoir simplement de l'esprit, et surtout en faire en se moquant de ce garçon si différent ?

Lorsqu'il devait croiser les moqueurs en veine de sottises, papa Gaston, rabattait son vieux bonnet de laine en dessous de ses oreilles et passait tout droit, pour tenter de montrer une indifférence qu'il ne ressentait pas : Maman Germaine, quant à elle, en souffrait plus visiblement, aussi évitait-elle les lieux où se rassemblaient les commères et si d'aventure l'une d'elle la hélait elle serrait bien fort la main de son fils et lui souriait !

 

Jules, n'aimait pas l'école car il s'y sentait très mal, et de ce fait ne savait ni lire ni écrire, seulement dans sa tête que beaucoup croyait vide il y habitait de jolies choses enrobées de rêves et d'inventions: Des papillons couleurs de lune - voletaient avec des lucioles aux soirs de leurs amours lorsqu'elles brillaient de mille feux, et quand il fermait les yeux Jules, y voyait des ciels bleus où flottaient des oiseaux de paradis !

Il marchait souvent seul, mais il arrivait que des petits malins le découvre au bord d'un ruisseau ou dans des chemins de forêt et en profitent pour lui poser des questions qui, ils l'espérait les feraient rire.

--- Alors Jules, dis-nous à nouveau où se cache le vent quand il ne souffle pas ? Et  Jules répondait !

--- Dans un gros ballon invisible dont la ficelle est attachée à un nuage, et lorsqu'il y a de l'orage le nuage est secoué, il lâche le ballon qui crève et laisse sortir son vent !

--- Et la pluie alors, d'où vient-elle, d'un autre gros ballon ?

--- Non, la pluie, elle vient des larmes de la lune qui pleure lorsque le soleil se cache, parce-qu'elle a peur sans sa lumière... Alors, pour la consoler le ciel envoie une étoile là où la lune à pleurer et le soleil sèche le sol inondé !

--- Mais, il n'y a pas d'étoile pendant le jour et il pleut aussi.

--- C'est que tu ne sais pas les voir, les étoiles elles sont dans les coeurs de ceux qui ont de la place pour les y mettre !

 

A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité et n'oubliez pas "Et Op, un p'tit com pour Nettoue"

 

krikri

Par Nettoue - Publié dans : les contes de Nettoue - Communauté : écrire c'est hurler en silence
Coucou, ne pas oublier Nettoue, et hop, un p'tit com. - Voir les 9 commentaires
Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 04:54

Manquer d'inspiration cela arrive n'est-ce pas ! La chose s'est produite chez les plus grands, dont mon 1,65 mètre ne peut prétendre, bien sur, mais on se console comme on peut !

Nous, nous lamentions Scarlett et moi, elle assise sur sa chaise à mon coté et moi devant mon clavier sous influence d'un stress montant fort malvenu, elle son beau regard compréhensif fixé sur moi, se faisant encourageant chaque fois que je posais le mien sur sa tête ébouriffée...

 

  filet-un.jpgSoudain, un léger heurt fit tinter la porte-fenêtre donnant sur le jardin clos, ma petite Cairn fit un bond à terre et se mit à aboyer l'intrus : Moi, je fus plusieurs secondes à rester coïte, la bouche ouverte et les yeux exorbités. 

Il s'agissait d'un bébé renne, aux grands yeux sombres, à la corne naissante, à la mine suppliante... Naturellement, je le fis entrer aussitôt car devant ses pas hésitants et sa fragilité, j'en conclus immédiatement qu'il avait du naître pendant le voyage d'un des traîneaux sillonnant le ciel dans le but de ramener des jouets en Laponie, et que pour une raison encore inconnue il avait du en tomber.

 

Scarlett et moi, lui désignâmes le divan où nous réussîmes à l'installer: Ce fut à elle qu'il s'adressa en premier car elle couru lui chercher quelques croquettes. Il les lécha et son regard devint si triste que je réalisai qu'il voulait autre chose, du lichen par exemple, et là, n'en ayant pas à disposition je me trouvai prise de court : Un instant, je songeai à faire appel à mon ami "Pangloss", qui il y a peu, vint au secours d'une minuscule chauve-souris, mais en attendant, hein, en attendant ?

L'idée me vint alors, que du lait ferait l'affaire et me voici assise à coté de mon petit ongulé à   filet-renne.jpg m'efforcer de le faire boire à la bouteille !

Rhâaalala, il en reprit des couleurs, me fit ensuite un rot sonore tandis que je lui tapotais le dos, un peu plus tard, dans un langage connu d'eux seuls, il expliqua à Scarlett ses péripéties, laquelle consciente de son importance redressait bien haut sa petite queue touffue : (Ma petite nana, à la queue la plus expressive du monde, pas grande, mais tenue bien droite, et pas de jaloux, je vous prie, nous sommes en période de Noël).

 

Corne de bouc, , ne voilà-t-il pas que l'on sonne à la porte et que par la fenêtre donnant sur l'allée, j'aperçois une foultitude de voitures, pompiers, gendarmes, SAMU et même le GIGN ?

Mon sang ne fit alors qu'un tour car je compris aussitôt que mes voisins de jardin de droite, (de vrais cloportes), avaient du voir mon "Rennala", (petit renne en dialecte alsacien), arriver et que pour le plaisir d'être le plus con possible, ils avaient averti jusqu'à France 3 ! En un éclair j'imaginai la scène, la seringue pour l'anesthésie, le filet pour attraper le bébé et ensuite sa vie en captivité, lui l'enfant de nomades parcourant plus de 2000 km par an !

 

Alors, vite, très vite, j'ouvre la télévision, sur une chaîne enfantine, entortille Rennala, dans ma douillette d'hiver, la verte, avec du blé et des coquelicots, lui pose ma casquette des grands froids sur la tête et ouvre...

Nous sommes envahies en un instants, à se croire à un meeting de François Hollande où la foule va pour se marrer, je proteste, réfute, nie, ment, m'indigne, propose de porter plainte pour atteinte à l'intimité, Scarlett aboie, le ton monte, puis se radoucie quand enfin je parvins à expliquer que j'ai bien le droit de recevoir mon petit neveu pour Noël !

 

Enfin seuls et en famille, et ravie de ce que les mauvais d'à coté vont devoir payer la note de ce déploiement de force sans objet, j'ai juste le temps d'apercevoir, entre le Salix et mon grand sapin, le traîneau des parents de Rennala, avant de me réveiller le nez sur mon clavier, Scarlett me présentant son manteau car il est largement l'heure de sa promenade.

 

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krikri

Par Nettoue - Publié dans : les contes de Nettoue - Communauté : Doux rêveurs de Quichottinie
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 06:14

Sarabeth appartenait à cette catégorie de femmes dont en 1850, on ne parlait que l-indienne.jpg comme un objet utile, pas cher et à laisser ensuite,avec indifférence jusqu'à une prochaine fois. Pas par méchanceté certes, mais parce-qu'on ne la jugeait être l'égal de personne : Pensez, une putain indienne !

 

La vie au camps des chercheurs d'or de Californie, n'était pas facile tous les jours, mais elle n'était pas non plus un calvaire et ceux qui le peuplaient, avec parfois femmes et enfants dans une sorte de petit village avaient fait ce choix.

Les récoltes étaient souvent aléatoires mais la banque de Progress, le ville proche agissait correctement et achetait l'or au prix du marché et parce-que les besoins de chacun ne se vivaient que dans l'espoir de la trouvaille exceptionnelle, l'on était raisonnable et vivait plutôt bien !

 

Naturellement, aucune des épouses de chercheurs ne s'approchait de la modeste cabane de Sarabeth, posée au sein du campement des célibataires : De ce fait, elle ne parlait que rarement à quelqu'un de son sexe, et de toutes façons, ce n'était pas des paroles que l'on attendait d'elle. Parfois, un blessé venait se faire soigné chez elle car elle connaissait les plantes et les incantations ancestrale de son peuple.

Certains lui amenait même un enfant dont la toux n'en finissait pas, mais en cachette' pour ne pas s'attirer l'opprobre de son épouse.

 

Comme l'on pouvait se montrer sot, déjà, à cette époque, et combien même sans être méchantes les femmes pouvaient clabauder lorsqu'elles se réunissaient autour d'un pot de café, épais comme la boue de la rivière !

Elle était si seule Sarabeth, si méprisée, (il était arrivée qu'une méchante matrone lui jeta des pierres, donnant ainsi l'exemple aux enfants), alors qu'elle ne faisait que ce qui lui avait été imposé lors de son arrivée un soir d'hiver et tout le bien possible en tant que guérisseuse.

 

camps-chercheurs-d-or.jpg Cela dura jusqu'au jour où l'on s'aperçut qu'elle attendait un enfant : Un bébé, dont seuls les chercheurs d'or pouvaient être le père !

Ils n'en parlèrent tout d'abord pas entre eux, tout en y pensant séparément, quand tout à coup une vague émotion venait les titiller au niveau du coeur, eux qui d'habitude n'en éprouvaient pour elle qu'à un tout autre endroit....

Et bientôt la question, de savoir qui  était le géniteur fut dans toutes les pensées. Par une sorte de respect instinctif, ils évitèrent d'aller la voir et commencèrent même à poser quelques provisions à sa porte afin de lui éviter la longue marche jusqu'au village.

Ils finirent par en parler entre-eux, chacun avec la même question muette au bord des lèvres : Et si c'était le mien ?

 

Sarabeth, accoucha seule, une sale nuit d'orage où personne n'entendit ses cris de douleur : Cela aurait-il changé quelque chose chez ses dames élevées dans un puritanisme incommode et hypocrite ? Il suffit parfois de si peu pour éveiller les coeur !

Le tonnerre tomba non loin de là et ce fut Jeremiah, et son frère Billy, qui en venant constater les dégâts entendirent les plaintes d'un nouveau-né.

La gorge sèche, ils poussèrent la porte du modeste logis au sol bien balayé et virent hébété la petite indienne pâle comme un suaire et visiblement sans vie, tant le sang qui s'était écoulé de son ventre avait tâché sa couche, contre elle, un minuscule paquet enveloppé dans un grand châle...

 

La honte les submergea, des larmes coulèrent sur leur visage en appelanr les femmes qui une fois sur place se signèrent la tête basse la conscience rongée par le remord. L'une d'elle chassa les hommes venus avec elles, sauf Jérémiah et Billy qui voulurent prendre à tour de rôle, et avec d'infinies délicatesses le petit enfant dans leurs bras.

Ils se postèrent devant la porte jusqu'à ce que la toilette de Sarabeth fut terminé : Quelques minutes plus tard ils virent de leurs camarades revenir en tirant pas la bride une ânesse au mamelles gonflées, suivi d'une file de personne apportant tout ce qui pouvait être utile à... une minuscule fillette aux cheveux et à la peau sombre, qui lorsqu'elle ouvrit ses paupières dévoilant un immense regard clair, ils laissèrent échapper de rauques et lourds sanglots !

 

Les femmes voulurent se charger d'elle, les deux frères refusèrent, car en un instant ce petit miracle de vie était devenu leur... D'instinct, ils surent ce qu'il fallait pour elle, et décidèrent de ne la laisser aux épouses que lorsque le travail les retiendraient à la rivière à tamiser le sable.

 

Comme par magie, les récoltent furent bonne cette année là, les cabanes s'ouvrirent et l'on planta des fleurs autour sans jamais oublier l'endroit où reposait Sarabeth. comme une offrande  la petite reçu le prénom de sa mère !

 

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krikri

Par Nettoue - Publié dans : les contes de Nettoue - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 04:46

Il ne s'ennuyait pas avec les humeurs du ciel à contempler, les vents, tantôt brises, epouvantail.jpgtantôt rafales, les forêts foisonnantes ou dénudées, en passant par une palette de naturels éblouissante, les terres maraîchères, ce pourquoi il existait... Seulement, il faisait peur et cela l'ennuyait beaucoup !

 

Certes, c'était son destin puisqu'on l'avait conçu ainsi et que sans lui, il n'aurait pas pris vie, mais cela le faisait solitaire et parfois même, en le voyant,  les enfants effrayés se sauvaient en courant, d'autres les jetaient des pierres !

Jusqu'ici, ses seuls amis, enfin si l'on peut dire ainsi, était le vol régulier de jolis corbeaux aux reflets violets, planant parfois, au dessus de son vieux chapeau cabossé : Il aurait aimé un beau haut de forme, comme les gentleman, et une jaquette queue de pie, il aurait aimé sourire au bruit de leurs ailes, leur dire qu'il n'était pas méchant et qu'un brin de causette emplie d'échos venus d'ailleurs l'aurait rendu heureux !

 

Ceux, qui l'avaient plantés là en ricanant ne les appréciait que lorsqu'ils souhaitaient la pluie, car assuraient-ils, leur venue en était les prémices. Lui, savait que ce n'était pas toujours le cas, car sinon comment leurs belles plumes luisantes auraient-elles eu d'aussi beaux reflets violets sous les rayons du soleil ?

Amédée, l'épouvantail, avait bien remarqué que l'un d'entre-eux, vraisemblablement centenaire ne volait qu'entouré et que tous prenant soin de lui en lui ouvrant le ciel : Était-il devenu aveugle d'avoir emmagasiné autant d'images sous ses paupières remontantes fanées ? Il volait bien encore, mais agitait moins ses ailes se permettant ainsi, des instants de repos avec les vents compatissants pour les lui soutenir...

 

Et puis, il y eu ce jour où une averse de grêle le sépara des autres et où perdant de la hauteur il corbeaux.jpgheurta Amédée de plein fouet et resta accroché à son cou, presque assommé !

Quand il fut remis et les autres revenus, Amédée le coeur content d'avoir pu le protéger sous le rebord de son affreux chapeau de paille, ne regretta pas le haut de forme, de ses rêves, et leur permit de picorer les graines de radis fraîchement semées, certain que le fermier mettrait le saccage sur le compte de la terrible averse...

Ils devinrent amis et cela dura jusqu'à un hiver très froid où grelottant, le pauvre épouvantail osa quémander une veste plus chaude... Mal lui en prit car de mauvaise humeur parce-que ces choux de brucelles venaient mal, son patron décida de le punir de son arrogance en le brûlant, lui qui avait subi tant d'intempéries pour le remplacer par un autre , plus jeune et fringuant, le printemps venu.

 

Lorsque ses amis l'apprirent, ils se promirent de tout faire pour l'en empêcher et le jour où, le surveillant, ils virent un rassemblement d'enfants et quelques curieux, réunis dans la cour de la ferme, , ils se mirent à voleter autour du pauvre condamner afin que l'on ne l'approcha pas : Furieux le maraîcher  alla chercher son fusil... Alors, Amédée les supplia de fuir au plus vite car déjà l'arme se pointait vers eux, les beaux corbeaux aux ailes violettes obtempérèrent le coeur gros.

 

De ce jour, tous les corbeaux du monde sont noirs, car par une tacite entente, ils prirent le deuil de l'épouvantail Amédée, qui les aima, et qu'ils aimèrent !

 

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krikri

Par Nettoue - Publié dans : les contes de Nettoue - Communauté : écrire c'est hurler en silence
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Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 05:26

 cite-nuages.jpg

Il était une fois, un minuscule village fait de nuages, légers comme le souffle d'air qui les soulevait de temps à autre, avec une sorte de tendresse infinie... Il faut dire, qu'il  s'agissait là, d'un village magique, où le roi et son épouse aimaient et protégeaient ses amis.(Le mot sujets étant exclus de leur vocabulaire)

De cette magie, on ne parlait jamais aux enfants tant qu ils n'étaient pas assez raisonnables pour éviter les grosses bêtises : Comme de vouloir s'en aller visiter le monde avant d'y être prêt.
Au contraire, même, on leur laissait penser que comme les autres, ils pouvaient se laisser prendre dans des bourrasques qui, après les avoir enveloppé de gris puis de noir, leur mettraient la tête en bas afin de les attirer là, où transpercés d'éclairs, ils finiraient leur vie en pleurant leur imprudence,  avec de grosses larmes qui les anéantiraient.

Ce jour là, le village était rassemblé autour de roi et de la reine : Pensez, celle-ci était en train de donner la vie à leur premier enfant ! Point de magie, pour cette chose magnifique qui est une naissance d'où qu'elle vienne, de qui elle soit ! La reine voulait enfanter dans la douleur, comme les millions de personnes  de la terre, , n'ayant pas les ressources suffisantes pour se faire aider.
Le roi avait la gorge serrée, tant sa future joie le rendait fragile. Il souriait à son épouse en se ravalant sa peur. Autour d'eux, le village retenait sa respiration et le temps passait. C'est souvent bien long pour un premier bébé !

Et puis, soudain, fusa un gémissement imperceptible se transformant aussitôt en rire de bonheur
C'était une petite fille bien  blanche, à peine veinée de rose :  Il  fut aussitôt décidé, à  l'unanimité,  qu'elle s'appellerait Rosette.

Protégée, entourée, jouant avec ses amis nuagettes et nuageons, la petite grandit sans jamais s'éloigner de son entre ciel et montagnes,  aux neiges éternelles, appelés < Mont Blanc >.
Et puis, un jour où le village s'était rassemblé autour des souverains pour envisager le moment où justement, il allait falloir révéler le grand secret aux enfants ayant atteint l'âge de la vraie raison, les laissant ainsi, sans surveillance l'espace de quelques soupirs, Rosette, se laissa emporter avec une grande insouciance par un vent vif et beau parleur, hors du cocon familial.

Bercée par les belles paroles du charmeur, elle finit par s'endormir dans une chaleur paresseuse la faisant flotter, dans un univers azuré de toute part !
Lorsqu'elle s'éveilla, elle ne sut pas tout d'abord où elle était ? Le bleu du ciel était toujours à sa place, mais au dessous d'elle il y avait des remous blancs d'écumes.

Mais où était-elle donc ? Pour commencer la nuagette des sommets glacés avait si chaud, qu'elle eut peur de fondre. Puis se sentant doucement poussée vers des rives très vertes, elle se rassura. D'ailleurs, c'était si beau en dessous d'elle ! Brillant, coloré, et que de couleurs inhabituelles, et éclatantes, autour de ces drôles d'arbres aux troncs dénudés, d'où, surgissaient brusquement de grandes feuilles palmées...

Et ces gens pour la plupart vêtus de tissus bariolés se fondants parfaitement au sein d'un univers éblouissant, de teint caramel !
Après tout, elle n'était pas si mal, si ce n'était le souci qu'elle savait avoir causé à son village ! Petite égoïste, imprudente petite insouciante, va !!!
Vite Rosette décida de faire demi tour et de rentrer et pour ce faire essaya de  se retourner.
 
Ce fut impossible car une foule de nuageons taquins se mit à danser autour d'elle, lui refusant ainsi le passage. Et les coquins s'amusaient ! La faisaient tourner en rond, lui mettaient la tête et le coeur à l'envers. Elle eut un sanglot et de peur de sembler ridicule ferma les paupières très forts. Ce fut alors, qu'elle sentit une caresse légère sur son épaule. Elle rouvrit les yeux ... En face d'elle, se tenait un drôle de petit nuage à peine rayé de brun.
--- Je m'appelle Ali, et toi ?
--- Rosette, et je me suis sottement perdu après avoir désobéi ! Et j'ai un peu trop chaud !
--- C'est parce-que tu te trouves dans mon pays africain, où il y fait bien plus chaud,  que chez-toi ! Je vais te remettre dans le bon chemin.

Ils se revirent à mi-chemin, souvent et longtemps. Et puis ils décidèrent d'unir leur deux vies. Ils se marièrent un jour de juillet, après qu'Ali ait reçu le même don que Rosette.
Bien sur, les climats si différents causèrent des problèmes... C'est pourquoi, les deux familles résolurent le cas en suggérant au jeune couple, de vivre l'été au coeur du village au dessus du < Mont blanc >, et l'hiver au dessus des belles montagnes africaines.

L'année suivante, il leur vint deux petits bébés nuages aux reflets roses et bruns, signifiant ainsi une intégration réussie !!!

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krikri


 

Par Nettoue - Publié dans : les contes de Nettoue - Communauté : Vive le désordre !
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Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 06:00



Il était une fois, un amour de petite princesse, jolie comme un bouton de rose, avec de longs cheveux blonds se mouvant au gré de la brise, dans le même foisonnement, que les blés d'un juillet éclaboussé de soleil !

Elle habite dans un château surplombant les eaux d'un lagon bleu, après s'être noyé dans un infini de ciel lumineux et de fleurs flamboyantes. Les eaux de ce lagon, sont si claires, qu'en se penchant un peu, l'on peut y voir des coquillages jouer à se cacher derrière les barrières de corail.

Dès qu'elle put se mouvoir seule, sur ses petites jambes potelées de bébé, elle dégringolait les rochers, en se cachant de tous, surtout de ses soeurs, pour s'en aller plonger ses rêves, dans cette partie de mer qui l'attirait, sans qu'elle su pourquoi ?
Le roi qui était veuf, s'occupait de ses cinq filles avec l'aide de sa mère, douce personne aux regard noyé de brume, qui comme chacun n'était que bienveillance pour la petite chose arrivée comme un ultime cadeau de la reine : La petite fille était surveillée en permanence, et sans qu'elle s'en douta, car ce petit lutin se faufilait partout !

Et puis, tandis qu'elle atteignait ses cinq ans et se trouvait comme à l'accoutumer, assise dans le sable, les pieds dans l'eau, le regard porté sur un ailleurs lui semblant, de plus en plus, être ses demains, son toujours, elle aperçut des dauphins qui, tel un ballet d'une grâce infinie se mouvaient à la surface de l'eau.
Dès l'instant où elle les vit, Ania comprit que venait de se sceller sa destinée, sans pour autant comprendre de quoi, elle sera faite.

Un des dauphin, visiblement encore un enfant, que dans son coeur elle nomma Eloïs, s'approcha d'elle, et lui  parla : . Ébahie, la petite princesse, s'aperçut alors, qu'elle comprenait son langage et que son seul désir était de s'élancer dans la mer mousseuse, afin d'être portée jusqu'à lui.
Accroché à son cou, Ania, fit alors une promenade enchantée, heureuse à en suffoquer de joie, heureuse à en pleurer...

Elle revint chaque jour, jouer avec lui avec au fond du coeur le merveilleux espoir que son bonheur durerait toujours ! Elle venait aussitôt ses leçons finies, petite chose se faufilant éblouie d'avance, de se qu'elle allait  vivre à nouveau.

Le jour de ses quatorze ans, Eloïs, lui fit la surprise de la conduire chez-lui, dans sa demeure aux murs d'écailles et au toit de coquillages., du fond marin. Elle y fut accueillie comme si elle y était connue depuis la nuit des temps, et s'y senti si à l'aise qu'elle revint souvent. Trop, peut-être, car lorsque le roi son père, en prit pleinement conscience, il était déjà trop tard !

Ania, voulait y vivre, elle savait que là était son demain, ses après, ses toujours... Et que l'amour qui avait grandi avec eux, effacerait leur différence. Eloïs, prit alors conseil auprès de sa grand-mère, laquelle était magicienne dans le fond de son âme.
--- Il faut que l'un de vous, devienne identique à l'autre, répondit-elle avec sagesse. Sinon rien ne sera possible !

Le jeune dauphin s'en fut aussitôt demander l'avis de sa bien-aimée. Ils parlèrent longtemps, et ce fut Ania, qui l'emporta. Elle connaissait la mer et les fonds marins, son amour lui, ignorait tout de la vie sur terre.
Au matin, elle laissa une lettre sur la coiffeuse de sa chambre enrubannée de rose et blanc, en précisant qu'elle reviendrait souvent  au bord du lagon voir sa famille, et couru rejoindre Eloïs. Grâce aux dons de l'aïeule, elle se retrouva petite dauphine chatoyante en arrivant à la demeure aux murs d'écailles et au toit de coquillages.

Leur union donna naissance aux première sirènes et à de bien mignon tritons.
Mes excuse < A la petite sirène d'Andersen >, mais je n'aime pas les contes qui font pleurer les enfants. Cet article est une réedition)

A demain mes ami(es) Merci de votre fidélité et n'oubliez pas combien vos commentaires me font plaisir.
 

krikri

Par Nettoue - Publié dans : les contes de Nettoue - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 05:34

Il allait par monts et par vaux, jours après jours, bien chaussé de brodequin (dame, il les Vieillard-des-campagnes.jpgentretenait avec un soin jaloux), car sans eux, il n'aurait pu accomplir son métier, un vieux sac de cuir craquelé aux épaules, une solide canne de montagnard à la main, taillée et ciselée, quand assis sur un tronc d'arbre, les jours de beau temps, il offrait quelques instants de repos à ses muscles fatigués.

 

Son bagage était succinct, car Jérémiah, voyageait léger : Deux chemises qu'il lavait dans l'eau fraîche d'un ruisseau, un unique pantalon de rechange en gros drap de velours côtelé, du pain soigneusement enveloppé dans un torchon de coutil, et du fromage achetés au gré de ses arrêts dans les villages...Deux ou trois oignons, un peu d'argent, son chez-soi en somme !

 

Ses déplacements se faisaient à échéance régulières de village en hameau, où il y était attendu à tour de rôle, les veilles de fêtes où des jours du Seigneur, dans une des fermes impatientes à le recevoir...

On y venait pour l'écouter bien sur, mais aussi pour le voir car lorsque son regard si clair, s'égarait les pensées pour puiser dans son inaltérable imagination, que sa voix chaude et vibrante faisait jaillir des lieux et personnages, on le regardait autant qu'on l'écoutait, et lorsqu'il commençait à parler, seul le crépitement odorant des bûches aux flammes dansants dans une cheminée de pierres noircies, se permettait de lui faire écho ! Alors, il regardait, son auditoire, puis s'évadait dans un univers connu de lui seul...

 

Il y a très longtemps, un mendiant arriva un soir où l'orage faisait trembler les maisons aux toits de chaumes et flamboyer la nuit, dans un lieu-dit "le Bugey", petit hameau d'hommes et de femmes bien nantis de la terre. Visiblement, à bout de force, il frappa à la première porte se présentant à ses yeux noyés d'eau. Crotté et dégoulinant, il fut toiser avec mépris et jeté sans ménagement.

La seconde porte ne fut pas plus accueillante, les suivantes non plus : Les gens y étaient presque riches et ces riches là, n'aimaient pas les pauvres, encore moins les mendiants !

 

Vieillards-des-campagnes-repeti.jpgLa dernière demeure, une humble chaumière,  lui fut ouvert aussitôt.

--- Entrez monsieur, je n'ai plus de pain ni de soupe, dit une jeune dame au joli visage souriant, mes petites filles ont tout mangés,  mais je peux vous cuire une bouillie de farine, j'ai encore du lait et du fromage.

--- Vous êtes bonne et généreuse, dit le mendiant : Où sont vos enfants ?

--- Elles dorment, car tôt le matin, elle s'en vont traire les vaches, pendant que je vais nettoyer les maisons,  laver et repasser le linge des voisins. C'est dur pour elle, car elles sont encore si jeune !

--- Elles n'ont donc plus leur père ? Bizarrement, sous les haillons, l'on devinait un homme au langage châtié et se possédant  bonnes manières.

--- Non, il est mort, dans une des guerres où les recruteurs de Napoléon l'ont envoyé...

 

Le mendiant mangea et bu de l'eau. La nuit n'était que tonnerre, pluie et vent ! Les grands arbres gémissaient sous les rafales,  des branches se brisaient et dans les étables les animaux se laissaient aller à l'épouvante.

Au moment de repartir, lorsque son hôtesse lui proposa de dormir dans un vieux fauteuil devant la cheminée, l'inconnu prit ses mains dans les siennes, , et lui dit :

--- Il vous faut réveiller les petites et partir, ayez confiance, il ne vous arrivera rien de plus que d'être mouillées. Puis vous, vous arrêterez à la première maison du village voisin, elle vous attend, ce sera la votre : Vous y serez bien, et ce sont vos vaches que demain les fillettes trairons. Allez sans vous retournez, pour vous, le chemin sera court !

--- Qui êtes-vous monsieur ?

--- Un messager, un devin, tout à l'heure, cet endroit sera la proie des flammes. Le tonnerre le brûlera. Les animaux seront épargner et deviendrons les vôtre... Les enfants le seront aussi... Corbeaux-des-campagnes.jpgIls courent très vite... Il y avait un choix à faire... Ce village abrite des gens mauvais...  Il sera désormais, celui  où vivront les corbeaux....

 

Jérémiah, se tu et comme chacun avait apporté, qui des pommes, des noix, qui, du pain du fromage et un pichet de vin du Jura, l'on se mit à table, pour commenter les nouvelles qu'il apportait, puisqu'il venait d'ailleurs...

Le lendemain il devra reprendre sa route après avoir dormi dans de la bonne et saine paille, pour s'en aller conter plus loin !

 

A demain mes amis. Merci de votre fidélité et n'oubliez pas, combien vos commentaires sont appréciés.

 

krikri

Par Nettoue - Publié dans : les contes de Nettoue - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Ma Cairn Terrier...


scarlett attaque

       
 
tableau scarlett

 

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