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Je me suis laissée dire...

Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 05:53
carottezizi

Rhâaalala, contrarier le nature, voyez se que cela donne ! Et l'épluchage avec un "économiseur", vous , tout ceux qui  ne cessez de vouloir la domestiquer, y pensez-vous aux ménagères ?

Bref, les avis diffère,  puisque l'on a retrouvé de ses graines sur des sites préhistoriques Suisses, et qu'en fait, elle viendrait d'Afganistan, où elle y aurait poussé à l'état sauvage, jaune blanchâtre, filandreuse et de si peu de saveur que l'on commença par en brouter les fanes (feuilles), fines et râpées pour épices et à donner sa racine aux animaux.

Et puis, chouchoutée, bien éduquée, engraissée à la merde d'ours sauvages, confuse de tant d'égards, elle serait devenue rougissante et... juteuse !
Dans ses mémoires, l'une d'elle raconte, qu'importée  en Europe au XII  siècle, le climat trop doux la fit régresser, (Le recul des avancées déjà), et se perdre une grande partie de son jus et de sa couleur ! Vexés, plusieurs pays se penchèrent sur elle, notamment, les français, allemands et hollandais, qui à force de manipulations génétiques la stabilisèrent  à sa couleur actuelle.

Ils en furent si heureux, que cinq cents ans plus tard, ces derniers en firent des tableaux et en inventèrent même une,  d'une belle teinte rosée ! J'avais toujours pensé que la Hollande était le pays du fromage rond, de la tulipe, et du haschich,  en vente libre, et bien non, elle est aussi celui de la carotte !
Saperlipopette ! Un bouquet de carottes pour la Saint-Valentin, voilà qui aurait de la gueule !

Il y en a de toutes sortes, des sauvages, eurastiques, de ventura, nantaises, coniques, de frises, rondes, courtes, longues, etc...

Et puis, n'oublions pas toutes ces belles expressions de la langue française que ce légume savoureux fait chanter à nos oreilles.

Tirer la carotte, (Chaparder dans les plates bandes de son voisin !

Se faire carotter, (Selon les cas, gruger ou ficeler par la maréchaussée après un mauvais coup)

Avoir une carotte dans le plomb, (Une mauvaise haleine les lendemains à 2,6%, d'alcool par litre de sang)

Faire de la carotte filandreuse, (Bafouiller, s'emmêler, essayer de faire prendre des vessies pour des lanternes)

Mettre de la carotte, (Se faire obéir par la violence s'il le faut)

Donner de la carotte d'Afrique, (Punir, frapper, assommer)

Être, un tireur de carotte sans scrupules, (Mentir, tricher, embobiner), en d'autre termes faire sa campagne électorale...

Avancer à la carotte, (N'agir que par intérêt, dans le sens en attacher une au bout d'un bâton pour faire avancer l'âne)

Et bien entendu : Les carottes sont cuites, (négatif, croissance nulle, on n'a pas fait le bon choix, et nous, nous sommes planté)

Et, v'la, les boeufs carottes si chers à nos feuilletons policiers... (Que merdasse ! Nous avons encore pédaler dans la choucroute)

Il y en a une autre, triviale à souhait, que je ne dirai qu'en présence de mon avocat, ou si l'on m'en prie par commentaires...

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Par Nettoue - Publié dans : Je me suis laissée dire... - Communauté : Vive le désordre !
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 05:56
dinausaure p

Intrigante question, que l'on se pose tous à un moment ou un autre, depuis... Combien au juste ? Oh! oui, au moins...
Rhâaalala, je sais que c'est vache, car en essayant d'y répondre, je vais peut-être bien casser le mythe !

Imaginez le ver de terre : Et bien à ses débuts, il se devait avoir des yeux et des pattes. V'oui ! Et puis au fil des siècles, n'en ayant pas besoin pour ramper sous la terre en se dandinant, comme une danseuse érotique accrochée à son poteau, celles-ci, se seraient raccourcies bêtement jusqu'à disparaître pour de bon.
Pareil, pour les yeux : C'est vrai ça, se prendre sans arrêt de la terre dans la rétine n'est pas plaisant, surtout si les pattes ont pris la tangente en premier, et qu'il ne reste rien à ce pauvre animal, pour se les gratouiller, en dehors de leur queue ! mais, se prendre des coups de queue dans l'oei, se pourrait bien faire pleurer ? Et un ver de terre qui pleure, je vous le dis moi, c'est très émouvant !

Bref, un beau jour, le ver s'est réveillé sans yeux. (Je me demande quant à moi, si toutes les choses dont on ne se sert pas beaucoup risque de s'atrophier et de disparaître également ? 
Je me pose la question, en toute sympathie envers la gente masculine... Donc, messieurs les paresseux du sexe, < A vos marques, prêt... Partez ! >

En se qui concerne les poules, il y a fort à parier qu'elles furent tout à fait différentes dans un lointain passé !
Elles ont pu avoir les pieds palmés et les plumes aussi étanches que le " K Way " de Dany Boon ! Et puis, un des cycles du calendrier Maya, celui là même où la terre étaient recouverte par les océans, (Je vous en parlerai prochainement), ayant cédé la place à un moins humide, la poule dinosaurienne, se perdant,  ses palmes, ses plumes tout terrain, son gros croupion  aussi surdimensionné que les mensonges politiciens, l'oeuf,  par voie de conséquence, changea d'aspect, et s'en devint de taille plus raisonnable, sa mère aussi,  et une fois éclos la charmante volaille d'aujourd'hui !

Je suppose, que s'il lui était venu une seconde à l'idée que l'on allait la faire naître dans des tiroirs, la rendant ainsi volontairement orpheline  à la naissance, puis, , grossir ensuite  au forcing, elle n'aurait pas fait des pieds et des mains, pour garder ses dimensions premières ?
C'est vrai ça, allez donc mettre des dinosaures en batteries, que merdasse !

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Par Nettoue - Publié dans : Je me suis laissée dire... - Communauté : Les chroniques de la meute
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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 05:39
vachers

L'on peut dire, qu'elles avaient la belle vie les vaches de naguère ! Pas de barbelé, et mieux encore, pas d'élevage en batterie. Et leurs enfants avaient un père, se qui vous en conviendrez vaut mieux, qu'une éprouvette, si l'on peut faire autrement s'entend !
Ils étaient élevés sous leur mère, au lieu de l'être sous (X), se qui est nettement préférable également ! Mais de nos jours, sans compassion, pour elles, qui se soucie de leur sexualité, je vous le demande ? Ni vous, ni moi !

A cette époque, l'on avait coutume de dire qu'une vache faisait vivre trois personnes ! Bien sur, on se vivait modeste, mais les fermiers et éleveurs recevaient le prix de leur labeur acharné. A présent, ils travaillent tout autant, considèrent les bovins comme des machines de production, et on à peine de quoi vivre parce-qu'ils se font plumer au passage par la voracité de la grande distribution.

Ce métier de vachers, métier de célibataires en général, commençait  après que celui des champs ait  fais les reins et le dos douloureux, ou bien encore très tot, lorsqu'il y a avait plus de fils que de terre à cultiver.
Maintenant, il n'est plus que de vagues images, elles-même jaillies de vagues souvenirs de grands-parents, de livres ou films bucoliques.

Le Sosthène va sur ses 72 printemps, de ceux du début de l'autre siècle, des pas faciles ! Mais se peut encore arpenter gaillardement, les sentiers de sa vie de toujours, respirer le bon air des frondaisons mâtinées de bouses, dans lesquelles il lui arrivait de poser le pied par inadvertance, quand le nez en l'air, il s'évadait en hauteur pour suivre le vol des oiseaux. Corne de bouc ! Comme il jutait alors, en patois empli de l'accent du pays, à la pensée qu'il allait falloir se les laver, alors que l'on était pas dimanche !
Mais à tout prendre, n'étais-ce pas plus sain que les gaz d'échappement, à cette époque où les troupeaux se broutaient BIO ?

Vieux briscard, aussi rude que l'habitude de sa campagne natale, berger se portant sa musette contenant, le pain, le lard séché et le " comté ", de la laiterie au Maurice, d'à coté de sa petite bicoque, pour son déjeuner.

Le Sosthène, se pouvait être embauché à l'année par la commune pour veiller sur les troupeaux. Son statut était officiel, et affiché par un publication dans la mairie.
Dans d'autres villages, le berger se pouvait être au pair : Logé, nourri, habillé, et blanchi, voir muni de sa chique de tabac. Les bêtes rentraient le soir et clochettes au cou, s'en revenaient placides et sereines avec leur gardien attitré et Napoléon, (Le nom était fréquemment donné), son beau chien issu d'une race oubliée, lequel savait comment contourner et rattraper les belles montbéliardes sans les effrayer.

Le métier voulait aussi qu'il sache reconnaître son petite monde, appeler chacune par son nom et faire en sorte qu'elles l'entende.
Le Sosthène aimait sa vie, le chant des oiseaux, le bruissement familier du feuillage complice de l'échappée d'un garenne curieux.

Il craignait un peu les orages et cachait ses appréhensions sous une vieille pèlerine à la couleur incertaine. En général, durant le temps de retour aux étables le troupeau ne s'effrayait pas, car le berger savait le prévoir suffisamment tôt pour éviter la mutinerie, Napoléon l'y aidait, pendant qu'il égrenait le chapelet de ses jurons familiers.
Dame, la journée était gâchée, et cela lui donnait une  mine revêche, qu'il s'en allait arranger en lutinant coquinement, la copieuse Georgette, la fille du sabotier d'en face chez-lui, après avoir bien sur, donné paille et foin à ses protégées.

C'était, un autre temps, une autre vie, vécue plus courte que celle de nos jours ! Mais ses gens se connaissaient depuis le berceau, les amitiés tendres ou virils souvent bourrues, étaient toujours vraies, puisqu'elles faisaient partie de l'honneur du paysan, qui même s'il soulevait son bonnet pour dire bonjour au château du village ne trichait jamais sur ses devoirs !
Les toits étaient humbles, mais leur sincérité valait mille fois le dérisoire de certaines demeures bourgeoises, trop joufflues, bâties de peu et décorées à la vanité froide.

Oui, le travail de vacher en valait d'autres plus prestigieux, puisque c'était un beau métier !

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