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  • Je suis née à Besançon. Se qui fais de moi, une franc-comtoise vivant en Alsace depuis... Oh ! la.. la. Divorcée,depuis..Oh! la..la, aussi. Mes enfants sont grands, indépendants, et beaux, comme tous les enfants du monde....

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La couleur des mots ...

Roses

 

J'ai voulu ce matin t'apporter des roses,
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes,
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir,

Les noeuds ont éclatés, les roses envolées,

Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées,

Elles ont suivis l'eau pour ne plus revenir,

La vague en a paru rouge et comme enflammée,

Ce soir, ma robe encore, en est enbaumée,

Respires-en sur moi, l'odorant souvenir

Afin que dans tes bras, je puisse m'endormir...

Pour demain m'éveiller  dans ton sourire 

 

de Saadi

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Se que je sais

Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 07:27

doubs-gele.jpgSeulement j'avais à peine quinze ans et peut-on avoir froid à cet âge là, lorsque l'on est sur le point de faire une grosse bêtise, et que l'on est transportée par des montées d'adrénaline, réjouissants chacun de vos instants d'anticipation par des poussées de sang circulant dans les veines comme des chiens fous ?

 

J'étais intrépide, avec comme beaucoup une notion du danger, pas vraiment encore aiguisée, cette chose que je ne voulais pas encore ressentir pour de bon, car elle est une briseuse de rêves, met face à des réalités, comme par exemple, celle que le prince charmant de Cendrillon ne sortira jamais d'entre les pages des livres de Perrault.

 

Bon, nous avions quitté depuis peu notre < 13 chemin de la Butte >, avec ma grand-mère Lina de Bussière-sur-l'Ognon, car sans elle, nous n'aurions voulu aller nul part : Plutôt remplir les anciennes vieilles poussettes des plus jeunes et partir sur les routes, que d'aller sans elle, vivre à Port-Douvot, où sur d'autres terres Berlin, héritée par ma maman, nos parent assagis avaient faits construire une maison à une cinquantaine de mètres du Doubs, cour et petite route campagnarde  comprises, laquelle était juste assez large pour laisser passer les tracteurs des voisins maraîchers.

 

Ce fut dans cette rivière que j'appris à nager quelques années plus tôt lorsque nous y venions juste pour cueillir les cerises, à pieds depuis la Butte.

J'appris en attachant des bottes de roseaux que je me coinçais sous les bras, Didier, me surveillait, lui savait, depuis qu'il avait participé avec les scouts à un "Jamboree", quelques année plus tôt !

 

Bref, le Doubs était gelé sur toute sa largeur et avec les enfants du coin, nous y jouions au ballon, faisions du tire-fesse, que l'on relevait gélées, et des spectaculaires glissages... Et même, en nous cachant du vélo avec Didier, mon grand frère ! Ce fut à partir de là que me vint l'idée, la grande, une des meilleure que j'ai jamais eu au cours de mes années de grande intrépidité....

 

A lire ci-dessous,  la suite de :   Ben, il ne faisait pas chaud non plus ! Merci.



Par Nettoue - Publié dans : Se que je sais - Communauté : Doux rêveurs de Quichottinie
Coucou, ne pas oublier Nettoue, et hop, un p'tit com. - Voir les 20 commentaires
Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 06:56

Suite, d'une magnifique inconséquence...

 

Pour la réaliser, il me fallait certes au moins un complice en dehors de Didier. Les garçons de notre nouvelle petite communauté ne sachant rien me refuser, je fis appel à Justin, qui venait d'avoir son permis et possédait une voiture : Il s'agissait d'une "4 chevaux Renault"et à la luge de Baby, devenu Boy au fil des années et qui était le seul à en posséder une. Je convainquis Didier, d'aller la lui dérober ce beau dimanche matin si lumineux, alors qu'il paressait devant ses bandes dessinées !

 

Justin, se fit un peu tirer l'oreille, c'est sur, il avait vingt ans et plus de sagesse que moi mais l'idée, je le voyais bien l'amusait aussi, alors... Alors, il attacha une solide corde au cul de sa voiture, puis l'autre extrémité au devant de la luge et descendit le plus prudemment possible le tout, sur la rivière profondément gelée.

A! ! On ne peut pas savoir sans avoir essayer... Sans avoir glisser, tiré par une <4 chevaux >, sur notre Doubs, raboteux c'est sur, où le soleil envoyait des éclairs argentés qui me faisaient fermer les yeux d'éblouissement de bonheur et de peur mêlés !

 

Justin, roulait doucement, mais pour maintenir son équilibre en seconde quand même, il me surveillait depuis ses rétros et voyais bien que je ne cessais de zigzaguer dans tous les sens, parfois même de tourbillonner sur moi-même en hurlant de peur et de bonheur... Mais je me' cramponnais solidement à l'avant et me pensais invincible, l'imagination ne me manquant déjà pas, c 'était l'Everest que je descendais, le Yéti que je saluais au passage, d'un joyeux : Viens donc essayer mon vieux, si tu n'as pas la pétoche?  Jusqu'à se que je m'aperçoive, au hasard d'un triple salto, que Justin avait ralenti et qu'il s'agissait des pieds de mon père avançant péniblement dans ma direction, un peu pâle, tenaillé par l'envie de m'attraper par la tignasse (mon bonnet ayant voler à des mètres de là), mais avec au fond du regard une lueur signifiant généralement, : Quelle sacrée gamine !

 

A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité et n'oubliez pas "Et Op, des p'tits com pour Nettoue"  !

 

krikri

Par Nettoue - Publié dans : Se que je sais - Communauté : Doux rêveurs de Quichottinie
Coucou, ne pas oublier Nettoue, et hop, un p'tit com. - Voir les 19 commentaires
Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 07:08

Aujourd'hui, au menu chez Nettoue :

                                                                     Consultation chez ma cardiologue !

                                                                     Qu'y faisons-nous ?

                                                                     Pour en rire, malgré tout !

 

Je l'attendais depuis trois mois, tant mieux puisqu'elle n'est que de routine, et cela faisait presque quatre ans que je ne m'y étais pas résolue.

 

  Bon, vendredi matin à 10heures 30, à environ six kilomètres de chez-mois, pas de quoi cernay pontemprunter le GPS, de Gnolu 2) en partant du bas, d'autant que là où réside ma spécialiste j'y ai vécue quelques années. Néanmoins, un pressentiment me fit appeler son cabinet la veille au soir, bien m'en pris car elle avait déménagé rue des Prés !

C'est son droit naturellement, mais cela je le jure, je n'avais jusqu'ici, jamais entendu parler de cette rue ! Sa secrétaire m'explique donc : Première à droite après le pont, puis tout de suite à gauche en direction du poste de police, ensuite c'est juste après !

Entre-temps, je rencontre mon fils d'en face le Gnolu précité ci-dessus, qui me dis : Je connais cette rue, mais il faut prendre à gauche après le pont ! Me voici en pleine hésitation cornélienne et en mère indigne décide de faire confiance à la dame du téléphone : Bon, étant de ceux qui s'ils n'ont pas une demi-heure d'avance sont persuadé d'être en retard, j'y ajoute 15 minutes pour trouver le cabinet et démarre à 9h,45 de chez-moi.


Arrivée devant l'Église, le Bon Dieu me fit sûrement un signe puisque je réalise tout à coup que j'ai oublié l'enveloppe remise par ma généraliste, Demi-tour, c'est à deux pas de là elle est sur le meuble du couloir : Scarlett aboie son mécontentement, je lui dis : Chut ma Bichette, et repart.

Devant le pont, je me gare pour vérifier l'adresse et m'aperçois que mon sac à main n'est plus sur le siège passager, comme je ne le laisse jamais seul, je l'ai donc pris pour chercher l'enveloppe et probablement laissé à la place de celle-ci ! Que merde, de crotte de crotte, re-demi-tour... Il est 10heures 15, lorsque je me retrouve à nouveau à l'entrée du pont, et je tourne à droite, puis encore et encore et me retrouve sur l'autoroute en direction de Colmar... D'où je m'échappe à la première sortie en grinçant des dents, ce qui ébranle celle à pivot.

 

M'excusant mentalement envers mon Gnolu, je tourne à gauche une fois revenue au pont mais au hasard et me retrouve dans une impasse au milieu de containers poubelles que je ne connais même pas : Cela me fais gagner du temps car m'évite de leur dire bonjour, l'heure tourne, ma tête aussi, car j'ai l'angoisse très nerveuse... Je rappelle ma spécialiste en crachant des clous, (ma dent à pivot, n'est pas avec, quelle chance), tellement je suis furieuse : Désolée, me dit-elle, ma secrétaire s'est trompée, elle habite à Thann, (6 km de Cernay), et elle vous à donné son propre itinéraire alors que votre petite ville est à son opposé, en quelque sorte, c'est bien à sa droite à elle...

 

J'ai un autre rendez-vous pour fin février, (une faveur), je suis rentrée chez-moi aux environs de midi, lorsque mon fils m'a demandé comment cela s'était passé, je me suis fais engueulé, ulcéré qu'il était par mon manque de confiance...

 

A lire ci-dessous : Qu'y faisons-nous ?



Par Nettoue - Publié dans : Se que je sais - Communauté : Les chroniques de la meute
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 09:02

                 Année, que je vous souhaite belle et heureuse et vous apportant,

                  Le meilleur, le bonheur, puis chaud au coeur, jusqu'au nouveau an,

                  Voeux que je renouvellerais, mes ami(es), jusqu'à la fin des temps !

  photo philippe 005

 

                          Ci-dessous, info et articles du jour, ne les oubliez pas, merci !


Par Nettoue - Publié dans : Se que je sais - Communauté : Doux rêveurs de Quichottinie
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Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 06:04

   saint-michel 3 

 

 

Celui que je n'oublierai jamais, je l'ai rencontré place St-Michel, mon lieu de prédilection entre tous ! J'en aimais son petit monde grouillant, avançant sans y penser, sans  voir,vraiment,  les yeux perdus dans son ailleurs personnel !
J'aimais les quais, tout proches, bordant la Seine...Je me revois, en effleurant la surface, d'une main que je retrouvais sâle, mais heureuse !

J'aimais ses bouquinistes, aux négoces accrochés aux parapets, d'un pittoresque, voulu, sans doute, mais empli de rien et de touts, merveilleux : Un vieux pastel, un cadre ancien, des chansons aux paroles et musique, imprimées sur du papier fané avec les photos de Tino Rossi, à ses débuts, de la dame Fréhel, de Josèphine Baker...

Des artistes fauchés, te proposait de faire ton portrait en trois coups de crayon, d'autres de t'emmener diner, en souriant, sans y croire... Je regardais l'eau promener ses bateaux-mouches, les tours de Notre Dame, fendre le lointain, de leurs lignes pures où s'accrochaient les gargouilles...


Ce jour là, je traversais la place, portant des chaussures découvertes, il faisait le chaud d'un beau mois de juillet.... Et c'était, il y a une vingtaine d'années, un temps où j'allais à Paris, souvent dans le cadre de mon travail. Mon job, s'était le monde de la mode... Un grand magasin à Mulhouse, et la supervision de plusieurs éparpillés dans l'est et le Nord de la France.
Dans la capitale, j'y allais voir les collections, et fréquentais beaucoup, la rue du Sentier, pour les achats < coups de coeur >...

En avance pour retrouver un homme, qui m'étais proche,, je flânais... Et puis, j'ai marché sur un morceau de verre, caché sous les papiers qui jonchais le sol. Le sang à giclé ! et ne sentant pas encore, la douleur, je  l'ai regardé bêtement se répandre dans la poussière... J'ai dù titubé, un peu, à peine, vaguement effrayé !

Et tout ce monde, à l'habitude indiffèrente, ce monde en dehors de toi, de ta présente déroute.

 

Et puis, il arriva,avec ses cheveux hirsutes lui tombants au milieu du dos, à peine retenu sur le front par un bandeau noir... Il venait de se détacher du groupe de hippies agglutinés autour de la fontaine qui baignaient les pieds de son archange, depuis cent mille ans.
Des coquillages reliès les uns aux autres, entremêlés de dents percées,  souvenirs attrapés au long de marche de vie au jour le jour... lui entouraient le cou.

Il arracha le bandeau noir  et se mit à genoux pour éponger mon sang. Puis il m'entoura de ses bras, et m'emmena , à la fontaine, où il se mit en devoir de continuer, encore et encore, à nettoyer  le sang qui ruisselait . De temps à autre, il relevait le tête et me réconfortait d'un sourire..

De lui, je ne voyais alors qu'un regard vert, très beau,  et à nouveau sa somptueuse chevelure bouclée. j'avais envie d'y enfouir mes doigts comme ça, simplement, parce-que cet instant était la parenthése absolue.

Par des mots que je ne compris pas, mais que mon coeur entendit, il me demanda d'attendre  quelques minutes assise avec ses amis.
Quand il revint, il avait des pansements et du désinfectant dans ses  grandes mains brunes. Il  nettoya ensuite, ma chaussure et m'aida à me relever... Lorsque j'ai voulu, lui donner de l'argent, pour au moins rembourser sa dépense, il recula...

Le coeur au bord des lèvres, j'ai tendu la main, alors, il m'a demandé de l'embrasset : Sa bouche était tiède sur la mienne au gout salé de larmes. Chaste baiser de presque enfant, baiser hors du temps !
Ensuite, en songeant qu'il venait sans doute, de se démunir, pour moi, de ses repas du lendemain, j'ai réussi à glisser un billet de 50 francs dans la poche de sa chemise en coton indien.

On s'est dit au revoir, car celui que j'attendais arrivait... Il s'est encore approché de moi, m'a embrassé à nouveau... est parti ! Je pleurais et ce n'était pas du, à la douleur de ma coupure, si profonde fut-elle !
Le soir dans ma chambre d'hotel, j'ai retrouvé le billet froissé enfoui dans mon sac de cuir blanc tréssé... Je l'ai gardé...

  il y a longtemps , de cela, ce fut un temps de vie si court., j'y reviens en pensée les jours où, ses choses ne vont pas aussi bien que ça !

 


A demain mes ami(es), merci de votre fidélité et n'oubliez (Et Op, un p'tit com pour Nettoue)

 

krikri

 

Réédition pour cause de... Noël ! Merci à vous tous de m'avoir envoyé autant de signes de chaleur et d'amitié. Je ne crois pas à la tendresse ou à l'amitié virtuelle. Je crois que  ce que vous, ma grande famille de blogueurs, que je fini par connaître assez bien, êtes vraiment mes amis ! Je me réjouis souvent de vos joies et ai mal de vos peines et de vos soucis. Je vous embrasse et vous souhaite la réalisation de ce qui vous tiens le plus à coeur.

Merci Pangloss, plus que je ne pourrais le dire !

Par Nettoue - Publié dans : Se que je sais - Communauté : écrire c'est hurler en silence
Coucou, ne pas oublier Nettoue, et hop, un p'tit com. - Voir les 128 commentaires
Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 06:36

genevieve ça crainrLe sort, non Endémol, s'acharne contre la dame au chapeau et c'est regrettable, car cela  montre une nouvelle fois que ni l'expérience, la qualité et encore moins les principes ne primeront jamais plus sur les vanités et l'argent ajouté à la méchante rancune jalouse, de celles et ceux qui aurons beau dire ou faire, n'atteindrons jamais la dignité et le savoir vivre de l'initiatrice de cette grande manifestation juteuse et médiatique que sont devenues les élections des < Miss France >.

 

Bon, moi je ne fais que relater et donner mon sentiment, car ce que je sais de cette charmante exhibition ne va pas au delà de ce que Geneviève, à pu en dire elle-même, par médias interposés, puisque  je n'ai jamais regardé cette élection, sauf la fois où j'avais choisi miss Franche-Comté, laquelle s'est faite coiffer au poteau par miss Normandie.

 

J'y avais trouvé les sourires crispés, les démonstrations de sympathies entre concurrentes très logiquement faux culs, le présentateur, de parti pris, (ce n'était pas encore Jean-Pierre Foucoult), et ces jeunes filles paradant sous les yeux d'une foule enthousiaste certes, mais forcément envieuse (petit coté féminin oblige), à la fois belles et attendrissantes dans leurs espoirs utopiques de célébrité et de lendemain forcément chantants !

 

Bref, Geneviève, a quitté Endémol, pour des raisons d'éthiques et s'est ensuite efforcée de faire cavalier seule, ce ne fut pas facile mais elle y est parvenue, prouvant ainsi que certaines valeurs comptaient encore aux yeux des braves gens. Et puis, on lui a ergoté son nom de < Miss national >, et envoyé des mises en demeure aux organisateurs, ce qui à conduit < Dailymotion >, à se retirer. Alors, la dame au chapeau à, a nouveau changé le nom de son concours, lequel est devenu < Miss Prestige national >... Cela ne semble pas non plus avoir encore satisfait, le puissant trust où Alain Delon, est allé se fourvoyer en dilettante.

 

Je serais désolée que vous ne puissiez pas continuer madame de Fontenay, mais cela ne fais guère de doute, à mon sens, vous allez devoir le faire... Vous serez, humiliée, sans doute désespèrée, votre époux et vous avez tant oeuvré pour donner le lustre du début au concours de vos "Miss". Ce ne sera naturellement pas juste, mais y-a-t-il tellement de choses qui le soient en ce moment ?

 

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krikri

Par Nettoue - Publié dans : Se que je sais - Communauté : Intime et décalé
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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 05:52

La première dont j'eus vraiment conscience fut celle du savon ancré à jamais dans la pot-pourri-demain.jpgpeau de ses mains : Odeur de propre, du travail, de l'effort quotidien, sans autre joie que celle de savoir que certaines choses étaient inéluctables, parce que la vie le voulait ainsi !

 

Je ne l'ai jamais entendu se plaindre, ses peines elles les chantaient et disait dans ses grands moments d'infortunes : <  En Avant les petits, demain il fera beau > !

Ses courages, elles les avaient puisé sous le regard des ciels de quatre saisons de son village, où seul le clocher trouait les habitudes.ils étaient issus de maman Joséphine et du père Alfred, qui, eux-même les tenaient de cette solide souche paysanne d'où ils venaient l'un et l'autre... De ces travailleurs de la terre durs à l'ouvrage sans même en avoir conscience, puisqu'ils ne connaissaient pas d'autre vie et que jamais personne autour d'eux, ne les incitaient à manger une soupe au lard qu'il n'avait pas gagnée !

 

Elle était belle, si belle ! Mon père qui pour avoir consommé beaucoup de dames s'y connaissait parfaitement, (Il était beau lui aussi, issu de conquérant espagnols ayant pour un temps, fait leur, la fière Franche-Comté, celui de lui léguer ses cheveux très sombres alors que résistait le vert doré du regard de sa province), disait de celle devenu sa belle -mère, qu'il n 'y avait pas de femme plus ravissante cent lieux à la ronde....

 

La petite paysanne de Bussière-sur-l'Ognon, se troubla vite sous devant le sourire d'un maraîcher de Besançon, assez bien loti. Ses yeux à lui étaient bleu horizon, elle s'y noya bien sur... Pas longtemps, puisqu'il partit bien malgré lui,  à 27 ans, et sans avoir connu sa fille, ma maman.

 

La seconde odeur qui me revient se mêla très vite à celle du talc et de la pommade dont elle enduisait les fesses de mon petit frère, dès que nos parents, à Didier et moi, prit par leur commerce nous parachuta au < 13 Chemin de la Butte >, sous la seule autorité de Lina, le premier grand amour de ma vie, ma petite grand-mère aux milles senteurs !

Je vous ai déjà parlé d'elle ici et là, je le ferai encore, je ne m'en lasse pas et cela aide mes jours de chagrin à guérir plus vite. Nous étions les cinq doigts d'une même main, (car une petite soeur s'en vint aussi peu après se faire talquer un petit cul tout rose par ma Lina), elle et nous quatre qu'elle porta à bout de bras des années durant !

L'odeur de savon de ses mains c'était celle du linge qu'elle allait laver dans les buanderies du quartier chez des voisins mieux nantis que nous, ou suffisamment bons pour donner de l'ouvrage à une Reine, travaillant jour et nuit pour nourrir ses petits enfants !

 

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krikri

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Ma Cairn Terrier...


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tableau scarlett

 

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