Jeudi 5 novembre 2009
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Il n'a certes jamais été guindé, et moins encore farfelu. Bon vivant, franchouillard juste se qu'il faut pour se faire aimer et être devenu le politique préféré
des français.
Un maintien irréprochable, mais toujours l'humour au coin de l'oeil, quelques coups de gueule comme celui devenu légendaire lors d'une certaine visite en Israël...
Bref, monsieur Chirac, vient de publier le premier tome de ses mémoires : < Chaque pas doit être un but > J'aime ce titre, car innocemment ou pas, il précise qu'il n'est pas
nécessaire de courir dans tous les sens pour avancer.
Il l'a écrit dans un style offensif sans être agressif. Il égratigne un peu au passage, mais indifféremment ses partenaires, ou ceux qui ne le furent pas.
A propos de Valéry Giscard d'Estaing, le président Chirac, dit avoir eu, une communication difficile avec lui. Ils ne se ressemblaient pas c'est évident : L'un aime la tête de veau, les
comices agricoles, les bains de foule et les contacts humains. L'autre, les noms à particule, style vieille noblesse d'épée, achetés pour s'améliorer le pedigree, et faire des allusions choquantes,
quant à d'hypothétiques relations eu avec Diana, une princesse aimée, respectée, n'étant malheureusement plus là pour remettre les pendules à l'heure.
Il ne s'entendaient pas non plus. Le premier ministre de monsieur Giscard, n'appréciait pas d'apprendre par les radios ou journaux les décisions prises sans lui, ni de n'être quasiment pas consulté
pour le choix des ministres ! Il a démissionné et ce fut tout !
Bizarrement, François Mitterrant, a droit à un hommage appuyé qui sent sa sincérité : (L'homme que je découvre au fil de nos entretiens pendant la cohabitation de 1986, 1988, écrit Jacques
Chirac, m'apparaît d'une grande finesse de jugement et d'une intelligence tactique que j'ai rarement rencontré dans le monde de la politique. < Salut l'artiste >, m'est-il arrivé de penser en
assistant à quelques unes de ses prestations. En Août 1994, pendant la campagne présidentielle, monsieur Mittérrant m'a dit : C'est votre tour maintenant, vous serez élu !)
Dans ce premier tome, Edouard Balladur, y est vu comme un calculateur froid au raffinement acéré. (Nous étions aux antipodes l'un de l'autre, écrit Jacques Chirac. Il a souhaité un débat en
1995, mais je l'ai refusé.) Ils n'ont visiblement pas les mêmes valeurs et de ce fait ne mange pas dans le même pot de rillettes.
Le président Sarkosy, n'est pour l'instant, que brièvement évoqué, mais pas pour autant épargné : (C'est un homme nerveux, empressé d'agir, mais possède un sens indéniable de la
communication). Gageons que la suite ne sera pas aussi bienveillante.
Le plus surprenant, il aborde des sujets personnels, tel son dépucelage et la maladie de sa fille aînée, gravement anorexique et qui a tente de se suicider. Quelques lignes sont consacrées à sa
propre déprime lors de son échec à la présidentielle de 1988. Il y avoue avoir consulté un médecin pour se remettre sur les rails.
Il parle aussi de son épouse : (Bernadette et moi sommes indissociable, précise-t-il. Elle a son franc-parler et ses opinions peuvent être tranchantes. Parfois, trop à mon goût, surtout
lorsqu'elles me concernent... Mais ses critiques et ses conseils m'ont souvent éclairés.)
A demain mes amis. Merci de votre fidélité, et n'oubliez pas vos com, et cliquez-moi, si vous en avez le temps.
Par Nettoue
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