Roses
J'ai voulu ce matin t'apporter des roses,
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes,
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir,
Les noeuds ont éclatés, les roses envolées,
Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées,
Elles ont suivis l'eau pour ne plus revenir,
La vague en a paru rouge et comme enflammée,
Ce soir, ma robe encore, en est enbaumée,
Respires-en sur moi, l'odorant souvenir
Afin que dans tes bras, je puisse m'endormir...
Pour demain m'éveiller dans ton sourire
de Saadi
Une autre chose, à la fois étrange et des plus angoissante, est le fait que l'on ne peut regarder qu'à quelques mètres devant soi : Comme s'il était impossible de
baisser la tête pour voir où l'on met ses pieds ! Se qui a pour conséquence que le sol qui apparaissait comme solide, la seconde d'avant, peut s'effriter brusquement, de trente à quarante
centimètres, tandis que le tapis de mousse trompeur à disparu !
Tout se brouille alors, s'embrouille, d'un stress soudain, jaillit l'angoisse et la sueur. La pénombre devient noirceur épaisse et bourdonnante , tandis que l'on se met à courir
éperdu, puis perdu, hors des limites ... Et le pire arrive !
De se que l'on sait, c'est à dire très peu, la forêt possède d'énormes cavités, dont le sol est tapissé de lave refroidie.
Plus éberluant encore, ces cavités peuvent changer de place en un tour de main, (Dans ce cas nombreux, se dire avoir le pied sur, est aléatoire et dénoterait une confiance en soi des plus
inappropriée) s'effacer totalement de l'endroit balisé, pour se retrouver plus loin à un endroit estimé parfaitement serein, si tant est qu'il se puisse en avoir...
De telles crevasses, peuvent alors, inciter le promeneur innocent à les franchir et se voir tomber des dizaines de mètres avant de se retrouver le nez sur de vieux squelettes mutilés. Sur
certains parcours, le comble de l'horreur peut-être atteint en voyant surgir des blocs de glace enfermant un ex, futur pionnier rattrapé par son imprudence ! (Cela arrive, alors qu'il fait
chaud et que rien d'autre n'est gelé !
Tout ces phénomènes ont donnés et donnent encore lieu à toutes sortes d'histoires extraordinaires où les gobelins voisinent avec des monstres et des extra terrestres.
L'écrivain, Seisho Matsumoto, a écrit une nouvelle en 1959, à propos de la malveillance de cette forêt, sauvage et meurtrière, en ironisant, se qui est d'assez mauvais goût, sur le fait
qu'elle représente l'endroit idéale pour s'y venir suicider.
Après cette publication, la forêt est devenue tout naturellement, l'endroit privilégié de ceux ayant le désir d'en découdre avec la vie.
Augmentant, d'année en année, le taux de
morts violentes et volontaires est devenu, ahurissant. Pourtant, certains malheureux pendus, ont offerts à leur famille l'horrible spectacle de corps dévoré jusqu'au tronc. (Prévoir dons, si
possible de se suspendre plus haut ou plus bas)
Des rapports font aussi états de femmes dévorées par des choses ressemblants à des fourmis, en une nuit.
Par prudence, et pour se faciliter la tâche, les autorités ont mis des panneaux réclamant, de bien vouloir les avertir avant de passer à l'acte, d'y bien réfléchir, et de reconsidérer son
geste avant qu'il soit trop tard !
Des groupes bien entraînés vont régulièrement nettoyer les cadavres, en attachant des rampes de rubans plastifiés aussi longue que possible, jusqu'au tiers de la forêt. Plus loin est impossible
car les GPS explosent sans explication là aussi.
Beaucoup ont eu la vie sauve grâce à ces rubans. Il est à présent, strictement interdit, de porter ses pas, plus loin que les dernières rampes : Seulement, il y a toujours, ceux qui, se voulant
aller à la découverte ne finissent malheureusement, qu'à faire de regrettés disparus.
Un peu en retrait d'une partie de la base de la forêt, se trouve un camp militaire, où l'on interdit aux soldats de regarder dans sa direction pendant les manoeuvres, car il est arrivé que son
mystère les attirent irresistiblement; puisqu'il est admis, que l'esprit des morts et surtout des suicidés imprègnent la végétation d'une force démoniaque, contre laquelle il est vain de lutter
!
A la tombée, de certaines nuits, sans qu'il fut jamais possible" de faire des regroupements d'idées, l'on entend des cris de souffrance inhumains attribués à tout ceux, qui au cours des siècles
s'y sont perdus, faits dévorés ou écrasés.
Les soldats se content alors de fermer leurs doubles vitrages, et je l'espère pour eux de se mettre des boules quies
Mais pourquoi, encore et toujours, l'Aokigahara fascine -t elle autant ?
A demain mes amis. Merci de votre fidélité, et n'oubliez pas quel plaisir est la lecture de vos commentaires.
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