Jeudi 31 décembre 2009
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Bref, la ceinture du Rhin sécurisée au point d'y pouvoir aller pêcher le goujon en famille le dimanche, Tibère rappela
son neveu Germanicus. Il l'aime bien, et compte sur lui pour l'aider à ne rien faire, en dehors de ses turpitudes habituelles.
Le tribun, se prépare donc ses valises, mais estimant avoir droit à quelques jours de RTT, il fait venir son épouse Agrippa, en Egypte, où ils passèrent quelques semaines en amoureux.
Pas chanceux Germanicus, s'attrape une maladie sur le retour et meurt en arrivant à Antioche, en 19 après JC.
Aussitôt, afin de le faire passer pour victime au yeux du peuple, et dans la même foulée placer ses fils en bonne position dans la succession impériale Agrippa, poussa sa gueulante,
affirmant que son cher disparu encore tout chaud, avait été empoisonné par Pison, le gouverneur de Syrie, lorsqu'ils y passèrent et ce, sur les ordres de Livie, voir de l'empereur
lui-même.
Posé tout nu, devant le forum de manière à être examiné par les meilleurs praticiens de Rome, (Ceux là même qui soignaient les bronchiteux en leur faisant avaler des limaces), c'est dire...
Que nenni, on ne trouva rien de suspect sur le corps du malheureux, mais pour faire taire la mégère (Pensez la future grand-mère de Néron), Tibère fit emprisonner Pison, qui pour préserver
l'héritage de ses enfants, se suicida en prison, avant le jugement.
Tibère à bien un jeune fils, mais cela ne gèna en rien la veuve qui continua à pousser des cris d'orfraies.
Tibère accuse mal les ragots, d'autant qu'il aimait bien son neveu. Il fit donc éloigner Agrippa dans une de ses possession au large de la ville. et fit entrer dans le cercle de ses intimes son
préfet de prétoire, l'immonde Séjan, genre de pourceau ambitieux prêt à tout et même à davantage !
Menacé d'écrasement, lors d'une promenade, par une chute de grosses pierres, orchestrée par le prefet, et tout à la fois sauvé par lui, Tibère, qui n'y avait vu que du feu, lui confia Rome,
pour le récompenser, s'en alla vivre à Capri en emmenant outre sa dernière épouse, toute les suivantes de celle-ci.
Le vilain blaireau, se prit immédiatement les choses de la vie de Rome en main. Et pour commencer, encouragea à grands renforts d'arguments frappant l'autodestruction du Sénat : Les condamnations à
mort pour crime de lèse-majesté se multiplièrent en dépit des objurgations mollassonnes de l'empereur qui les signaient sans état d'âme : Bizarrement celles-ci concernaient presque uniquement
ceux qui tentaient de résister à sa folie destructive.
Ce fut le cas du propre fils de Tibère, le jeune Drusus. Qu'à cela ne tienne, le préfet séduisit son épouse et le persuada d'empoisonner le jeune homme qui mourut en 13) après JC.
L'épouse de Germanicus restée très populaire le génait par ses prétentions au trône de Rome ? Il persuada Tibère de la faire condamner elle et ses fils comme < Ennemis publics menaçants la
sécurité de l'état >. Elle fut donc exilée à Pandatéra, et y mourut en arrivant. Son fils aîné Néto Caesar, se suicida, le cadet fut torturé et n'y résista pas.
De l'illustre famille de Germanicus, ne resta que ses deux filles, une autre Agrippine et Drusilla la mère de Caïs Caligula.
Mais Séjan, était allé trop loin. Le peuple s'était mis à gronder. Rhâaalala ! Et les grondements romains de l'époque c'étaient quéque chose ! A tel point que Tibère les entendit de son
île et ne puis plus faire semblant de les ignorer. Il convoqua donc un autre préfet encore plus venimeux mais totalement à sa botte, et lui remit une lettre tarabiscotée à donner aux quelques
sénateurs restants.
Et l'on fit miroiter à Sèjan la possible remise de la < Puissance tribunitienne >, qui ferait de lui, officiellement le deuxième personnage la plus puissant de l'empire. Arrivé à la réunion
tout content, Séjan eut la surprise de se voir bâstonner puis condamner à mort sur le champ, ses fils avec lui : Il avait deux petites filles, mais comme la loi de Rome interdisait d'éxécuter des
vierges, Tibère prévoyant avait donné l'ordre de les violer avant.
De plus en plus déprimé, alors que venait de mourir un de ses rares amis, l'empereur nomma Macrou, un autre salopard pis que l'autre pour s'occuper de la ville. Tibère n'osa bientôt plus s'y
risquer car dès que les romains l'apercevait, ils hurlaient ! < Tibérius ad Tibérum >, en gros (Foutons cet empereur de malheur dans le Tibre)
Il put encore désigner Caïus Caligula comme successeur, avant que celui -ci ne l'étouffe avec un oreiller, quelques jours plus tard...
A demain mes amis. Merci de votre fidélité à ce blog et n'oubliez pas que laisser trace de vos passages avec des commentaires, est un chaleureux encouragement.
Par Nettoue
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Publié dans : entre parenthèse
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