Lundi 16 novembre 2009
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Dans ces temps de labeurs acharnés, où la pauvreté n'était pas synonyme de misère, mais d'habitude, où les jours s'écoulaient dans une quasi sérénité, n'ayant
jamais rien connu d'autres, on vivait sur le modèle des anciens, peinait pour quelques sous, mais ne se plaignait pas.
Sans éléments de comparaison, les paysans, n'en cherchaient pas d'ailleurs. Leurs instruction était primaire, mais il y avait de la malice et tellement de bon sens en eux ! Et puis,
mélangeant les habitudes aux coutumes, s'était formé un solide mode de vie. Certaines semblent étonnantes à nos regards d'aujourd'hui : Les épousailles, par exemple...
Par la force des choses, le choix des uns et des autres se limitait aux villages et hameaux d'alentours. Exceptionnellement, venait parfois se perdre un déçu de la ville, artisan ou
marchand ou même s'arrêtant là, un colporteur fatigué de marcher sans avancer.
En se qui concernait les jeunes filles, les parents étaient sévères, le père surtout ! Sévère, et il faut bien le reconnaître, davantage préoccupé de bien marier sa fille, que de le faire pour
faire plaisir à son coeur !
Dans certains cas, rares et injustes, du moins le pensait-elle, elle se devait renoncer à celui, qu'entre deux brassées de seigle, où encore à une fête de village, elle avait sourit et reçut en
échange, la chaleur d'un regard.
Leurs choix timides se portant sur un ouvriers saisonnier, ne venant que pour le temps de la fenaison et des moissons, tandis qu'il s'asseyait à la table familiale et dormait dans la grange,
le refus était encore plus catégorique.
Beaucoup de regards se croisaient au dessus des bancs de l'église. Les jeunes s'y côtoyaient dès la sortie des offices, certes, mais toujours ou presque avec une extrême pudeur : Le déshonneur
irréparable, (Si se qui l'y menait se faisait sans aucune possibilité de mariage réparateur), se pouvant surgir avec parfois, le rejet désespéré de la fautive que l'on envoyait se perdre, le plus
loin possible de la ferme familiale.
Le cas était rare, mais arrivait malgré tout, et ces gens simples se portaient alors, le front bas, pour leur vie entière.
Quand une jeune personne, encore parfaitement innocente, avait un caractère bien trempé, elle prenait la chose en main(Pas celle que vous pensez), et emmenait son amoureux affronter le père.
Celui-ci, se faisait fréquemment tiré l'oreille. Pas par hostilité, mais parce-qu'il considérait que c'était son devoir. Si le garçon lui plaisait, il l'autorisait à fréquenter sa fille, toujours
en présence d'un frère ou d'une soeur. Puisqu'il ne s'engageait pas encore, souvent, deux soupirants pouvait, en même temps espérer sa main : Cela donnait au chef de famille le temps de voir si les
champs que l'on pouvait raccorder était une bonne affaire pour les jeunes, ou tout simplement parce-que l'attente lui laissait la possibilité de voir si un meilleur parti ?? Dame, la petiote
était si jolie !
Lorsque les choses avaient assez durées, le futur époux pouvait s'asseoir à la lourde table de ferme, usée par des années de bras posés, d'écuelles et de soupières fumantes.
Tout était ensuite minutieusement étudié avec la famille du garçon et le date des fiançailles fixées. Sauf en cas grave, elle ne pouvait se changer.
Le mariage était ensuite célébré et les jeunes époux se devenaient le fils ou la fille de la maison au même titre que les autres. On se pouvait priver jusqu'au dernier sous économisé, pour les
aider à s'établir.
Bizarrement, y compris dans les cas de mariage entièrement arrangés par les familles, la vie se révélait bonne et chaude à vivre.
Le divorce se prononçait comme un gros mot : On ne divorçait pas dans le monde paysan. Il faut dire que l'on y pensait même pas.
A demain mes amis. Merci de votre fidélité, et n'oubliez pas de laisser une trace de votre passage. Elles sont toutes de chaleureux encouragements.
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