Roses
J'ai voulu ce matin t'apporter des roses,
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes,
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir,
Les noeuds ont éclatés, les roses envolées,
Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées,
Elles ont suivis l'eau pour ne plus revenir,
La vague en a paru rouge et comme enflammée,
Ce soir, ma robe encore, en est enbaumée,
Respires-en sur moi, l'odorant souvenir
Afin que dans tes bras, je puisse m'endormir...
Pour demain m'éveiller dans ton sourire
de Saadi
Cet équidé aux yeux si doux, que l'on dit têtu, alors qu'il réfléchit à l'ordre donné
avant de s'y soumettre, fut domestiqué et
hybridé très tôt dans le monde ancien, afin d'y remplacer les chevaux à moindre coût.
On le leur préférait dans les fermes à petits moyens parce-qu'ils mangeaient peu et valaient moins chers à l'achat. Par ailleurs, ils possèdaient des facultés étonnantes pour tirer
ou porter les charges dans les sentiers étroits ou escarpés.
Bâté, attelé, ou monté, l'âne se pouvait porter les bidons de lait depuis les lieux de traite, le blé dans les réserves des moulins, traîner le bois, être attelé aux charrues.
C'était un membre de la famille à part entière, et personne ne se pensait jamais, agir sans Balthazar, car il avait les oreilles si longue que la Louisette et la Paulette y pouvaient
poser leurs rêves, leurs peines ou leurs espoirs.
Comme les chiens, à l'époque un peu moins bien considéré que lui, il vibrait à l'humeur de son entourage.
Dans les soirs d'été, où les tâches journalières ne prêtaient que rarement de temps aux divertissements, Balthazar était de tous les jeux, et associé aux bêtises car il entendait et
voyait avec son air de mine de rien, les choses se vivre autour de lui.
Et puis, par malice, entre voisins, on lui prêtait le caractère de son maître. Par exemple, l'opiniâtreté du Casimir quand il avait bu une goutte ou deux et le faisait avancer en lui tapant sur
le derrière avec sa casquette. Balthazar en riait, parce-qu'il savait que celui-ci s'en excuserait plus tard, el lui offrant un picotin de choix !
Et puis, il y avait ceux du village qu'il connaissait tous, ses propres congénères et ses habitants ; Les deux à la langue pointues qui se marchaient pliés en deux, n'ayant de ce fait, pas
d'effort pour se retrouver assis sur le banc devant le vieux bistrot, où ils pouvaient cancaner et rire des autres.
Parfois, lorsque le Casimir l'attachait à l'anneau de la chaîne du puit, pour s'aller se cracher la poussière, comme il disait, Balthazar, s'amusait de se qu'il entendait.
-- Tiens
l'Alphonsine, se gueulait tellement après l'Gaston, hier, qui s'l'est pris sous le bras et lui à mit l'cul dans l'abreuvoir de ses vaches.
-- Et m'sieur l'curé qu'est venu l'aider à s'relever. Et l'Gaston qu'était tellement en colère qui lui a fait Ousttt vous, c'est pas vos oignons. L'curé y en a laissé choir son bréviaire dans une
bouse.
-- V'oui, et moi, j'l'ai entendu qui lui disait aussi : C'te garce là, si j'aurions su, au lieu de la marier, j'aurais garder mes sous pour m'aller sauter la gueuse. Elle m'aurait coûte chère
mais j'lui aurions fait se que j'voulions.
Et, c'est l'heure où passe la douce Maria, l'ancienne ravaudeuse, avec l'âne blanc que tout le village lui a offert pour ses 80 ans, il y a cinq ans de ça. Elle est devenue si vieille,
mais comme elle continue à vivre dans le souvenir de son Joseph, elle oublie un peu la réalité. On la voit parfois, aller acheter à nouveau, le " Petit Comtois ", le journal qu'il aimait tant
!
Elle est la seule qu'on laisse entrer au cimetière avec < Blanc-Blanc >, quand chaque soir, elle porte son bouquet sur la modeste tombe, celle qui a la plus belle croix en
marbre de toute la région...
Et pendant ce temps là, L'Ferdinand s'en est venu rejoindre les autres, et l'on c'est amasser autour de lui pour l'écouter raconter son histoire : (C'est un vieux paysan assez finaud, qui croise
sur le marché un homme habillé comme un jour de mariage, et qui lui demande : Vous êtes de la campagne monsieur, n'est-ce pas ? Bien qu'oui, ça s'voit tant que ça, lui répond le paysan !
Que vendez-vous, mon ami ? Ah ! Au fait, je suis Yvan Bérard, attaché d'ambassade, et vous ? Le paysan réfléchit, puis répond en roulant les (R), comme jamais : Moi j'suis l'Arsene qu'y vend ses
poireaux attaché... avec une ficelle !)
A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité et n'oubliez pas combien vos commentaires sont encourageants ! Ni, qu'un petit clic sur (j'aime), a droite de < Hop un p'tit commentaire >, est
bien réjouissant !
(Ceci est une réedition d'il y a deux ans ! Beaucoup de vous ne l'on pas lu, j'espère qu'elle plaira à tous ! Ce diumanche j'accuse,
un leger petit coup de fatigue suite à mpa presque hantise de la neige, qui tombe depuis par intermittence depuis près de trois semaines... )
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