Mercredi 1 juillet 2009
3
01
/07
/2009
05:05
On les appelait les Résiniers depuis 350 ans, jusqu'au jour où le progrès jugea inutile ce rude métier de ces gens issus de nos campagnes .
Sédentaires ou itinérants, ils parcouraient nos belles forêts de France avant que l'appétit d'inconscients ne commencent à les tuer...
Bien sur, le bois se doit d'être couper, les arbres entretenus, les forêts rénovées, mais avec soin et amour, pour leur bien qui serait alors, aussi le nôtre !
Les Résiniers, s'en allaient donc, selon un rituel immuable, en sabots et baluchons sur l'épaule, souvent avec leurs familles pour cinq mois de l'année. La récolte commençait en Mars, et les
itinérants se fabriquaient alors un abri de feuillage, rustique et élémentaire, pour vivre hors du monde des villages jusqu'à l'automne, où ils s'en revenaient nantis d'un salaire, durement gagné
certes, mais raisonnable.
Pratiquement tous, issus de ces endroits où peinait l'agriculture, car elle produisait généralement plus de bras que de terre à cultiver, ces départs prenaient l'allure d'une sorte exode
paysanne.
Et dans ce petit monde d'avant les débuts du premier modernisme, la résine servait à tant de choses... Cela allait de la fabrication du savon où l'on ajoutait de la graisse de porc et un peu de
potasse, aux soins des écorchures et confection de cataplasmes pour soulager les bronchiteux...
Semblables aux bûcherons, aux charbonniers et aux scieurs, les résiniers effectuaient leur profession parmi des arbres aux mille senteurs ! Leurs outillages rustiques et des plus restreints étaient
le plus souvent fournis par les petits artisans qui les employaient :Un seau, une hachette recourbée et une simple échelle à un montant.
On leur demandait beaucoup d'efforts car.la demande était grande. Un arbre donnait environ deux litres de résine, il se fallait donc marcher beaucoup, dans une seule journée avant de rentrer le
soir dans l'abri qu'ils s'étaient construit.
Pour que la récolte soit bonne, il fallait entailler l'arbre à deux mètres de son pied. Plus l'arbre était écorché haut, plus la résine se devenait fluide car, elle avait une chance de
se chauffer au soleil et parfois même de voir un coin de ciel bleu curieux, se refléter dans la mousse humide du sol !
Bien que l'intensif n'ait pas encore montrer le bout de son vilain nez, il se fallait pourtant lever le camps tous les quinze jours, afin de ne pas avoir trop à marcher, le matin à l'aube et
le soir après la tombée d'entre chien et loup, cet instant de bruits confus venant des petits habitants à poils et à plumes, ayant la priorité indiscutable des lieux.
A chacun des résiniers était attribué un tonneau dans lequel ils vidait les seaux pleins. Et chaque semaines, le petit artisant venait avec sa carriole tirée par une mule, récupérer le butin et
apporter les provisions, retenues plus tard sur les salaires.
Mais, pour ces habitués de rien ou très peu, savoir utiliser les ressources issues de la belle nature était chose aisée. Et la soupe du soir, prise en commun autour d'un feu de
camp,s'agrémentait toujours de champignons, de glands pillés par les épouses, d'herbes sauvages, et de baies de toutes sortes, servant de dessert aux enfants.
Et l'on chantait et riait en compagnie autour de ces feux, d'amour et de complicité ! Les lumières des villes étaient si loin, si peu en rapport avec se qui les entourait ! Ils étaient des
compagnons de travails à la rudesse saine et complice ! Ils auraient pu être les directeurs de conscience du monde d'aujourd'hui, corrompu, par certains au nom de la vanité, de l'ambition et de
l'argent ! Ils nous ont ouverts un chemin que peu d'entre-nous avons su suivre !
Beaucoup plus tard, la résine fut industrialisée et devenue chimique servi à la fabrication de la peinture, du caoutchouc...etc ! Certes il fallait bien progresser, mais c'est idiot je sais,
mais j'aime moins cette partie là de l'histoire du Résinier !
Ce métier disparu totalement dans les années 1940.
A demain mes amis. Je vous embrasse et merci, de votre intérêt pour ce blog .
Par Nettoue
-
Publié dans : Je me suis laissée dire...
-
34
-
Partager
Je ris jaune, très jaune.
Mes amitiés Nettoue. Portes-toi bien.
Bon mercredi ! Bisoux.
dom
Bonne journée.
Nostalgie, nostalgie, il est temps que tu te réveilles et reprennes le pas sur le progrès qui finira par nous "pèter" au nez.
Bonne journée
Bizzzzzzzzzzzz
ZAZA
Bisous Zaza
Eh oui ! Temps des métiers qu’il faudrait, pour certains, retrouver, même différemment : écologie oblige ! Dans la même idée, j’ai regardé, hier, Rendez-vous en terre inconnue. Quelles leçons d’humilité, de vérité, d’humanité ! Des vrais êtres qui n’ont que leur personne pour communiquer. Pas de langage compréhensible, pas de frime, de voitures, de palais, de Rolex, de costume de chez Dior. Belle émission, ma foi. Mes amitiés, Nettoue. Loic
Tu racontes une époque dure, une époque vraie, où nous étions moins nombreux, moins pressés, moins voraces, moins exigeants.
Un bel hommage à nos ancêtres. J'espère que tu continueras cette série des "je me suis laissée dire", c'est tendre, nostalgique, bien écrit, et ça nous donne aussi un petit coup sur la tête pour nous obliger à constater ce que nous devenons et le monde que nous avons choisi.
Merci à toi
Bises
c'est drôle je ne connaissais pas ce métier mais l'autre jour je regardais un dessin animé avec Océane c'était Francklin (lol) et justement c'était sur la récupération de la résine comme quoi tu vois on apprend même en regardant les dessins animés
bisous
Bisous
J'espère tu vas bien ma Nettoue qu'est ça manque les vrais amis et amies après tout ce temps !
le modernisme est une chose, mais la main de l'homme est iremplaçable
gros bisous
Bisous ma sage et très chère amie
ha ça je n'ai pas connu, comme métiers.
Mais raconté par Nettoue, c'est autre chose.
Tu me diras ça fait des chômeurs de moins
fait très chaud 34/35° ...à l'ombre.
Grosses bises.
Bisous Cricri
Très belle aventure pour moi, grâce à toi, dans ce métier que je ne savais même pas qu’il pouvait avoir existé… C’est un très bel article. Merci amie. Bonne fin de journée, ici il fait si chaud que la résine des arbres doit être en ébullition. Je t’embrasse, Marc de Metz.
Je t'embrasse mon ami
bonne journée nettoue
Je t'embrasse
bien sur on ne peut plus vivre comme au moyen-âge , mais je trouve dommage la disparition des vieux métiers !
bonne journée bisous
Bisous
Cette ambiance de chant et de veillée je l'ai connue durant ces quinze jours aux cours des nombreuses invitations.

Bel article, je ne savais pas que ces hommes se nommaient ainsi.
Bonne fin de journée
Bisous
Violette
Bisous chère Lionne
J'ai tout bien recu et je reflèchis.Merci
Bisous
Mercie et bisous ma belle
bisous
cerisette
Bisous à toi
Dans les landes egalement c'est récupéré comme ça la résine
ce sont des choses qui se perdent de nos jours
Je t'embrasse
Jacques
Bisous mon Jacques
Heureusement que tu es là pour dénoncer toutes ces choses
Gros gros bisous
Ah aussi gros gros souçis avec ma connection Internet et ma live box en ce moment..donc si tu ne me vois pas passer c'est que..je n'ai plus internet..attends le technicien d'orange pour le 7 Juillet snif long..
Enormes bisous
gros bisous et bonne soirée
Bisous Fanfan
Bonne journée chère Solange
Je t'embrasse chère Nettoue :)
Bises à toi
Et comment je fais là. Je t'ai dans mes liens et vais y aller, cat OB répond < Ce blog n'existe pas > Es-tu en travaux d'aménagement ?
Au Canada je crois que ce métier existe encore avec l'érable je crois .
Sur ma note aujourd'hui je parle de Mme Mille la crémière de la rue battant .
Bonne journée bizoux Françoise !
Bisous la payse
Bonne journée à toi petite soeur d' Alsace à bientôt de te lire .
RENEE (mamiekéké).
RENEE (mamiekéké)
facebook.com/renee.wiroth
!!!
Bon week-end chère Marich
Et je n'aime pas, comme Toi, l'évolution dont tu parles.
Je suis un 68tard et je me rappelle le monde que nous voulions avec nos idées courtes.
Courtes, oui, et alors !
Merci ma Nettoue, MA NETTOUE.
Bises à toi Nettoue !
Bisous Oxygène