Jeudi 11 juin 2009
4
11
/06
/2009
05:27
Le cochon qui rêvasse.
Petrie en fait trop, le lieutenant devine que c'est lui le coupable. Il se rend chez Alyson Lloyd. Cotlow s'y trouve, il commence à comprendre que Petrie et Alyson
ont tentés de le piéger. Sur ces entrefaites, Petrie arrive revolver en mains...
-- Vous en avez fini cette fois, lieutenant ? demande Alyson.
-- Je le pense et vous aussi d'ailleurs. A partie de maintenant, quoi qu'il vous dise de faire, vous ne pourrez plus jamais protester. Vous voulez y réfléchir ?
-- Intéressante tentative, lieutenant, intervient Petrie. Vous oubliez une chose importante. J'aime Alyson et elle le sait.
-- Et quels sont vos projets, en ce qui concerne Lynn Andrews ? je demande. Je sais que vous en avez puisque vous lui en avez parlé. Vous lui avez expliqué se que vous aimeriez faire à une grosse
pouffiasse dans son genre : La pousser par dessus le dossier d'un fauteuil et lui foutre une volée à coups de badines. Vous l'aurez pour vous toute seule quand vous aurez pris la direction de
l'agence, je suppose donc qu'il n'y aura pas de problème.
-- Il ment, gronde Petrie. C'est visible, non ?
-- Je ne ment pas.
-- Assez rigolé comme ça, dit Petrie. Donne-moi ce flingue, Alyson.
-- Tu as violé Julie Trent avant de la tuer ? dit-elle lentement. Et Lynn Andrews t'excitait tellement que tu ne pouvait t'empêcher de lui servir au bureau tous tes délicieux fantasmes sadiques
?
-- Ce salaud te ment, explique-t-il avec hargne. Donne-moi ce revolver.
-- Je ne crois pas, dit-elle. Pas tout de suite, en tout cas.
-- Tu veux tout foutre en l'air, dis ? Donne-moi ce revolver, espèce de conne !
-- Sinon tu m'attacheras les mains dans le dos et tu me violeras aussi, avant de me tuer ? fait-elle avec emportement. Ou tu me pliera sur un fauteuil pour me rouer de coups ?
-- Pour la dernière fois, Alyson... Donne-moi ce revolver !
-- Non ! (Son visage s'est soudain durci.) Je ne te donnerai pas ce revolver, Bill. Le lieutenant a raison. Tu n'es qu'un psychopathe, un fou furieux, un malade ! Un infirme.
Il pivote rapidement vers elle et presse la détente. Par dessus mon épaule, je vois le visage d'Alyson se voiler de rouge, son corps tressaute comme celui d'une marionnette, projeté en arrière par
l'impact. J'ai immédiatement sorti mon propre revolver et le braque sur Petrie.
-- Lâchez votre flingue !
-- Allez vous faire foutre, lieutenant ! répond-il doucement.
Et il fait pivoter son arme dans ma direction. Cette fois, je n'ai plus le choix et je presse sur la détente. Petrie pousse un grognement de douleur, s'effondre sur un genou, puis bascule en avant,
à plat ventre. Le revolver lui échappe des mains et je le rafle rapidement.
-- Vous l'avez tué, lieutenant ! déclare Cotlow d'une voix rauque.
-- Mais non,j voyons ! J'ai fais semblant !
Il est près de minuit quand j'arrive. Les premières démarches ont pris un certain temps, mais tout est en ordre lorsque je quitte le bureau. Le D.A, et le shérif peuvent attendre jusqu'à demain
matin.
Elle ne vient pas ouvrir et j'en déduis qu'elle dort peut-être. Je sonne encore, laissant cette fois le pouce appuyé sur la sonnette. Au bout d'un certain temps qui me parait interminable, la porte
s'entrouvre, retenue par une chaîne de sécurité.
-- Oh, Seigneur ! s'exclame-t-elle avec désespoir. C'est toi !
-- Police ! dis-je. Ouvrez ! J'ai des raisons de croire qu'une belle et opulente créature se cache ici, mourant d'envie d'essayer, la position du missionnaire.
Elle décroche la chaîne et ouvre la porte en grand. J'entre rapidement avant qu'elle ait changé d'avis et referme la porte derrière moi.
-- Je dormais, dit-elle. De toute façon, les steaks sont des blocs de glace maintenant.
Je me dirige vers le living-room et commence à me préparer un verre. Pieds nus, elle me suit, à contre-coeur.
-- Tu bois un verre, Al, et après tu rentres chez-toi. D'accord ?
Je le regarde plus longuement. Elle porte un pyjama baby-doll, mais elle a omis de mettre le bas. Le haut, en nylon transparent, arrive à peine en haut de ces cuisses, mais de toute façon, je vois
tout parfaitement au travers.
-- Alyson lloyd est morte, dis-je. Petrie l'a tuée. Il a également tué son mari et Julie Trent. C'est un psychopathe. A ta place, je n'essaierai pas trop d'être à l'heure au bureau demain,
parce-que Cotlow était là et il a tout vu, et je pense que cette expérience l'a traumatisé.
-- Bill Petrie, fait-elle.
-- Inutile de t'apitoyer sur le sort de Mme Lloyd. Elle était en cheville avec Bill Petrie et l'est restée presque jusqu'au dernier moment. Tu peux te désoler en pensant à Julie Trent parce-qu'elle
était ton amie, mais ne te culpabilise pas au sujet d'hier soir. A mon avis, si elle n'était pas rentrée chez-elle, Petrie l'aurait tuée ici même... et toi avec, probablement. D'accort ?
-- Je... (Elle ouvre et referme la bouche une ou deux fois.) Je... Sers-moi un verre Al !
Je lui prépare son verre et elle le liquide en trois gorgées. Ensuite elle veut des détails. Je lui donne une version condensée des faits et elle est relativement satisfaite. J'ai également fini
mon verre.
-- Je vais prendre une douche, j'annonce. Je n'en ai pas pour longtemps.
-- Je croyais que tu rentrais chez toi après avoir bu un verre ?
-- Chez-moi, c'est là où mon coeur se trouve ! Chez-moi, c'est chez une belle fille aux courbes fermes et opulentes qui attendent que je les empoigne !
-- Toutes à la fois ? demande-t-elle.
-- Je veux bien leur donner leur chance à tour de rôle, dis-je dans un élan de générosité.
Je me déshabille dans la chambre à coucher, gagne la salle de bains et ouvre le robinet de la douche. Au moment où je me glisse sous le jet, Lynn se pointe. Elle a ôté son baby-doll.
-- Tu as besoin de quelqu'un pour te laver le dos ? demande-elle.
-- Absolument.
Carter Brown, présenté par Nettoue. A demain les amis. Et n'oubliez pas vos com. et votez Weborama. Merci
Par Nettoue
-
Publié dans : entre parenthèse
-
25
-
Partager
Derniers Commentaires