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La couleur des mots ...

Roses

 

J'ai voulu ce matin t'apporter des roses,
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes,
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir,

Les noeuds ont éclatés, les roses envolées,

Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées,

Elles ont suivis l'eau pour ne plus revenir,

La vague en a paru rouge et comme enflammée,

Ce soir, ma robe encore, en est enbaumée,

Respires-en sur moi, l'odorant souvenir

Afin que dans tes bras, je puisse m'endormir...

Pour demain m'éveiller  dans ton sourire 

 

de Saadi

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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 05:28
 

Il était bien sur, autorisé ce métier !à, puisqu'il servait la vanité des sots au détriment, de se que l'on appelait alors. (La plus belle parure de la femme.)

Pensez ! Se pouvoir mettre dans la perruque les beaux cheveux achetés aux jeunes filles pauvres !
Dame, cela faisait plus chic que les crins industriels de la tignasse des moins aisés, devant s'en contenter ! Déjà, qu'ils n'étaient fréquentés que du bout des lèvres, sur les terrains de golf ou dans les clubs huppés...
Dès lors, pour bénéficier de la matière première, il se fallait payer cher,  chez le perruquier en vogue, lequel embauchait des coupeurs sans talent, officiant sur les foires, après avoir fait leur travail  de rabatteurs dans les campagnes.

Comme elles étaient traquées les belles nattes échappées des bonnets de l'adolescente ! De la jeune fille promise en mariage, dès la puberté à Grégoire ou Justin, l'ami d'enfance...
Les accordailles duraient plusieurs années, alors, pour aider au trousseau ou arrondir la modeste dot, de quelques sous, les petites fiancées et les fillettes se résignaient à se séparer, chaque année, de leurs belles parures.
Les aïeules, dans le but d'aider, se sacrifiaient elles aussi souvent. Mais les beaux cheveux gris ou blancs étaient peu demandés. (Il faut comprendre, n'est-ce pas. Les porteurs de perruques en cheveux naturels se voulaient paraître, jeunes et beaux, pour aller rejoindre la belle danseuse chère, des < Folies Bergères >, voir la demi-mondaine gourmande.)

De vous à moi, qu'en faisaient-ils, de leur moumoute,   dans la demi-pénombre des alcôves garnis de satin ivoire ?

Les épouses en puissance de maris ne pouvaient le faire, même pour aider leurs filles,j car la chose ne leur était pas permises.
La demande grandissant, les perruquiers embauchaient à tour de bras, payaient bien le manieur de ciseaux à la mentalité douteuse, qui lui même, offrait dix sous aux chevelures blondes et rousses, cinq aux brunes, et trois, seulement, aux cheveux couronnés de neige pure autour des beaux visages, aux traits creusés par l'indifférence des années.

A peine écartés des instants joyeux de la foire, des femmes, car l'on venait au sacrifice en famille, se groupaient pour dissimuler de leur mieux, le saccage en cours.
Et les lourdes mèches coupées au ras du crâne tombaient les unes après les autres dans un drap tendu. Se voulant avoir la meilleure renommée, le coupeur se faisait alors, le délicat, en séparant au su et vu, des personnes présentes, les beaux cheveux épais et brillants, parfumés aux herbes des champs, des moins chanceux car de texture moins riche. (Ceux là étaient réservés aux boutiques plus modestes.)
Dès que quasiment rasées, les pauvrettes se hâtaient de remettre fichus, bonnets et coiffes. Puis les familles repartaient, la bourse un peu moins vide mais le coeur beaucoup plus lourd.

Plus tard, dans les villes, les petits maîtres et notables, se pouvaient alors pavaner avec sur leur têtes d'andouilles, les beaux cheveux des fillettes et jeunes filles pauvres des campagnes.

Ils se pensaient, sans doute, de plus belles prestances, alors qu'ils étaient simplement plus laids de l'intérieur...

Un petit clin d'oeil, tout particulier, à un ami coiffeur de talent !
Demain, nous retrouverons la suite et fin de Al Weeler. Je vous embrasse mes amis, et n'oubliez pas vos com. et votez Weborama. Merci !




Par Nettoue - Publié dans : Je me suis laissée dire... - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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