Mardi 9 juin 2009
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Le cochon
qui rêvasse.
Le lieutenant explique à Cotlow à quel point tout à été fait pour lui faire porter le chapeau, au sujet des deux crimes...
Ils avaient besoin d'un pigeon dis-je, et vous étiez fait sur mesure. Un petit gros bourré de complexes qui se mettait la ceinture jusqu'à ce que la femme de son
associé lui offre ce qu'il voulait sur un plateau.
-- Lieutenant ! intervient sèchement Alyson Lloyd. Je ne sais pas se que vous essayez de faire, mais...
-- Petrie avait raison, je l'interromps. Seul un psychopathe pourrait tuer deux personnes pour le genre de raisons qui ont motivé leurs meurtres. Peut-être pas un vrai psychopathe. Mais deux
personnes agissant de concert. Une femme qui ne pouvait supporter que son mari lui soit infidèle mais qui en même temps ne pouvait se résigner à le laisser partir. Sans le punir. Et il fallait que
la fille soit punie également. Surtout si elle était enceinte et si elle attendait un enfant du mari.
-- Ils m'ont piègé ? demande Cotlow d'une voix horrifiée.
-- Ils vous ont piègé, j'acquiesce avec lassitude. Petrie m'a piégé, moi aussi. Il a réussi à m'apitoyer sur son sort, avec sa jambe en fer blanc et tout le reste. Après ça, il m'a lancé sur la
piste de Stevenson et j'étais tellement occupé à le courser que Petrie a pu tranquillement aller tuer Julie Trent. Il m'avait dis que Julie était une fille adorable, qu'il l'aimait de loin mais ne
pouvait rien espérer d'elle à cause de son infirmité. Il m'avait également expliqué que madame Lloyd était une vraie garce. Lloyd l'avait invité chez-lui à une soirée, mais sa femme ne pouvait
supporter la vue d'un infirme. J'en étais ravagé pour lui, sans blague.
-- Petrie, commence lentement Cotlow, et Alyson ?
-- Deux psychopathes, je confirme. Mettez-les ensemble, et vous obtenez un cauchemar.
-- Ne fait pas attention à ce qu'il dit, intervient Altson tendue. Il est complètement fou, George. tu sais...
-- Je ne savais pas ! s'exclame-t-il avec fureur. Mais je commence à me rendre compte.!
-- Je croyais vous avoir convaincu, lieutenant, déclare une voix derrière moi. Je ne me suis pas donné assez de mal, apparemment.
Je me retourne lentement. Petrie est là, un revolver à la main. Le sourire qui étire ses lèvres est dénué de sens et n'arrive pas jusqu'à ses yeux.
-- J'ai trouvé justement que vous vous donniez un peu trop de mal, Bill. Du coup, je me suis posé des questions à votre sujet. Je n'y aurais pas pensé sans notre petite conversation au bar, en fin
d'après-midi. Vous êtes quelquefois très insistant, Bill.
--Si vous étiez venu avec moi à ce moment là, nous n'aurions pas ce problème, déclare-t-il tranquillement. Au moment même où nous serions arrivés, Alyson se serait jetée en hurlant dans vos bras en
affirmant que Cotlow essayait de la tuer. Ensuite, pendant que vous vous efforciez de vous dégager, je me serais mis à la recherche de Cotlow et je l'aurais trouvé.
-- Et tué ?
-- Et tué, acquiesce-t-il. En état de légitime défense, bien entendu.
-- Et le héros du Vietnam serait redevenu un héros.
-- Je m'étais blessé exprès à la jambe, dit-il. Mais j'ai commis une grave erreur. J'ai pensé qu'ils se mettraient à me rechercher plus tôt qu'ils ne l'ont fait. Le reste de la patrouille est tombé
dans une embuscade et la plupart des gars ont été liquidés. On ne m'a retrouvé que deux jours plus tard et entre-temps, la gangrène s'était installée.
-- Et la police de Los Angelès ?
-- Ils allaient me foutre dehors, de toute façon. Du coup, je me suis engagé pour le Vietnam.
-- Tu vas rester là à parler toute la nuit ? demande sèchement Alyson. Ou bien tu compte faire quelque chose ?
-- J'avais prévu un scénario de rechange, reprend tranquillement Petrie. Je savais que vous alliez rappliqué ici tôt ou tard, lieutenant. Je me suis caché dans la maison, pour vous attendre. Le
deuxième scénario fait de vous un héros, lieutenant.
-- Mais un héros mort ?
-- Vous avez réussi à prouver à la satisfaction de tous que Cotlow était l'assassin, dit-il. Et brusquement voilà qu'il sort son revolver. Vous vous dirigez courageusement sur lui et il vous abat.
Alors je sors mon revolver à mon tour et le descends. Fin du scénario.
-- Le problème, c'est que George n'a pas de révolver, je lui fais remarquer.
-- Nous pouvons lui en fournir un, réplique Petrie. Celui là même qui a tué Lloyd et Julie Trent, d'ailleurs. Il est dans la maison. Va le chercher Alyson.
La brune se lève et entre rapidement dans la maison.
-- Vous êtes dingue ! s'exclame Cotlow. Jamais vous ne vous en tirerez !
-- Nous nous en tirerons fort bien, réplique Petrie. Une fois éliminés ces deux incompétents que vous êtiez, je dirigerai l'agence et moi, je ferai rentrer de l'argent. Plus tard, j'épouserai la
veuve. Je vois déjà toute mon existence se dérouler sous mes yeux. (Il se met à rire.) Un vrai conte de fée !
Alyson ressort de la maison : elle tient maladroitement un revolver de la main droite.
-- Félicitations, madame Lloyd, je lui dis.
-- Quoi ?
Déconcertée, elle s'immobilise et me considère d'un oeil soupçonneux.
-- Bill vient de nous faire part de ses projets d'avenir, je poursuis. Comment il va diriger l'agence et gagnez beaucoup d'argent, et ensuite vous épouser après un délai raisonnable.
-- Et alors . fait-elle.
-- Ma foi, c'est votre dernière chance de bien réfléchir à la situation, je réponds. Quand bous en aurez fini avec nous, vous n'aurez vraiment plus le choix. S'il veut vous épouser, vous serez bien
obligée de l'épouser. Sinon vous serez forcée d'aller trouver la police, et vous passerez le reste de votre existence en prison.
-- Vous perdez votre temps, lieutenant ! réplique-t-elle froidement.
-- Vous serez entièrement en son pouvoir, dis-je. Tout comme Julie Trent était entièrement en son pouvoir.
-- Ce qui signifie quoi, au juste ? demande-t-elle sèchement.
-- Quand Julie fut entièrement en son pouvoir, avant qu'il la tue, il lui a attaché les mains derrière le dos, puis il l'a violée. J'ai découvert son cadavre. Elle avait de longues estafilades sur
les seins et l'intérieur de ses cuisses était tuméfié, couvert de bleus. Quand à sa bouche, on aurait dit qu'elle avait été passée dans un hachoir à viande.
Elle tique brusquement.
Carter Brown, présenté par Nettoue. Suite et fin de Al Weeler, jeudi le 11 mai. Demain, (Je me suis laissé dire...). Je vous embrasse mes amis et n'oubliez pas vos com et votez Weborama Merci.
Par Nettoue
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