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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /Juin /2009 05:59
 
Après avoir retrouvé Stevenson et appelé le fourgon pour les faire  emmener, Jenny Deliliah, et lui au bureau du shérif, le lieutenant retrouve Petrie dans un bar...

-- Et vous, demande le lieutenant, lorsqu'il est question des alibis des autres .
-- J'étais au lit et je me suis endormi avant minuit hier soir, répond-il, furieux. Sacré nom de Dieu !
-- Bon, ça va, dis-je patiemment. Vous n'avez pas d'alibi pour les heures des meurtres et ça ne prouve pas que vous soyez l'assassin.
Petrie avale une nouvelle gorgée de son verre.
-- J'ai été flic, moi aussi, dans le temps. D'accord, pas pendant longtemps, et je n'ai pas votre expérience, lieutenant. Mais dans cette affaire, j'ai un gros avantage sur vous. J'ai travaillé avec ces gens ! Je les ai vu vus jour après jour dans le cadre de ce bureau sinistre. Catlow n'a jamais pu blairer Lloyd. Lloyd était tout ce qu'il n'est pas et il avait tout ce qu'il voulait. Je ne vous le dirai jamais assez, lieutenant. Cotlow est un psychopathe ! Il transgresse toute les règles. Vous avez commencé votre enquête sur le meurtre de Lloyd en vous basant sur la logique, n'est-ce-pas ? Mais la logique n'intervient pas dans cette affaire. Vous avez affaire à un dingue !
-- Seigneur, je m'exclame. Vous commencez à m'impressionner Holmes. Je ne suis évidemment qu'un simple officier de police qui essaie de faire son boulot, mais je vous en prie, allez au fond de votre pensée. Vous pouvez même jouer du violon !
Il fait un grand effort pour se maîtriser et s'adosse à la banquette.
-- D'accord, fichez-vous de moi. Vous dites que vous avez été trop occupé à courser Stevenson pour vérifier le moindre alibi. Qui vous a mis sur la piste de Stevenson pour commencer ?
-- Vous.
-- Quoi ?
-- Vous m'avez conseillé, je lui rappelle, de soutirer des tuyaux à Cotlow sur l'affaire à laquelle travaillait Lloyd. Vous aviez peut-être envie de protéger Julie Trent à ce moment là. Mais, puisque vous posez la question, c'est vous qui m'avez aiguillé sur Stevenson en premier, indirectement, bien entendu.
-- Merde ! (Il a un pâle sourire.) J'avais complètement oublié, lieutenant. Et vous avez raison, bien sur. J'avais envie de protéger Julie Trent. (Son visage se durcit encore.) Ça lui fait une belle jambe, n'est-ce pas ?
-- Mais Cotlow, par la suite, m'a encore auguillé davantage sur Stevenson. Surtout en précisant que Llyod lui avait dit qu'il était sur un gros coup.
-- Je suppose que je ferai mieux de laisser tomber avant que vous ne vous fichiez encore de moi. Ça ne peut être que Cotlow, lieutenant. Qui d'autre ? Et il n'y a qu'une seule façon de coincer un psychopathe. L'attaquer de front. Le flatter, puis l'insulter. Gonfler son amour propre, ensuite le saper à la base. Il va se mettre dans une telle fureur qu'il va vous raconter pour montrer à quel point il est malin.
-- A vous entendre, Bill, ça devrait être vraiment facile.
-- Ça n'est jamais facile. Mais il s'imagine s'être tiré de deux meurtres déjà et il doit nager en pleine euphorie, le genre d'euphorie qui nous échappe totalement, à nous autres personnes normales. C'est le moment de l'attaquer pour lui saper le moral. (Il boit encore une gorgée de son verre et le repose sur la table avec précaution.) A moins, bien entendu, que vous n'ayez peur de vous attaquer à un psychopathe, lieutenant.
-- Les psychopathes m'ont toujours fait peur, je lui avoue.
-- Pas à moi, réplique-t-il d'un air sombre.
-- Du calme,  Zorro !
-- Nous pourrions faire équipe. Je vous emboîte le pas, je ferme ma grande gueule, je me contente de vous apporter mon soutien moral.
-- J'aime autant pas, merci. Vous devriez plutôt rentrer chez-vous et vous plonger dans la lecture d'un bon livre.
-- C'est maintenant qu'il faut agir, lieutenant, insiste-t-il à voix basse. Pendant qu'il nage encore en pleine euphorie et s'imagine s'en être tiré.
-- Je vais y téfléchir, dis-je et je liquide mon verre. Content d'avoir bavardé avec vous, Bill.
-- D'accord, vous allez y réfléchir, déclare-t-il d'un ton d'un écrasant mépris. Mais est-ce que vous allez agir ?
Je me lève et sors du bar. Le défi lancé à votre virilité, c'est vraiment un truc d'adolescent, je songe. La plupart des flics vraiment courageux que j'ai connu au long de ma carrière sont morts. Alors pourquoi ce dernier vanne lancé par Petrie m'a-t-il donné envie de lui casser la gueule ? Puérilité vanité de mâle, je m'efforce de m'en convaincre. Mais je dois faire un bel effort pour résister à une irrésistible envie de retourner au bar pour lui casser la figure.

Je me tape un sandwich au rosbif dans un snack, suivi de trois cafés. Je me dirige ensuite sans me presser vers Valley Heights et y arrive avant sept heures. Si j'ai bien calculé mon coup, le dîner devrait être terminé, mais peut-être n'en sont-ils pas encore au grand jeu. Je me gare à coté d'une Lincoln grise et me dirige vers le perron. Personne ne réponds à mon coup de sonnette et, après avoir sonné quatre fois, j'en arrive à la conclusion que personne ne viendra m'ouvrir. Je me suis donc grossièrement trompé ou alors ils sont allés dîner au restaurant. Mais la Lincoln est toujours là. La soirée est chaude. Peut-être dînent-ils dehors à coté de la piscine.
Je contourne donc la maison, émerge sur le patio, à l'arrière, et ils sont là, en effet. Cotlow porte un short de bain écossais et son ventre blanc déborde par dessus la ceinture comme une baudruche défonflée. Alyson Lloyd porte un bikini blanc qui contraste joliment avec sa peau bronzée....

 Carter Brown, présentée par Nettoue. Nous retrouverons Al Weeler dimanche 7 Juin. Et demain, une toute nouvelle série. Je vous embrasse mes amis. Et n'oubliez pas vos com et votez Weborama. Merci




Par Nettoue - Publié dans : entre parenthèse
Coucou, ne pas oublier Nettoue, et hop, un p'tit com. - Voir les 17 commentaires
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