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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 05:19
  Le cochon qui rêvasse.

Après avoir laissé la jeune vietnamienne torturée par cette vieille peau de madame Mayhew, aux bons  soins de l'auxiliaire de police et l'horrible mégère à ceux d'un fourgon attachée à la prison du comté, le lieutenant se rends aux autres adresses inscrites sur le liste des personnes,  régulièrement visitées par Stevenson

Je fais chou blanc aux deux adresses suivantes. Personne à la maison. Le dernier appartement se trouve aussi dans un immeuble panoramique de grand luxe. La porte m'est ouverte par une soubrette noire qui me considère d'un air très hautain.
-- Miss Jenny reçoit personne qu'ait pas rendez-vous, dit-elle.
-- Elle me reçevra, dis-je et j'exibe mon insigne.
-- Merde ! (La bonne a l'air vraiment consternée.) Qu'est-ce qui s'est passé ? Quelqu'un n'a pas payé ?
Je la suis dans le living-room qui est d'une si exquise féminité qu'il m'en fait mal aux seins. La soubrette disparaît dans la chambre à coucher et reviens trente secondes plus tard.
-- Elle arrive, dit-elle, puis elle m'examine d'un oeil critique. Vous n'avez vraiment pas l'air d'un gars de la brigade des moeurs.
Quant à elle, elle n'a pas l'air d'une bonne, avec sa coiffure afro, son visage pétillant d'intelligence, et ce corps élancé de panthère prête à bondir.
-- Vous gardez l'uniforme pour les visiteurs inattendus ? je lui demande.
-- Je sais pas de quoi vous parler, mec, dit-elle.
-- Merdé ! Je m'exclame en imitant son accent. C'est vrai, ça ?
Elle a un petit rire.
-- En général, on ne travaille que sur rendez-vous. Mais de temps en temps, on accepte un miché qui arrive directement de la rue s'il est recommandé. Mais il faut d'abord se renseigner un peu, et ça l'impressionne toujours d'être reçu par une ffemme de chambre. Ça nous donne le temps de vérifier ses références. Vous pigez ?
-- Je pige.
-- Quelquefois rien que pour rigoler, Jenny met l'uniforme de femme de chambre et leur ouvre la porte. Il y a des michés que ça rend drôlement nerveux. Surtout si c'est des gentleman du sud. Vous vous rendez compte, Ils entrent dans une chambre et trouvent une nana noire qui les attend, pendant que la bonne blanche est encore en train d'accrocher leur chapeau dans l'entrée.
La porte de la chambre s'ouvre et une rouquine apparaît, longue et gracieuse ; ses cheveux d'or roux négligemment sur ses épaules. Elle a une peau d'un blanc crémeux et un corps ferme. Le soutien-gorge de dentelle noire qu'elle porte est parfaitement inutile : ses seins tiennent tout seuls et son bikini également en dentelle noire est si petit que je vois une frange de poils roux déborder du sommet.
-- Une descente de police, demande-t-elle d'un ton animé. Je croyais avoir des relations.
-- Rien de tel, dis-je. Je suis le lieutenant Weeler du bureau du shérif, et j'enquête sur une affaire d'homicide.
-- Personne n'a été tué ici, lieutenant.. (Elle s'assoit sur un divan recouvert d'un tissu éclatant et croise ses jambes fines, faisant ressortir un peu plus la touffe de poils roux contenue à grand peine par le bikini.) Mais vous venez de restaurer ma foi dans les pots de vin et la corruption, si ça peut vous faire plaisir.
-- Ne sois pas trop maligne, mon chou, déclare la fausse soubrette. Il n'est pas idiot.
-- Un nommé Clyde Stevenson, dis-je.
Les yeux de la rouquine s'arrondissent.
-- Il est mort ?
-- Et tu croyais que tu allais finasser, commente la fausse soubrette d'un air réprobateur.
-- Ta gueule,  Delilah ! fait sèchement la rouquine.
-- Délilah ? je bredouille.
-- C'est un gag entre-nous, dit Delilah. Quelqu'un a tué Stevenson, hein ?
-- Qu'est-ce qu'il était, pour vous autres ?
-- Un contact, répond Jenny. On s'est installées ici il y a environ six mois. On ne tenait ni l'une ni l'autre à travailler pour un mac, ce qui nous rendait la vie vraiment difficile à Los Angelès. Si on a envie d'un peu d'amour en dehors du boulot, on peut toujours se débrouiller toutes seules, sans problème. Ce Stevenson est apparu de nulle part, une semaine à peu près après notre arrivée à Pin City. On l'a pris pour un miché et il a très bien joué les michés. La bonne dose de nervosité et td'épate, vous voyez se que je veux dire ? Il nous a donc sautées à tour de rôle, le temps de se taper un verre entre les deux, et ensuite il a eu le culot de dire qu'il avait simplement voulu vérifier la marchandise. Delilah a failli lui ouvrir la gorge avec un couteau de cuisine, mais la dessus, il nous a fait une proposition.
-- Il est vraiment gonflé ! fait Delilah avec un petit rire de gorge. Il vendait des spécialités, qu'il a dit.
-- Il se spécialisait dans la vente des reves, précisa la rouquine avec un léger sourire. Il a déclaré qu'on arrivait sûrement en tête de liste des rêves de bien des gars et il nous a proposé un marché. Il n'était pas maquereau et ne prenait pas de pourcentage. Tout ce qu'il demandait,  était de coopérer. Donner à ses clients la priorité et être disposées toutes les deux à circuler, à aller s'occuper de ses clients dans leurs hôtels, des truècs de ce genre.
-- Pas de problème, dit Delilah. On se déplace avec nos instruments de travail.
- Quel genre de clientèle fournissait-il ? je demande.
-- Ça dépendait, répond Jenny. Un miché c'est un miché, pas vrai ?
-- Stevenson garantissait toujours le paiement, enchaîne Delilah. Ce qui nous simplifiait énormément la vie.
-- Il va nous manquer maintenant qu'il n'est plus là, déclare Jenny désolée.
-- Avez-vous jamais rencontré un certain Lloyd ?
Elles secouent la tête.
Je le leur décris.
-- Ah oui, acquiesce Delilah. Il est venu vers quatre heures vendredi dernier. Tu n'étais pas là. Il cherchait Steveson. On sentait que ce n'était pas un client comme les autres. Il a dit s'appeler Smith. j'ai d'abord pensé que c'était un flic mais il n'avait pas l'air assez vachard ! J'ai donc joué la vraie conne et dis que je ne connaissais pas Stevenson.
-- Avez-vous aussi rencontré Cotlow ? un petit gros avec des cheveux carottes ?
Le téléphone sonne, Delilah prend le combiné en main. Brusquement son visage se fige.
-- Rappelle dans une demi-heure, dit-elle, et elle raccroche. Je viens de parler à un fantôme dit-elle rageuse. C'était Stevenson qu'est-ce que vous en dites, lieutenant ?
-- Vous vous trompez, dis-je vivement. Je ne vous ai jamais dis qu'il était mort. J'ai simplement dit que j'enquêtais au sujet d'un meurtre... Vous avez supposé que c'était lui la victime....

Carter Brown, présenté par Nettoue. la suite de Al Weeler dimanche 24 Mai Demain nous retrouverons, (Je me suis laissé dire...) Je vous embrasse mes amis et n'oubliez pas vos com, et votez, Merci




Par Nettoue - Publié dans : entre parenthèse - Communauté : Les chroniques de la meute
Coucou, ne pas oublier Nettoue, et hop, un p'tit com. - Voir les 23 commentaires
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