Samedi 2 mai 2009
6
02
/05
/Mai
/2009
04:18
Le cochon qui rêvasse.
.... Non répond-il, il était vraiment en mission.
-- Racontez-moi un peu.
-- Extrêmement confidentiel. Je vais être obligé de m'en occuper, je suppose, maintenant que Nathan n'est plus là.
-- Je suis un lieutenant extrêmement discret. Alors racontez-moi un peu.
-- Je ne peux pas. Désolé, lieutenant.
-- Et bien, soyez désolé. Allons-y.
-- Où ça ?
-- Poursuivre cet interrogatoire au bureau du shérif. Vous m'avez dit que vous connaissiez vos droits, mais d"après le règlement, je dois vous les faire connaître, par conséquent...
-- Minute ! Glapit-il. Je veux appeler mon avocat.
-- Et bien, appelez-le.
Les yeux étrécis, il me dévisage.
-- Vous parlez sérieusement ?
-- Tout à fait sérieusement. Vous êtes le suspect n° un dans une affaire d'homicide Cotlow, et vous refusez de coopérer. Nous allons donc nous rendre au bureau du shérif et je recommencerai à vous
poser des questions, mais cette fois, vous répondrez , - ou votre absence de réponse - seront enregistrées officiellement.
-- Oh ça va comme ça, fait-il en agitant une main folle dans ma direction. Asseyez-vous donc, lieutenant.
-- Parlez-moi seulement de l'affaire sur laquelle travaillait Lloyd, je réplique d'un ton rogue.
-- Nous avons essayé de nous spécialiser dans les missions industrielles, commence-t-il. On nous en a confié plusieurs et nous avons obtenus de bons résultats. Mais nous ne pouvons nous pérmètre de
rester assis sur nos culs à attendre qu'elles se présente, n'est-ce pas ? Nous acceptons d'autres boulots. (Il allume une autre cigarette.) Cette femme s'est donc amenée au bureau il y a environ
une semaine; elle pensait que son mari la trompait et voulait le faire suivre. Elle a versé des arrhes substantiels et nous avons confié la mission à Petrie.
--- Comment s'appelle-t-elle ?
-- Marie Steveson. Petrie suivait le mari dès l'instant où il quittait la maison le matin jusqu'au moment où il rentrait le soir. Elle nous avait dit dès le début qu'il ne sortait jamais le soir
sans elle, donc on pensait qu'il se contentait des cinq à sept. Au bout de deux jours, nous avons jeté un coup d'oeil sur les rapports de Petrie - Lloyd et loi - et nous avons dégoté quelque chose
de bizarre.
-- Bizarre ?
-- D'après Marie Stevenson, son mari était représentant. Un représentant qui réussissait très bien, et c'est peut-être cette réputation qui a éveillé nos soupçons. Aucune des visites qu'il faisait
ne semblait logique. Qu'est-ce qu'il pouvait bien vendre ?
-- Où allait-il ?
-- Un ou deux bars, trois ou quatre appartements privés - et il ne restait jamais suffisamment longtemps pour se taper la locataire, même si c'était toutes des femmes seules ! - et un chantier de
construction à sept kilomètres de la ville le long de la nouvelle autoroute. C'est dingue !
-- Il vendait peut-être du bonheur aux coeurs solitaires ?
-- Nous en avons discuté avec Petrie. C'est un ancien flic. Avec sa jambe en fer blanc, il ne pouvait plus travailler dans la police de New-York, où en tous cas faire se qui l'intéressait. Petrie
pensait que le gars devait être une sorte d'encaisseur. Un racket de protection peut-être, (Cotlow aspire une profonde bouffée de fumée.) Comprenez-moi bien, lieutenant. Petrie estimait que on
aurait du prévenir les flics, mais nous n'étions pas de son avis. Nous avions des responsabilités envers notre cliente, et nous n'avions aucune preuve. Mais Lloyd a jugé qu'il valait mieux ôter
l'affaire à Petrie et sen occuper lui-même.
-- Et qu'a-t-il découvert ?
-- Je ne sais pas. (Il hausse les épaules en un geste expressif.) Ça ne remonte qu'à une semaine. Les deux premiers jours où Petrie a été sur l'affaire, c'était du travail de routine. Ensuite,
quand il s'est mis en tête qu'il fallait prévenir les flics, Nathan a prit la relève. C'était un vendredi et Stevenson, comme les deux jours précédents, s'est comporté exactement de la même façon.
Nathan a interrompu la filature pendant le week-end, parce que la cliente nous avait dis que son mari restait toujours avec elle pendant le week-end. Lundi soir, Nathan est revenu au bureau vers
six heures du soir et il était vraiment excité. Il avait découvert quelque chose m'a-t-il dit, quelque chose de vraiment important. Mais il n'a pas voulu me dire quoi. Il voulait vérifier de plus
près, et pour ça, il fallait qu'il parte quelques jours. Je n'ai pas essayé de discuter. Quand Nathan était de cette humeur là, il était inutile d'insister. (Il fait la grimace.) En plus Nathan a
toujours eu une sorte de flair pour ces choses, lieutenant.
-- Vous êtes resté en contact avec madame Steveson ? je lui demande.
-- Pas depuis qu'elle nous a engagés. Elle a fait un premier versement très généreux, comme je vous l'ai dit. Je suppose que nous lui devons de l'argent, ou alors il faut continuer l'enquête. Elle
nous a demandé de ne pas la contacter avant d'avoir la preuve absolue que son mari la trompait, à moins d'avoir acquis la conviction que ce n'était pas le cas. Si au bout de quinze jours nous
étions arrivés à la conclusion qu'il ne la trompait pas, elle s'estimerait satisfaite......
Carter Brown, présenté par Nettoue. La suite de Al Weeler, lundi 4 Mai. Demain nous serons < En direct de l'assemblée nationale > . A bientôt mes amis et
n'oubliez pas vos com. Et < cliquez le panier du chaton > Merci
Par Nettoue
-
Publié dans : entre parenthèse
-
22
Derniers Commentaires