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Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /Avr /2009 03:46
Le cochon qui rêvasse !

J'y vais, dit Murphy. Ca doit être les gens du panier à viande, dans leurs jolies blouses blanches.
-- Je demanderai le projectile à Doc Murphy quand il aura terminé l'autopsie, dit Sanger.
-- Le contenu de ses poches également, dis-je. J'ai déjà son identité, alors pas de panique.
-- Je me demande l'effet que cela lui a fait. (Ed enlève ses lunettes et entreprend de les nettoyer méticuleusement avec son mouchoir.) Le pistolet devait être appuyé contre son front, pas vrai ? Ensuite celui qui l'a tué l'a fait entrer à reculons dans la penderie, lui a dit de s'asseoir par terre et a pressé sur la détente. Il savait donc ce qui allait lui arriver.
-- Ca va faire mauvais effet dans votre rapport Ed, lui-dis avec tristesse. Vous savez bien que les flics ne sont pas autoriser à avoir de l'imagination.
Les gars en jolies blouses blanches entrent dans la pièce. Je les regarde se bagarrer avec le rigor mortis pour installer le mort sur une civière. Ils rabattent ensuite un drap sur lui et l'embarquent.
-- Je rentres chez-moi où m'attend fièvreusement ma femme nymphomane, annonce Doc Murphy.
-- Elle est myope, en plus, j'annonce à Ed Sanger que ce renseignement laisse froid. Il a fait exprès de piétiner ses lunettes il y a environ trois mois. Maintenant elle le prend pour Paul Newman affligé d'une laryngite.
-- Un et un deux, dit Murphy. N'oubliez pas , Al. C'est une statistique d'un interêt vital en se qui concerne votre vie sexuelle. Sinon vous pourriez devenir aveugle, ou bien il vous poussera des poils dans la paume des mains.
-- Dires-moi adieu, Paul, je lui demande.
-- Adieu, Paul, dit-il.
-- Il faut que je file moi aussi, dit Ed Sanger. Pourquoi est-ce que vous dites toujours des cochonneries quand vous êtes en présence d'un cadavre, tous les deux ?
-- La masturbation n'est une cochonnerie que si on trouve ça cochon, Ed, je réplique d'un ton pressant. Si seulement vous vouliez bien l'avouer carrément et reconnaître que c'est agréable, vous ne seriez plus obligez de vous raser la paume des mains tous les matins.
-- Il vous fait marcher, Ed, intervient Murphy. Si on dit des cochonneries en présence d'un cadavre, en réalité, c'est parce-que l'on est tous les deux nécrophiles.
-- Merde ! s'exlame Ed d'un ton découragé. J'aurais mieux fait de me taire.
Je les accompagne tous les deux jusqu'à la porte d'entrée que je referme derrière eux. Je retourne ensuite dans le living-room. Etant donné le nombre de pièce, de toute façon, le choix est limité. Julie Trent, manifestement, a suivi mon conseil et déjà liquidé la moitié de son deuxième verre. Elle est étendue en arrière, dans le fauteuil, les jambes croisées. A peu de chose près, j'obtiens la réponse à la question intrigante que je me pose depuis le début : porte-t-elle ou non une culotte ?
- Ils sont partis ? demande-t-elle.
-- Oui.
-- Et ils ont emmené... Nathan... avec eux ?
-- Bien sur.
-- Je suppose que je devrais être en larmes, dit-elle. Mais je n'ai pas envie de pleurer.
-- Vous voyez qui pourrait avoir envie de le tuer ? je lui demande.
Elle secoue la tête.
-- Personne. Sauf sa femme, peut-être ? Et comme vous disiez, si c'est elle qui l'a tué, ce serait un peu gros d'avoir laissé ce mot.
-- Il était déjà venu ici ?
Elle tique.
-- Seigneur ! C'est épouvantable, je reconnais. Une ou deux fois. En coup de vent.
-- Que s'est-il passé ?
-- Vous êtes obsédé, lieutenant ! Oh, bon, d'accord. Oui, nous avons couché ensemble, si vraiment vous tenez à le savoir.
-- Qui d'autre aurait pu être au courant de vos relations ?
-- Sa femme sûrement. Et tous les gens du bureau sans doute. On essayait bien d'être discret, mais avec trois personne en permanence, ça devait se voir, probablement.
-- Et le voyage à L A, était vraiment un voyage d'affaire?
-- Pour Nathan, oui. Il n'avait pas vraiment besoin de moi, je suppose, mais c'était l'occasion rêvée..
-- J'ai bien aimé votre version de cette dernière soirée, où vous aviez trop bu tous les deux et c'est comme ça que c'est arrivé. Il s'en dégage une sorte de pathos sans aucune trace d'originalité. Vous pourriez peut-être la vendre à un magazine spécialisé ?
-- Vous êtes un vrai salaud, lieutenant, dit-elle d'un ton pincé.
-- C'était du sérieux ? je demande. Il songeait à divorcer ?
-- Surement  pas. Sa femme est pourrie de fric, et même si son affaire marchait bien, il n'aurait jamais pu gagner autant d'argent que sa femme en avait. J'étais le repos du guerrier.
-- Comment s'appèle sa femme ?
-- Alison. Elle est brune et maigre comme un cent de clous. A voir la façon dont elle se conduisait au bureau. On aurait cru qu'elle avait une gousse d'ail sous le nez en permanence.
-- Je ferais bien d'aller lui annoncer la nouvelle, je suppose.
-- Elle va être aux anges ! dit-elle avec amertume. Le corps de son mari découvert dans la penderie de mon appartement !

Il est environ huit heures du soir quand j'arrive à la maison de Valley Heights. Une demi douzaine de voitures sont garées devant et une chaîne stéréo diffuse à plein tubes une musique frénétique. Je sonne sans grand espoir d'être entendu dans tout ce boucan. Là-dessus la porte m'est ouverte par une blonde petit format, arborant un bikini qui pourrait aussi bien ne pas exister...

Par Carter Brown,  présenté par Nettoue....(La suite du lieutenant Al Weeler, lundi 20 Avril...  Demain, < En direct de l'Assemblée nationale, Nettoue pose des questions. >)

A bientôt mes amis et n'oubliez pas vos com, et < votez le panier du chaton >, Merci





Par Nettoue - Publié dans : entre parenthèse - Communauté : Vive le désordre !
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