Dimanche 5 avril 2009
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Sur les flancs des coteaux ou sur les immenses prairies où ne se posaient pas encore, toutes ces choses en fer et béton abîmant le paysage, la terre se
devait herser, labourer, fumer et surtout, donner son lot de participation à la vie de tous.
Dans les villages plus retirés où ne se grappillaient qu'un lopin de terre, petit paradis de chacun, travaillé de la première lueur du jour, à son dernier rayon
de lumière, la sagesse voulait, qu'en campagne on se préoccupa, plus à soigner les bêtes que soi !
Dans ce vécu rural, rustique et émouvant de courage silencieux, où le bon sens se collait à la semelle des sabots, au savoir-faire, et aux sourires campagnard, chacun
participait activement à la vie commune !
Cela, parait bêtement démodé à présent, mais on s'entraidait...
Se préoccupait moins de l'apparence et se parait au plus pratique. Le plus chaud l'hiver, le moins encombrant l'été. Les habits du < Dimanche >, se portaient le
dimanche et duraient une décennie.. Du moins aussi longtemps, que les choses de la vie n'incrustaient pas de bourrelets à la taille des dames, et ne gonflaient pas les bedaines
masculines.
Beaucoup même, se contentait de se la mettre au dessus de la ceinture du pantalon. Petites astuces qui en plus de les rendre croguignolets, leur donnait l'apparence de se porter constamment
un coussin rempli de noyaux de pêche, du dessous de bras, au nombril !
Néanmoins, en se qui concernait ces messieurs, ils leur fallait bien se faire couper les cheveux de temps à autre. Au printemps notamment, afin de ne pas confondre au moment de la castration, dès
lors que des mèches collées par la sueur risquaient leur obstruer la vue, les tétines de la Noiraude, avec les attributs sexuels des veaux !
Alors, on se rendait chez la Justine, laquelle se possédait une belle collection de bols de taille différente, tout autant qu'un tour de poignet aussi précis qu'infatiguable ! Et l'on prenait
place, dans sa vaste cuisine au sol recouvert d'un planché usé, sur un haut tabouret. A partir de là, la chose se devenait importante. Dame ! Il se fallait alors, se trouver le bol approprié, à la
circonférence de la tête à couper, et en rapport avec la coupe demandée !
...., Tu te l'a veux comment, ta tignasse pleine de mites ? A ras le front ? Bien haut au dessus des oreilles ? Faut que j'me choisisse le bol moué !
Ensuite l'essayage se pouvait débuter. Il ne demandait que peu de temps et la coupe encore moins. Car le ciseau s'arrangeait pour tournicoter autour du modèle en un ou deux jets de ciseaux. Un
dernier découpage, sur le sommet du crâne une fois le bol enlevé, et l'oeuvre était parachevée.
La séance se terminait alors, par un petit coup de gnole, pendant que l'Alphonse, toujours tombé à pic, se racontait l'histoire du jour.
... C'est l'vieux Jules qui s'en vient de se r'mettre l'âme au seigneur, et qu'son épouse s'va en ville, pour faire mette l'avis de décès, dans l'journal local.
Arrivée, d'vant la réceptionniste r'vêtue de ses biaudes de tous les jours, et en sabots, la Josèphine, explique :
...., C'est à cause de mon pov Jules, y faut que j'mette un mot pour lui !
...., Ouiiiiii, c'est cinq sous le mot !
...., Bon gueux de bon gueux ! S'qu'c'est cher ! Mettez, (Jules mort ) Alors !
...., Je m'en vais consulter mon chef, car je ne crois pas la chose possible .
La dame de l'accueil s'en va donc quérir l'avis d-i-celui, s'en revint, annonce :
...., Bon, mon chef, veut bien ajouter quatre mots, pour le même prix.
...., C'est gentil ça, Z'êtes sur qui m'va rien d'mander de plus ?
...., Parfaitement c'est un cadeau !
...., Ah! Ben ajoutez... Jules mort, tracteur neuf à vendre !!!
A bientôt mes amis et n'oubliez pas vos petits com et < Votez le panier du chaton >
Par Nettoue
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Publié dans : Je me suis laissée dire...
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