Roses
J'ai voulu ce matin t'apporter des roses,
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes,
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir,
Les noeuds ont éclatés, les roses envolées,
Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées,
Elles ont suivis l'eau pour ne plus revenir,
La vague en a paru rouge et comme enflammée,
Ce soir, ma robe encore, en est enbaumée,
Respires-en sur moi, l'odorant souvenir
Afin que dans tes bras, je puisse m'endormir...
Pour demain m'éveiller dans ton sourire
de Saadi

Elle était celle du voyageur égaré ou non, accompagné de sa misère, souvent et seul sur les routes... Ce pouvait être, celle
destinée à celui ayant marché tous le jour vers un plus loin, espéré meilleur... De même, qu'à un quelconque colporteur, marchand ambulant ou vagabond !
Elle était en somme, pour celui qui s'en venait frapper à une lourde porte de bois, au travers de laquelle souvent, filtrait les lueurs vacillantes de lampes à
pétrole posées de part et d'autre, d'une longue et solide table de ferme, autour de laquelle, se restauraient, fatigués mais contents, les membres d'une maisonnée ayant oeuvré depuis le petit
jour.
L'on y frappait jamais en vain, puisque vous ou un autre étiez attendu
A part, le visage de celui venu ouvrir grande cette porte, d'une hospitalité indiscutable de même que jamais discutée, les têtes se levaient à peine, car les bouches occupées à avaler la soupe aux choux et aux haricots, parfois agrémenté d'un morceau de lard, avec un grand bruit de succion, ne prenaient pas le temps de s'étirer sur un sourire.
Mais jamais, la place derrière
l'écuelle vide qui attendait l'hôte de passage n'était ignorée.
A peine assis, las, affamé, souvent crotté par l'humeur des temps et du chemin, la soupe était versée à ras le bord et une tranche de pain noir, coupée à la grosse
miche trônant au milieu de la table, aussitôt posé à coté...
Il n'était pas d'usage que l'on demanda quoi, que ce fut ! L'étranger, était venu se poser là, parce-qu'il avait faim, froid et cherchait un coin pour passer la
nuit.
On le lui offrait volontiers, dans la grange, là où se fleurait bon le foin et la paille de l'année. Parfois même, si la situation s'y prêtait l'invité de dernière minutee de la veille, se pouvait rester plusieurs jours et dans ce cas là, aider selon la saison, aux travaux quotidiens de la ferme.
Il se pouvait aussi, si quelques marchés ou foires se trouvaient à égayer le rude labeur quotidien, que le vieil Alphonse, qui n'attendait que cela condition d'être
convenablement abreuvé, se décide à raconter assis sur une des chaises du bistrot tenu par l'Alvina, une de ses bonnes histoires paysannes, cent fois entendues mais qui faisaient toujours autant
rire, qu'il y soit convié afin de s'en repartir le coeur plus content.
Elle se passait dans la montagne, d'un soir de brouillard à couper au couteau ! Celui, où un touriste égaré, aperçoit une petite cabane de bois fatiguée, et à laquelle, il décide de frapper
pour demander de l'aide. Et c'est alors, que de l'intérieur, une voix contrariée, aboie :
...., Quoi, qu'est-y-qu'tu veux, à c't'heure ?
Le touriste est étonné, car on lui a toujours vanté les hospitalité paysanne et
montagnarde. Donc, inquiet de ce fait, il insiste avec l'espoir de s'adresser à une autre personne :
...., Votre dame, est-elle là, mon brave ? J'ai juste un renseignement à lui demander... Que merdasse ! C'est la même voix qui répond.
...., Ah! Non, elle est sortie, quand ch'uis rentré !
...., Alors votre fils, peut-être ?
...., Ah! Non plus, Il est sorti quand ma Josette qu'est entrée !
...., Bon!, Votre fille alors
...., Ah! Qu'non, ma fille s'en est allée, quand mon vaurien d'autre fils est rentré
Énervé, le touriste s'exclame : Alors dans cette maison, vous ne vivez donc jamais ensemble ?
--- Ah! Que si, mais dis-moi mon p'tit gars, chez-toi à la ville, au < petit coin >, vous y allez tous ensemble ?
A demain mes ami(es), merci de votre fidélité et n'oubliez pas combien vos
commentaires me font plaisir !
Les humoristes de Laurent Ruquier...
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