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La couleur des mots ...

Roses

 

J'ai voulu ce matin t'apporter des roses,
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes,
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir,

Les noeuds ont éclatés, les roses envolées,

Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées,

Elles ont suivis l'eau pour ne plus revenir,

La vague en a paru rouge et comme enflammée,

Ce soir, ma robe encore, en est enbaumée,

Respires-en sur moi, l'odorant souvenir

Afin que dans tes bras, je puisse m'endormir...

Pour demain m'éveiller  dans ton sourire 

 

de Saadi

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Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /Mars /2009 05:32

Le compagnon de Bertrand, Jean de Bouchet à les cheveux roux de son père, et quoique leur forme diffère, les yeux taillés dans le même éclat de pierres précieuses que ceux d'Airelle !

C'est un beau garçon à l'allure proclamant haut, une noblesse ayant fait ses preuves !

A, les observer, superbe jeunes coqs plein d'audace, Saint-Amant s'irrita silencieusement de l'actuelle illusion de son amie. °°°°, Louise ma charmante, mon utopiste... ! Jouer les Catherine de Médicis demande Dieu merci, des dons que vous n'avez pas ! Et une expérience que votre mignonne filleule n'aura jamais ou beaucoup, trop tard ! Et votre fils est un Percenal... Si vous vouliez en avoir un,  se contentant de regarder pousser ses champs, une main sur ses écus et l'autre sous le jupon d'une jouvencelle, il ne fallait pas le faire engendrer par un aigle ! Volant plus bas, un canard eut mieux fait l'affaire... Puis, il répliqua à l'insolent :

...., Par ma foi, monsieur le marquis, vous voilà bien content de moi. Et si je m'en réjouis, je m'en étonne aussi ! Car habituellement, c'est de vous-même que vous êtes le mieux satisfait !

Les yeux châtaigne flamboyèrent et les lèvres durs se crispèrent sur un sourire forcé. Le ton pourtant, resta à la badinerie.

...., Or ça, monsieur, me chercheriez-vous querelle ?

...., Certes pas. Voyez-vous, Bertrand, j'ai la vanité de me croire assez d'intelligence pour réfléchir avant d'agir !

...., Et c'est vous monsieur, qui m'accuser de me porter trop de complaisance ?

Mi-fâchée, mi-rieuse, car le jeu n'était pas nouveau, Louise intervint :

....,Allons, cessez de vous chamaillez, et puisque Bel ami, vient de m'enchanter d'une bonne nouvelle. Séguier, s'en est allé au diable vauvert, alors, prenons quelques dispositions pour rendre, dès ce soir, la liberté à nos invités forcés.

La réponse de Bertrand claqua tel un coup de fouet !

...., Vous, ma mère avez assez fait pour eux ! Souffrez que Jean et moi, prenions le relais. Par Jupiter, se mêler d'aider des révoltés, n'ait point là, occupation de dames,  En tous cas, pas celles de la marquise de Perceval, alors qu'elle a un fils pour le faire !

Jamais, le petit marquis n'avait été  plus sympathique à Saint-Amant, qui tout en appréciant, souffrit du tourment si visible de son amie. Laquelle, resta interdite une seconde avant, de sentir s'affoler son coeur, exala un pauvre.

...., Mais voyons, Bertrand !

...., Oui, qui a-t-il là, d'aussi étonnant ?

...., Mais enfin, si une indiscrétion se venait à être commise, à moi, ne sera reproché que d'avoir oeuvré dans la charité. Tandis, que vous serez accusé d'avoir aidé Longueville, le parent de votre parrain de Bouchet. Ou même, celui-ci. ... Oh Mon Dieu !  Ses doutes la reprenaient ... En voyant autant de (nus pieds), se réfugier sur leurs terres à Francois de Bouchet et elle, elle avait voulu croire à un hasard ! Qu'aux châteaux de Fresnay et de Beaumont-sur-Sarthe, et Sillé, la chose était identique !

Elle avait toute les raisons de le croire, car jusqu'ici, le comte de Bouchet, par légèreté, goût de la chasse et du confort ne céda jamais, aux instances intrigantes de la famille de son épouse. Il les trouvait trop turbulent et surtout liés aux Condé.

Mais, cela était avant que Richelieu n'abusa autant de la Normandie !

Elle regarda le jeune marquis et son compagnon, vit dans leurs yeux qu'ils venaient de prendre et pour toujours, la décision de ne plus laisser croire, être seulement impatient de jouer de l'épée , juste pour en voir étinceler la lame. Et parce-qu'en plus de la bravoure Perceval, son fils possédait aussi un peu de la sagesse d'Harcourt, elle trembla davantage...

Dans cette pèriode de France convoitée sans amour d'elle, l'occasion de comploter était devenue encore plus fréquente, que celle d'aller simplement sur le pré.

...., Si j'avais aidé au soulèvement des sauniers, vous m'auriez vu à leur tête maman. Ne vous inquiétez donc plus à ce sujet ! Dit enfin Bertrand... Par contre, il est vrai que se qu'il advint ensuite, nous a fait prendre conscience de la dictature impitoyable de Richelieu ! Il veut mettre la noblesse à sa botte ! N'a-t-il pas déjà, beaucoup fait en ce sens ? Nos privilèges s'amenuisent, les droits de notre parlement de normandie sont réduits à la portion congrue. On ne tient plus compte de nos charters, et si nous n'y prenons garde, nous allons nous retrouver bientôt, dans un régime de monarchie absolue !

...., Alors, continuez, à prodiguer vos charités ma mère, mais ne prenez plus à votre compte les risques qui me revienne par droit de naissance. J'ai déjà aidé le comte et Jean à se défaire des réfugiés et,...

Oh! Dieu, l'étrange peine ! Les mots flottent autour de Louise qui n'en ressent pas encore tout l'impact ! Elle, qui  a toujours souri de ces dames au flacon de sel, à portée de mains. doit à présent lutter contre l'oubli commode, d'une faiblesse à point nommé !

Et puis le sang afflue à ses tempes, et son coeur bat à grands coups. Elle est glaçée en dedans... Bertrand continue à parler... Il se saoule de mots, s'étouffe d'idéaux.

...., Les parents de Jean, viennent de partir pour quelques mois à Paris ! Mon parrain veut s'y faire une opinion de se qu'il vaut, en ce moment. Il veut aussi, tenter d'évaluer le degré de sincérité de l'entourage, Condé et Longueville !

Désertés de ses saveurs d'enfant, la voix du petit marquis, a prit des intonations de dureté nouvelle. Le désarroi de Louise est si évident qu'Eloïse et Saint-Amant font un pas en avant, puis s'arrête devant Bertrand qui déjà lui tend la main :

...., Ne soyez pas en peine maman, dit-il avec tendresse... Il fallait bien qu'un jour, votre fils devienne un homme...

A bientôt les amis. Fuxy, du < terriers des Renards >, est toujours privé de connexion, ne l'oubliez pas. Et pensez, à vos petits com et clics sur le paniers du chaton... Merci !




Par Nettoue - Publié dans : histoire coté jardin - Communauté : Vive le désordre !
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