Vendredi 6 mars 2009
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.En outre,ce cocufiage seigneuriale, se fit à une époque où Magloire, n'était pas sans reproche: avoir une
épouse des plus savoureuse, et aimant se laisser savourer, et refuser après l'avoir promis, de vivre dans la ferme, exploiter par sa belle-famille, sous
le prétexte de poursuivre, son négoce de colportage de dentelles, fût une erreur de jugement, dont il fut le grand responsable !
Bref, absent souvent , et souvent, longtemps, le miracle fut qu'il s'en revint cette année là, à point nommé, pour échapper au gloussement moqueur de ses proches. Et
Airelle, bien qu'un peu en avance se vint au monde munie, de son péché originel
Donc, revenu de ses errances et à plus de compréhension conjugale, Magloire s'initia aux travaux de la ferme, y prit goût et fini par remplacer son beau père devenu âgé.
...., Avec votre permission, madame la marquise, dit soudain Magloire.... J'aimerais marier la petite. La voilà sortie du couvent depuis un mois, et je... Enfin j'avais dans l'idée d'aller au
château quérir votre avis ! Sa mère a insisté pour attendre encore un peu !
Sa voix trahissait son dilemme. Il voyait bien que le travail de la ferme, ne convenait pas à sa fille. D'ailleurs, en la voyant grandir, si pleine de différence, il avait jadis formé le projet
d'en faire une dentellière. En la mettant dès l'âge de six ans, chez un mercier protestant de la ville.
Louise s'y était opposée. Ces apprentissages prenaient l'enfance des fillettes et souvent, leurs yeux plus tard ! Et la décision de lui donner éducation et instruction chez les Bénédictines, afin
que plus tard, dot à l'appui, elle se puisse épouser, un honnête bourgeois, fut prise.
Passionnées les protestations d'Airelle, jaillirent dans un soudain profond silence.
...., Oh! Père, mais pourquoi ? Vous aviez presque promis de me laisser devenir, demoiselle de boutique !
Le fermier évita de la regarder, quand il répondit :
...., J'avais dis, peut-être... Et s'était avant que... Tu me dois obéissance ma fille, et mon désir est de te mettre, sous la responsabilité d'un mari. Madame la marquise et moi, en avions parlés
lorsque tu étais petite. N'est-ce-pas madame ?
...., Oh! Marraine, pria Airelle, en même temps qu'elle se laissait tomber à ses genoux. Par grâce, ne me mariez point encore !
Le geste fit envoler la coiffe blanche, et Louise eut les nattes somptueuses à portées de caresses. Elle n'y résista pas, et les dénoua le bout des doigts en joie ! Une merveille, une marée
de vagues ondulantes, parfumées, tièdes, qui firent pâlir les lueurs du foyer, dont elles volèrent les reflets !
...., Vous voyez bien, qu'il faut la marier... Répéta Magloire têtu avec un monde de sous-entendus dans la voix.
°°°°, Elle ne la déroute pas, elle l'effraie; estima Louise, qui en cela ne se trompait pas ! Et si je n'était pas là pour y veiller, il y aurait de quoi ! A-t-on, jamais vu, de paysanne semblable
? Conçues dans les même conditions certes, mais point réussie avec un tel bonheur !
Par Jupiter ! Nos gentilhomme feraient bien de faire preuve d'autant de sagesse que leurs fermiers, qui eux n'ensemencent, qu'à bon escient !
En un éclair, elle prit une décision, sur laquelle, elle préfèra ne pas s'appesantir, et qui ne fut en aucun cas, aussi désintéressé, qu'elle se le voulait paraître.
...., Relèves-toi, mon enfant, dit-elle... Et prépares tes affaires pour le dimanche de la semaine prochaine. Julius viendra te chercher.
Et comme effacée Simonette, esquissait un geste de timide interrogation, son époux la devança :
...., Que voulez-vous faire de la petite, madame la marquise ?
Louise fut prise au dépourvu, et sursauta. Ses gens ne l'avaient pas jusqu'à ce jour, habitués aux questions. Elle se leva, et fit face à l'homme dont le front n'était plus penché. Pis, dans ses
yeux sombres, à la place de la déférence habituelle, elle lu de la méfiance et oui... De la rancune.
...., Rien qui ne puisse te contrarier, mon ami, dit-elle séchement... Pour l'instant, je ne veux que lui éviter un mariage non désiré. Je comprends ton souci. Tu ne peux être aux champs et à
surveiller la beauté de cet enfant. Au château, elle sera bien.
L'ironie et la colère remplacèrent le doute, dans le regard de l'homme. De plus en plus surprise, Louise, devint mordante :
...., Se peut-il, Magloire, que le vent de la révolte semé par les sauniers te donne l'envie de souffler le tien ? Et dans ce cas, crois-tu faire preuve de justice ? Tu as aidé à caché les
fuyards, tu sais donc que nous soutenons leurs actions et les approuvons!
...., Sauf votre respect, madame la marquise, chacun sait que vous n'aimez pas les batailles ! Vos terres ont simplement été accueillantes !
...., Voyons Magloire, osa Simonette au supplice !
Airelle ne disait rien mais, ses beaux yeux qui allaient de l'un à l'autre exprimait son anxiété. ,Ses mains étaient crispées l'une contre l'autre. Derrière la vitre, attendant qu'on leur fit signe
d'entrer, se tenait Justine et Yvon, qui les soins donnés aux bêtes terminés, regardait, bouche bée, leur père tenir tête à la marquise de Perceval !
Laquelle, en proie à la surprise de sa vie, oscillait entre la colère et l'incrédulité ? Elle avait à de nombreuses reprises, constaté que son fermier était loin d'être sot. Mais de là, à suppose
qu'il se pouvait être assez subtile, pour l'avoir deviné, à se concocté des lendemain chantants, il y avait un monde de préjugés à surmonter.
Paradoxalement, qu'il fut aisé de survoler une aussi vague ébauche de projet, la conforta dans l'idée que prendre des mouches avec du miel, avait fait ses preuves. Elle toisa donc l'impertinent, et
hautaine, à la limite du dédain, dit, en appuyant sur les mots, pour se les rendre définitif.
...., Je veux en faire ma lectrice, et en profiter pour parfaire son éducation. As-tu, une objection à cela ?
...., Non, madame, accepta Magloire vaincu, non si vous promettez, que son intérêt est votre seul souci ! Et qu'on veillera sur elle, aussi bien que le ferais un mari
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Par Nettoue
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Publié dans : histoire coté jardin
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