Jeudi 22 janvier 2009
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Cette révolte faisait suite, à trente ans de guerre civiles, épidémies et famines. Alors, lorsque Richelieu reniant sa parole, institua ( La grande gabelle à la
place du quart-bouillon ), des mouvements de protestations, conduit par Jean Quétil, le chef des nus-pieds, éclatèrent sur les cotes de Normandie, s'étendirent aux campagnes, puis aux
villes....
De l'affaire des pauvres, elle devint , celles des riches et des magistrats, lesquels furent contraints de fournir, armes, hommes et chevaux ! Et la noblesse s'en
mêla....
Dame ! voir, un cardinal, ministre tout puissant, les envahir de son autorité grandissante, les énervait quelques peu !
Dans l'immédiat, la Marquise de Perceval, choisit une légèreté de ton, susceptible, selon elle, de dédramatiser la situation.
...., N'en faites rien, Bertrand, et de grâce, retrouvez votre sang-froid ! Richelieu, on le sait, puni sévèrement les duels qui ne le servent pas. A plus forte raison, s'ils risquent de mettre à
mal, son meilleur coquin. Et le chancelier Séguier, qui causa votre irritation de tout à l'heure, n'est certes pas le moindre !
En éloignant déjà, l'instant de tout à l'heure, Louise voulait aussi, en éloigner le souvenir... Le coeur battant, elle poursuivit :
...., Il faut avoir la main bien couverte, pour se la risquer dans le décolleté d'une reine, qui n'en a pas envie ! Il s'agissait, je vous l'accorde, d'en retirer une lettre, adressée à l'Espagne,
pour se plaindre de la France... Mais on ne tâte pas du sein royal, sans posséder de solides appuis !
...., Vous cherchez à me faire rire, maman, or l'envie ne m'en vient pas. Cependant, vous avez raison, Séguier n'est point homme d'armes. Je défierai, donc le général Gassion, ce boucher, qui après
avoir fait un carnage parmi, les nus-pieds, cette pauvre armée de la souffrance, lui envoya ses assassins, pour fouiller nos terres, et ce, en dépit de votre refus. Un outrage, qui se
perpétue en ce moment même...
Bertrand s'enflammait à nouveau. Cette fois, avec davantage de réflexion. Louise trembla en constatant, que son fils ne désarmait pas !
...., Le cas, sera aussi grave, dit elle, en enfouissant ses mains, sous le châle soyeux dont elle était couverte, afin qu'on ne vit pas leur peur.... En
exterminant cette partie de ces pauvres ramasseurs de sel, Gassion, vient de gagner son bâton de maréchal ! A peine auriez-vous, commencer d'ôter votre gant, que déjà vous serez embastillé ! Le
chancelier nous est arriver, nanti des pleins pouvoirs, et ceux dont il utilise les services, sont sous sa protection.
...., Seriez-vous fier de moi, si le risque encouru me faisait accepter les humiliations ? Par Jupiter ! L'honneur des Perceval, ne supporte pas d'égratignures.
...., Voici, un état de fait, dont je subi les conséquences, jadis. Et mon fils, il y a une différence, entre rechercher les dangers et se conduire, en gentilhomme ! Répondit Louise, toute emplie
d'amertumes.... Loin à la ronde, on sait que les hommes de votre famille ,voient rarement, leurs projets parvenir à terme. Vous n'avez que 18 ans, l'âge de voyager, de vous instruire de la vie du
monde d'ailleurs. Pas celui de faire le jeu de Richelieu, si empressé de prendre la noblesse en défaut ! Elle hésita, puis avoua :
...., Au demeurant, le présent de ce jour, n'est pas exactement, se qu'il semble être...
...., Pardon ? Interrogea Bertrand soupçonneux.
...., Asseyez-vous, pria Louise.... Vous êtes si grand maintenant, que vous regardez d'en bas, me donne le vertige.
S'était un mensonge, elle voulait simplement s'offrir, le plaisir de se le mettre, plus près des yeux !
Bertrand, obéit à regret. Il aimait et respectait sa mère, mais à la connaître avec un regard, moins naïf qu'autrefois, certains de ses actes, l'indisposait :
notamment, ceux où sous le couvert, d'extravagances, propre à sa nature, elle s'arrangeait pour le précéder, là où elle ne le voulait pas.
A quinze ans, cette sorte de déplaisir se fondent pas mal, dans la douceur de vivre des campagnes. Par ailleurs, l'obéissance due à une mère, de la trempe de la sienne, aide volontiers à l'oubli
!
Enfin, l'année précédente, tandis que menaçaient ses premières grandes crises d'indépendances, sa douce aïeule d'Arcourt mourut des suite d'une pneumonie et le merveilleux grand père Florimond
d'une chute de cheval.... Tandis, qu'il s'en revenait, de noyer sa peine, dans les joies diverses de l'auberge de la < Pomme d'or >, sise sur la place d'Armes de la ville d'Alençon.
Moments de grands chagrin, qui en une sorte d'hommage posthume, poussèrent Bertrand à suivre les conseils, qu'il lui prodigua durant tant d'années.
Il chassa à court, avec les châteaux d'alentours, la Marquise étant elle-même, un bon fusil, l'y encouragea vivement. Il ripailla d'abondance, tenta de s'intéresser à la gestion de ses terres. Il
est à présent, le maître du château de < Bois aux nids >, et de tous les biens s'y rapportant : l'oncle militaire d'Harcourt n'y prétendant pas, dès lors qu'il est assuré de toucher sa
rente... Se rapprocha, d'encore plus près des beautés en fleurs, s'attardant à moissonner, glaner ou flâner, dès qu'elles le devinaient à proximité.
...., Pardon ? répétât-il, d'une voix sévère....
A bientôt mes amis, et n'oubliez pas, vos petits com et clics, Merci
Par Nettoue
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Publié dans : histoire coté jardin
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