Roses
J'ai voulu ce matin t'apporter des roses,
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes,
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir,
Les noeuds ont éclatés, les roses envolées,
Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées,
Elles ont suivis l'eau pour ne plus revenir,
La vague en a paru rouge et comme enflammée,
Ce soir, ma robe encore, en est enbaumée,
Respires-en sur moi, l'odorant souvenir
Afin que dans tes bras, je puisse m'endormir...
Pour demain m'éveiller dans ton sourire
de Saadi
Sa majesté dort . Sommeil de juste ou pas,elle s'en tape le coquillard, comme toutes les majestés, ou presque ! Si le bien-être de leurs sujets ou administrés-concitoyens et surtout électeurs, étaient leur soucis primordiaux, cela se saurait...
Beauchamps le valet de Louis XIV, à l'envié bonheur de lui servir de réveille-matin. Il lui faut donc s'acquitter de cette haute fonction, dès huit heures juste, en disant d'une voix respectueuse.
---, Il est huit heures, sire, réveillez-vous !
Le premier gentilhomme fait alors son apparition sur la pointe de ses charentaises en satin
brodées d'or, et s'en va benoîtement , ouvrir les rideaux. Pendant ce temps là, six garçons de chambres sont entrés avec discrétion.
A huit heure un quart, s'entrent alors, les grands familiers, tontons, cousins, favoris, puis les princes de sang.
Ceux là même, qui ne viennent que pour se tester la bonne mine du roi, des fois, qu'il se puisse défunter rapidement et laisser la place vide ?
Peu après, chronomètre en mains, pénètrent les grandes entrées... Premier ministre, que l'on appelait, le grand chambellan, le grand maître de la garde-robe, assisté de six nobliaus de moindre
importance, l'un d'entre-eux ayant l'immense privilège, de déposer quelques gouttes d'esprit de sel, sur les mains de son sire, après l'avoir aidé à s'asseoir au milieu de son lit !
Ses ablutions, temporairement terminées, le roi se fait le signe de croix, s'adosse confortablement, pendant que les assistants rejoignent l'aumônier qui attends dans la salle du conseil ! Lequel
, pour moins de dérangement se trouve face au roi.
Louis suit donc la messe; comme vous et moi, les anciens cinéma de minuit
La messe dure une petite
demi-heure et tout ce petit monde s'en revient prestement, car le roi à envie de chier et personne ne se veut rater le spectacle.
Louis aidé par deux valets pour lui chausser ses mules, un autre pour lui passer sa belle robe de chambre décorée avec des fleurs de lys, se lève.. S'avancent alors, le barbier et le préposé aux
perruques;
On ne rase le roi que tous les deux jours, car même en utilisant une seule tasse d'eau, le roi craint que celle-ci ne nuise à sa pâleur aristocratique !
Et sa majesté se pose enfin le cul à l'air sur sa < chaise aux affaires >...
Bien entendu, si le roi a trop forcé sur la soupe au riz, chacun suit ses efforts en y participant de son mieux ! Dents et mâchoires serrées, contractions des muscles fessiers et abdominaux ...
Sans oublier les onomatopées de rigueur qui depuis, n'ont pas vraiment changées.
Et puis, puisque nous sommes sur ce sujet, sachez , que Versailles, à l'époque ne comportait aucune commodité. Et que de la plus haute à la plus petite noblesse, chacun se posait selon l'urgence
du moment, là où il se trouvait : Dessous d'escaliers, placards, recoins, le tout à l'avenant ! Il se pouvait même que l'on s'y rencontra à plusieurs, pour peu, que certaines horloges biologiques
soient un peu dérangées...
De petites servante se passaient donc, toute la journée pelles et brosses en main, pour ramasser la crotte des hôtes du plus beau château du monde ! ( A part moi, je pense même qu'elle se
devaient, pouvoir avec une expérience durement acquise, identifier automatiquement les choses de cette noblesse dénuée de respect pour le petit peuple : Depuis l a noblesse a
naturellement perdue ses privilèges, elle est remplacée, par les grandes et grosses fortunes)...
Bref, on parachève ensuite la toilette du roi, après avoir essuyé, la matière fécale subsistance.
Entrent ensuite, une foultitude de courtisans, parmi lesquels, médecins, chirurgiens, argentier ??? Maréchaux, grands veneurs, et un maître de cérémonie chargé de donner le feu vert
pour s'enlever la chemise de nuit du roi, lui en passer une de jour, chacun sa manche... Ce boulot hautement qualifié (Bac plus six ) se doit d'être
effectuée par un fils de France de haut lignage . Le roi se lève ensuite de sa chaise percée, on lui passe son haut de chose, son justaucorps , sa cravate et son épée... Et nous, nous nous
plaignons du trop plein de personnel à l'Elysée ? ( De fait, une économie de 5% du train de vie du palais présidentiel
permettait de boucher plusieurs fois le trou de la Sécu)
A demain mes ami(es), pour la suite et fin de cet instant de la monarchie sous Louis XIV. merci de votre fidélité et n'oubliez
pas combien vos commentaires font plaisir.
Les humoristes de Laurent Ruquier...
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