Dimanche 10 août 2008
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Je vous ai laissé au
milieu des sirènes, l'angoisse à fleur de tympan , je vous retrouve en pleine restriction : l'armée d'occupation s'avalant sans état d'âme nos besoins les plus quotidien , l'on devait ramer pour
s'assurer la survie de l'espèce .
On ne se vivait pas les jours facilement, non plus, en zone libre, mais moins surveillé, on se pouvait élever Adolph, avec de l'eau de vaisselle et des épluchures dans une cabane au fond du jardin
.
Il y avait des tickets pour tout ! Le pain pesé au gramme prés, croustillait de moins en moins, à mesure qu'il se remplissait de farine de marron-dinde . Le café lui,
prenait un goùt de merde depuis qu'il était torréfié avec des glands ( le fruit du chène, bien sûr ), identiques à ceux qu'avec monsieur Ricarder nous allions, Didier , ses aines Charly et Thérèsa
et moi en ramasser pour aller les vendre 3 ancien francs le kg, à la Mairie de Besançon . A propos de Thérèsa Didier déjà expert en jambes de dame lui trouvait les molets en ventre de lapin !!! Le
tout à l'avenant . Pas au sujet des molets de ma copine, à celui du rationnement .
Elle avait des semelles en bois,
Qui faisaient clic clac et chaque fois,
Q'j'entendais ce p'tit bruit charmeur,
Ca faisait clic clac, là dans mon coeur...
Oui, des semelles agrafées à une empeigne de toile et de carton bouilli faisaient leurs apparition .
Hautes d'au moins 4cm , pour plus d'usage, on en redescendait pour se garnir les sabots, :Fred Aster se trémoussant sur ses claquettes était plus silençieux que nous ! Ce fût , sans doute, pour
cela , qu'un inventeur très doué créea des rondelles en liège à clouer en dessous ? C'était tout à fait charmant...
Bref pour s'apporter la contribution à notre survie, entre la pêche depuis les rives du Doubs ( sa barque s'étant volatilisée dans le même élan que le pont Battant, ) de la Loue où il se pêchait la
truite à grande échelle, voir, de Monçey où abondait la tanche et la carpe , mon père nous faisait livrer des pommes de terre et du bois de chauffage, par un sale con qui faisait manger son épouse
à la cuisine quand il recevait des invités !
A la butte, on ne se souçiait que peu de tout cela . On se vivait les jours, dans les pantalons et les chaussons que ma Lina nous fabriquait sur sa singer dans de
vieilles couvertures bleues décorées de lettres jaunes écrites en allemand..
Lesquelles prélevées sur les stocks de nos occupants par ceux de nos compatriotes obligés de leur gérer l'intendance . Manière de récupèrer un peu sur le cuir et le reste qu'ils nous grignotaient
.
Asticotés une fois de trop par des Vichisistes méprisants , nous finirent par nous décider à se découdre le code barre, qui nous garnissait le bas du pantalon. .. Nous le faisions en écoutant ma
Lina nous racontait son Bussière-sur-l'Ognon, .. Le village était pauvre et travailleur, mais il ne le savait, faute de moyen de comparaison . Ma Lina mangea sa première bouchée de boeuf le jour de
son mariage avec le soldat Alfred . Elle allait é l'école l'hiver et gardait le petit troupeau familial dans les champs le reste de l'année . La Noireaude, la Blanchette, la Roussotte et leurs
enfants . Comme l'insémination par seringue , pratique laissant peu de possibilités pour les cornues à s'envoler dans l'orgasme ravageur, ne e pratiquait pas encore, on avait recours à monsieur le
Maire qui avait la gentillesse de rendre service à tout le canton contre des carottes et de la laitue . Ne rêvez-pas , les amies en vous disant qu'il n'y a plus de maires semblable... Il s'agit
bien sûr de son taureau Kiki. Son heureux taureau , qui en dépit de sa débordante activité se trainait encore, ses grosses coucougnettes par terre dans les cailloux .
Avez-vous déjà envisagé même, parmi les plus courageux de passer de l'arnica sur des éraflures de testicules de taureau ? La souplesse manquant à l'animal, pour se soigner lui-même , il fallait le
faire pour lui . Avec de l'alcool à 90degré, projeté avec une pompe à velo ...
A bientôt les amis,
et n'oubliez-pa le p'ti com. , ni le passage sur le blog de mes amis, dont vous êtes maintenant, que l'on commence à se mieux connaitre
Nettoue
Par Nettoue
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Publié dans : entre parenthèse
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