Dimanche 20 juillet 2008
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Ça y est, je 13 chemin de la Butte, avec sa porte de métal bleu ciel écaillé, s'est ouvert pour nous !
On peut y entrer et en sortir à volonté, se balancer sur sa barre d'appui, laquelle sert à fermer le soir, l'entrée de la cour pavée , qui est à présent la nôtre à plusieurs.. et que nous
devons traverser, pour pénétrer dans notre rez-de-chaussée au plancher de bois, posé à même la terre battue. Là, où avant les parents du soldat Alfred, vécu une grande quantité de Berlin.
Nous avons un évier blanc ébréché, à gauche en entrant dans la vaste cuisine à l'ançienne , un réchaud à gaz à deux feux, une énorme cuisinière de fonte émaillée avec un vert, qui fût épinard au
début d'un siècle.. lequel..? et que ceux-ci passés, ont lézardés de rayures au trés joli effet ! Lui faisant face un énorme et magnifique buffet campagnard , à pieds boules, où toute la
tribu, ma grand-mère Lina de Bussière-sur-l'Ognon comprise, pouvions y tenir à l'aise, sans gêner, aucunement les rayons préposés aux provisions : En ce temps d'occupation allemande, à la place
leur étant normalement due, une partie des nouveaux voisins, auraient pù, y vivre avec nous.
Nouveaux, pour nous les enfants, pas pour ma Lina qui vécu là, avec son époux, le temps que belle-maman Lisa ne la fasse, vraiment trop chier..
Vous l'aurez compris, l'une et l'autre avaient de puissants griefs à se marmonner à voix basse.. Dans ce temps d'avant, on ne se bousculait ^pas l'aînée de plein front ( ça s'appelait le
respect qui leur est dù.. Ah ! ) Ma Lina ne lui pardonna jamais tout à fait, de l'avoir envoyer éclaircir un champs de carottes,, le lendemain de sa nuit de noce, et belle-maman, Elisa, d'avoir
accepter pour son fils, une jeune fille, n'ayant que trois douzaines de chemises dans son trousseau.
Crotte de crotte, elle en avait , cependant, passe du temps à se broder le cotillon en coton épais et rugueux, de la cuvée qui te dure toute la vie, aux points de croix rouge sur blanc, tout
en gardant le troupeau de vaches familiale . Mais, bref, on n'épilogue pas, puisqu'elle et son beau mari, s'échappèrent, très rapidement pour Saint-Vit, malheureusement, si peu de temps, avant
qu'il ne fût mobilisé.
Puisque, je suis dans les grand-père, juste un petit mot, sur celui qui nous échangea le passage sur une passerelle allemande contre des asticots pour la pêche,
De lui, je n'ai que le souvenir d'un petit homme, carré de partout, ...Ou peut-être pas, finalement, sinon, sa deuxième épouse Ninie, n'aurait pas eu, en dépit de ses rondeurs, une démarche aussi..
frétillantes ! Enfin cela ne me regarde pas, ... occupé à peindre des cuillères et des devons, pour la pêche au lancer, assis sur un tabouret dans l'arrière magasin. Toujours vêtu d'un gilet beige
aux grandes pôches pendouillantes, il ne se levait que pour aller vérifier, si Ninie, avait vendu suffisamment d'hameçons et de moulinets, pour contribuer à s'encore garnir mieux, la tirelire ?
Parfois, rarement, dans un instant de grand débordement affectif, il me donnait une pièce percée, en me disant:
--- Pour ta tirelire Chou-rave.
Car au 23 quai Vieil Picard, j'avais une tirelire ! Un très bizarre objet , car bien que je n'ai jamais, le droit d'y toucher, après avoir mis la pièce dans sa fente, elle ne se remplissait jamais
?
Il mourut, peu après , d'une crise d'urée, en temps de guerre les médecins n'avaient pas le remède facile à attraper ; Il dû laisser beaucoup d'argent derrière lui, puisque mon père se fâcha ( à
vie ) avec Ninie et sa demi-soeur tatalou., au sujet de la succession : Grand-père coté paternel fût apparemment peu enclin à faciliter la vie à son unique fils , puisqu'il prit toutes les
précautions du monde à ne le laisser happer, que se qui n'était pas caché dans ses bas de laine;
Toute ses choses me passèrent au dessus de la tête ....
Bonne route, les amis et à bientôt
Nettoue
Par Nettoue
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