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La couleur des mots ...

Roses

 

J'ai voulu ce matin t'apporter des roses,
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes,
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir,

Les noeuds ont éclatés, les roses envolées,

Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées,

Elles ont suivis l'eau pour ne plus revenir,

La vague en a paru rouge et comme enflammée,

Ce soir, ma robe encore, en est enbaumée,

Respires-en sur moi, l'odorant souvenir

Afin que dans tes bras, je puisse m'endormir...

Pour demain m'éveiller  dans ton sourire 

 

de Saadi

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Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /Juil /2008 08:20
Nous sommes arrivés 13 chemin de la Butte, un Mars, qui gardait sa neige, encore, prisonnière de son sol glacé.
La grand-mère Berlin, était depuis peu, partie rejoindre son fils, le soldat Alfred:Croix de guerre, médaille militaire, mort à 27ans, lors d'une saloperie de guerre- celle qui laissa veuve ma grand'mère Lina de Bussière-sur-l'Ognon, avec une petite fille, évoquée le jour de la Fête des pères - le jour même où brûla , le Palais du vêtements ( l'importance de ce détail, va se comprendre, un peu plus tard ) situé dans le centre de la ville de Besançon . Elle dù y retrouver aussi, Joseph, son époux, le courageux maraîcher , qui s'en allait vendre ses légumes, attelé à sa charrette à bras!! Une pâte d'homme, disait-on, à l'unanimité! Il eut, pourtant l'heur de déplaire à son Elisa, qui resta 20ans, sans lui adresser la parole... Elisa , est morte à 84ans, c'était une femme dure, sûrement meurtrie, .. Je ne l'a connaissais guère, et ne l'aimait guère , car, les rare fois, où nous allions la voir, je n'avais droit qu'à un verre d'eau, alors qu'elle ajoutait du sirop de cassis, dans celui de Didier . Toujours, pragmatique, le jour des obsèques, celui-ci, me chuchotas dans le creux de l'oreille, digne des enfants que nous étions < Si le Palais du vêtements, avait été plus prés, son dentier n'aurait pas gelé dans son verre à dents, ... Arrivés plus vite, nous aurions pu le sauver >
Libre, son logis devint le nôtre, manière, pour nos parents, de se vivre l'occupation, au mieux de leurs intérêts, en se prétextant, pour la bonne conscience que nous éloigner d'une ville en effervescence, était une bonne idée!!, A mon avis, ce fut la meilleures qu'à l'époque, ils eurent à notre sujet.
Cet emménagement, eu lieu, 18 mois, environ, après l'arrivée des allemands, ce jour où après avoir, réceptionnés l'explosion de 3 ponts sur notre gauche, et celle d'un 4ième, quasiment dans les fesses, nous, nous étions retrouvés, avec nos camarades de marathon, devant l'Eglise St-Pièrre.
Les sensations mêlées, d'étouffement et de soulagement, en franchissant son lourd portail, s'est-elle, jamais, échappé de ma mémoire ? Il y faisait si froid, si sombre, sa richesse d'or massif, en accentuant encore, l'oppression ! Même, le grand Christ, coiffé d'épines, accroché sous les voûtes épaisses, malgré les éclairs dorés qu'au travers les vitraux, lui envoyait, le ciel, ne parvenait pas, à lui réchauffer l'habitât.
Nous avons passés la nuit, qui suivi, sous l'escalier  menant à la chaire, du prêche,: Comme si cela, nous pouvait être une protection supplémentaire ? L'atmosphère, lourde d'angoisse, se trouait ça rt là, de chuchotements ressemblants à des prières machinales : Que se passait-il, de l'autre coté de la rivière ? Que faisaient ceux, qui ne se trouvaient pas, comme nous, sur la protection divine ? Étaient-ils en but, aux atrocités, dont depuis le début de la guerre, se délectaient ceux, qui n'en savaient rien ?
--- Je me demande, si votre père, à sauter de sa barque avant le pont, et à pù aller rejoindre, à temps, ma Solange, ? s'était inquiète ma Lina, en nous serrant très fort, contre elle . Bien sûr, elle l'aimais ce gendre, instable et charmeur, si peu conscient d'avoir 3 enfants et mis en route, en 4ième §
Quand, au petit matin, nous avons entendu , sa voix appeler : Didier!!!, , nous avons compris, qu'après avoir réalisé leur étourderie, commune, en ne vérifiant pas, la bonne mine des ponts, ils étaient, aussitôt, partis à notre recherche, .. Pour ce faire, ils avaient dù escalader, les ruines qui recouvraient la barque paternel, son épuisette, ses plongeotes, sa filoche, laquelle, contenait sa moisson du jour... Les pauvres poissons sous le choc, avaient, bien dû s'écailler l'habillage avant de retomber, probablement frits, dans leur Doubs natal..
La suite m'échappe un peu..! Pourtant, je me revois, dans la cave du frère de ma Lina, l'oncle George, rue du Lycée. Je me souviens y être restée, plusieurs jours... Mon père sortait la nuit avec l'oncle, pour attraper quelques nourriture, dans les magasins dévastés. Le plus dur, fût le lait, qui à l'époque, se ramassait tôt le matin, devant les fermes, enfermés dans de grands bidons, fermés . et se devait d'être aussitôt bouilli, pour se garder un à deux jours... baby, ave"c ses trois dents, ne pouvant, se nourrir de conserves froides et de biscuits rances, eut, à coup sûr, la captivité, pénible.
de cet endroits, aux milles cauchemars, se que  je revois le mieux, et ce coin à gauche en entrant, et son larmier crasseux ! Et puis au bout de quatre jours, le grand-père Jean du magasin d'articles de pêche, est venu nous chercher. Je suppose, qu'il avait négocier notre passage, sur les passerelles, qu'installaient à tout va, les soldats allemands, contre ses appâts de pêche les plus précieux... Ses asticots, gras et répugnants, frétillants dans des cuvettes de sciures, posées sur les étals de devants les vitrines...
                           Bonne route, et à bientôt les amis!    Nettoue
Et n'oubliez-pa, une petit commentaire, sympa, c'est ça qui le serait...
Par Nettoue - Publié dans : entre parenthèse - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
Coucou, ne pas oublier Nettoue, et hop, un p'tit com. - Voir les 6 commentaires
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