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La couleur des mots ...

Roses

 

J'ai voulu ce matin t'apporter des roses,
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes,
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir,

Les noeuds ont éclatés, les roses envolées,

Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées,

Elles ont suivis l'eau pour ne plus revenir,

La vague en a paru rouge et comme enflammée,

Ce soir, ma robe encore, en est enbaumée,

Respires-en sur moi, l'odorant souvenir

Afin que dans tes bras, je puisse m'endormir...

Pour demain m'éveiller  dans ton sourire 

 

de Saadi

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Je me suis laissée dire...

Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 05:33

 

campagnarde.jpgElles en valent la peine... L'orthographe n'est pas celle d'un énarque, (Mais il y en a parfois de très con), Le vocabulaire est limite, mais on le comprends, se qui n'est pas toujours le cas des présentateurs vedettes de la télévision, lesquels placent, des: <  Mais qu'est-ce que j'dois faire >,  à tous propos

 

Ces perles sont issues de la " Compagnie d'assurances générales sur la vie " , fondée en 1810. Elles sont authentiques et ont été publiées par le centre d'informations de la compagnie :

 

* C'est un peu facile de m'écrire pour me dire que je manque de preuve à mon dossier, avec tout çà  que vous me coûtez ! Il faudrait penser à vous remuer et à en trouver...

 

* Je vous fais parvenir la fiche de ma femme, que je manquerai pas de remplir avant, et une fois que je lui aurai mis tout se qui faut dans, je vous la renverrai avec, comme c''est marqué sur votre lettre, " Lu et approuvé "...

 

* Ma voiture est en panne, et elle gênait la circulation, alors à ce moment là, un monsieur bien gentil m'a aidé à la mettre sur le trottoir, ainsi que ma femme que je venais chercher...

 

*A propos de mon accident, je viens vous demander d'adresser le courrier chez un ami, vu que la passagère qui était assise à coté de moi, c'était pas ma femme et ma femme ne sait rien ! Je compte sur votre discrétion pour ne pas déshonorer un honnête citoyen, sans histoire comme moi...

 

* Si vous continuez à m'envoyer des lettres recommandées parce que je ne paie pas mes cotisations, je me verrai dans l'obligation de résilier tout se que j'ai chez vous, et que vous m'avez fais signer sans attirer mon attention sur les petites lettres, que d'ailleurs je n'ai jamais le temps de lire...

 

* Je veux d'abord que vous sachiez qu'avant cet accident, je conduisais depuis quarante ans, mais là, je n'ai rien vu quand je me suis endormi au volant , se n'est donc pas la peine de me faire payer plus cher...

 

* J'ai heurté une voiture en stationnement, et je me suis bien gardé de ma faire connaître, je vous prie donc, avec les sous que je vous ai fais économiser,  de me faire un rabais sur mon prochain paiement...

 

* Moi, je voulais vous dire que je roulais en deuxième vitesse, quand ma voiture à fait un tête à queue tout droit en marche arrière. Malgré se que vous pourrez me dire, je vous préviens que je n'avais pas l'intention de provoquer un accident et que je connais mon code de la route aussi bien que vous ! Se ne sera donc pas la peine de m'énerver...

 

Et enfin une cerise sur le gâteau !

 

* Je vous au envoyé dans le mois de décembre mon dossier de santé, et ça fait longtemps que je ne vois rien venir. Alors moi, je vous dis, que je commence à voir rouge, alors j'espère qu'au printemps, ma petite chose va bouger... Sans quoi, je viens pour vous la secouer...

 

A demain mes amis. Merci de votre fidélité et n'oubliez pas, "Et Op, un p'tit com pour Nettoue"

(Réedition, pour cause de : Trés p'tite forme, momentanée...

 

krikri

Par Nettoue - Publié dans : Je me suis laissée dire... - Communauté : Les chroniques de la meute
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Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 06:31

 

Bien entendu, la vieille amie que je vais toujours voir avec plaisir ne possède pas la ernestine.jpg compétence d'un ministre de la santé... Elle coûte aussi moins chère à la société et de ce fait, ne fait pas les choux gras de laboratoires amis, comme ce fut le cas lorsqu'une certaine pandémie fut annoncée à grands renforts de trompettes...

 

Elle se révèle aussi moins tapageuse car les vaccinations en directes feraient offense à da discrétion : Bien entendu, l'Ernestine n'a pas fais d'études, mais sa tête est "en sagesse", comme elle dis, et ses recettes transmises par les femmes de sa famille sont uniquement de bon sens et issues de la connaissance des plantes.

Elle ne prétend pas non plus être en mesure d'agir au sein de grands causes, elle a beaucoup trop de respect pour le monde des médecins d'avant et d'aujourd'hui, lesquels subissent de plein fouet les lacunes du système de santé. Alors, comme les plantes peuvent parfois aider, surtout depuis que 30% des français n'ont plus les moyens de se faire soigner elle nous donne ici et bien volontiers quelques précieux renseignements :

 

ortie-piquante.jpg A l'instant de l'entrée en hiver, l'Ernestine nous conseille d'utiliser l'ortie piquante, plante miraculeuse pouvant être entre autre, utilisée en cas de rhumatisme, d'insuffisance hépatique, d'asthme, rhume, et certaines allergies :(250 grammes de la plante macérée dans un demi litre d'eau bouillante), à boire froid et en plusieurs fois : Ce n'est pas très bon au goût, mais les OGM insérés de forçe dans certains de nos aliments non plus !

Mon amie m'a également chuchoté à l'oreille, qu'elle était aussi un excellent stimulant sexuel !

 

menthe-forte.jpg La menthe forte, rend également bien des services car outre ses vertus reconnues en tant que aphrodisiaque et son goût délicieux, elle se révèle être un antiseptique reconnu pour les bronches.

Elle aiderait donc la prescription médicale, à soulager i la sinusite, les laryngites, bronchites et toux: (Une cuillerée à café diluée dans une tasse d'eau bouillante à laisser infuser une dizaine de minutes et à boire trois fois par jour), comme indiqué ci-dessus !

 

gentiane-jaune.jpg La gentiane, jolie plante poussant à des altitudes de 800 à 2500 mètres serait un puissant tonifiant pour accompagner une remise en forme après une maladie où l'on peut émerger dolente à souhait. Les grains se peuvent acheter en pharmacie, on peut aussi récolter soi-même leurs racines, mais faire de l'alpinisme lorsque l'on est déjà raplapla est discutable. (faire macérer 4 grammes de racines séchées à infuser dans de l'eau bouillante) , à consommer après chaque repas !

 

A demain mes ami(es), merci de votre fidélité et n'oubliez pas "Et Op, un p'tit com pour Nettoue.

 

krikri

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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 05:01

porteursdeglace-copie-1.jpgIls oeuvraient depuis des siècles les paysans de la montagne. De nuit, car il fallait que le glace soit à pieds d'oeuvre dès le point du jour ! Il le fallait ou elle commençait à fondre et une partie d'intenses efforts quotidien se perdait en ruisselets au bas des sentiers muletiers.

Dans ce dur labeur, issu des temps passés, les montagnards s'en allaient arpenter les sommets pour entailler à coups de hache les névés et les neiges éternelles.
La glace étaient une denrée indispensable pour conserver les aliments ne se pouvant l'être par le sel, les saumures ou tout simplement séchés !
Ce travail de titans,  exigeant des hommes valeureux,  était d'un rapport ne se pouvant ignorer... (Dailleurs dans le temps d'avant, le plus petit profit aidait à l'indispensable.) Il s'ajoutait à ceux de la ferme et des champs, au long des jours !

Ensuite après quelques heures de sommeil lourd de fatigue, à ces moments d'entre chiens et loups du crépuscule, ils repartaient avec un mulet et quelques mules bâtées.
Après avoir arpentés  les passages connus pendant des heures les bêtes  étaient posées dans une cabane accrochée à flanc de montagne tandis que les hommes , après avoir récupèré leur lourd lugeons,  repartaient à l'assaut des pentes enneigées en le traînant derrière eux jusqu'au deux milles mètres où ils retrouvaient les haches dissimulées dans des endroits bien précis.

Emmitouflés dans des pèlerines de bure ceinturées à la taille, chaussés de brodequins et culottés de pantalons molletonnés ils s'arrêtaient enfin là, où le soleil même en été ne filtrait jamais.
Découpés,  les blocs d'environ 25 kilo. étaient aussitôt enroulés dans des sacs de jute garnis de sciure.
En dépit de cette précaution pour isoler la matière d'un éventuel réchauffement, une partie du précieux chargement se perdait inexorablement durant la descente vers la cabane, au cours de laquelle pour empêcher une progression trop rapide le conducteur assis à l'avant du lugeons, devait freiné des pieds pendant qu'à l'arrière deux de ses compagnons encordés à la taille aidaient de leur mieux à la retenue de l'engin.
Cette descente était périlleuse, car à tous moments le lugeon pouvait également dévier de la trajectoire et se retrouver dans un ravin, le choc amorti par les hommes projetés en dessous ! Arrivés à la cabane, une partie du chargement était répartie sur le bât des mules et le mulet attelé au lugeons.

porteurs-2.jpgEt puis le ciel se zébrant de lueurs blanchâtres, la levée du jour s'annonçait et avec elle, les montagnards arrivaient au village !
Pour eux le travail de la glace n'était cependant pas terminé. Ils se fallait cette fois la transporter à dos d'homme jusqu'aux wagons de la voie de chemin de fer où à leurs arrivés d'autres livreurs allaient à leur tour poser celle-ci dans les hôpitaux, les commerces et souvent même chez des particuliers nantis croyant fermement que la précieuse denrée arrivait chez-eux pour les récompenser, soit d'être bien nés soit de l'avoir été avec une cuillère en or ou en argent dans la bouche !

Avant comme maintenant d'ailleurs, certains ne comprendrons jamais être venus au monde à l'instar de tout un chacun, nu et en criant comme vous et moi.

Beaucoup plus bas dans la vallée, l'Alphonse attablé dans l'antique bistro de l'Agathe qui, parce-qu'elle aime bien  le vieux bonhomme un rien porté sur le petit canon , lui offre volontiers sa tournée, raconte l'histoire du jour :
C'est l'fils au Marcel qui s'en va trouver m'sieur le curé pour se confesser.
-- J'ai fauté, m'sieur mon père.
-- Ah, et qu'avez-vous fais mon fils ?
-- Ben, j'ai profité de s'que l'Narcisse de l'Adélaïde étions en ville pour lui faire la chose.
-- Ah bon, réponde l'homme d'eglise, et avec cette dame, lui avez-vous fais cette chose contre son gré ?
-- Ben sur qu'non, m'sieur mon père, c'est contre une meule de paille.....

 

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Cet article est une réedition, que je vous ai choisi bien .... frais !


  krikri


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Samedi 25 juin 2011 6 25 /06 /Juin /2011 05:37

Il est si beau, et son âge, 1300 ans, donne de la tendresse à ses murs : Recensé mont-st-michel-demain.jpgpatrimoine mondial par l'Unesco", il le mérite et les hommages reçus sont tels, qu'il est difficile d'ajouter de l'eau à... ses fondations qui baignent déjà dans une saumure clapotante qui lui érode le relief, sans compter le sel et les embruns  grignotant  l'archange, que l'on doit descendre pour lui récurer ses tavelures.

 

Bref pour moi, il est oppressant de trop de beauté, de son passé souvent obscure, et pour cela, je mets à jour un peu d'histoire afin de lui titiller l'ego et lui poser un peu l'humilité, qu'en tout état de cause, il devrait parfois ressentir... Celui où il fermait les yeux sur certains agissements des moines qui lui squattaient les parties basses, hé oui, et bien qu'ils ne fassent par partie des Saint-Bernadin, ceux là même qui se couchaient tard et ne se levaient pas matin, mais bien des "montais", âpres aux gains, ne refusant pas à se faire rétribuer leurs prières, entre autres choses pas très... catholiques !


L'aumonières, ils se la faisaient remplir par des preux venant utiliser les cachots et cellules moine.jpgpour leurs besoins personnels, ceux qu'un chevalier ayant prêté serment et se portant le foulard de sa  dame à la pointe de l' épée cachait  au monde des bien pensants.

Ainsi, le grand connétable Duguesclin, héros s'il en fut, venait-il déposer sa belle épouse Tiphaine, dans leur meilleur cachot, avant de s'en aller, la fleur à la flèche pourfendre l'ennemi : Pour, , disait-il alors, histoire de se soulager la conscience, de la soustraire à la convoitise anglaise... Comme si, un ancêtre du prince Charles pouvait avoir l'oeil violeur ?

D'autres seigneurs,  allant  encore plus loin, afin de s'éviter le détour ou plus près de leurs sous,  n'hésitaient pas à fermer  le site conjugal par crainte d'intrusions intempestives de la part d'amis d'enfance plus casaniers) , avant de s'en aller rejoindre Duguesclin s'épuisant à repousser l'anglais !

 

--- Adieu, ma douce aimée, jetaient-il, depuis leurs fiers destriers, je vous reviendrais ....

--- Que vais-je devenir sans vous mon seigneur, répliquait tout haut, les épouses, avant que de penser, tout bas, "casses-toi, pauvre cocu" , en agitant leur  mouchoir d'une main, et en serrant de l'autre le "passe", chipé la veille, le temps d'un copie,  par le page dévoué, qui le fit tomber  en  astiquant l'armure de combat, des braves, qui allaient  s'en vêtir dès le lendemain.

Bien entendu, ceux-ci ne s'apercevaient  de rien puisqu'ils étaient  en train de besogner leur cuisinière qui n'en lâchait pas pour autant la papinette dont elles usaient  pour remuer les ragouts !

 

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krikri

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Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 05:43

Elle portait son existence à bout de bras, depuis que son fiancé, le Joseph, s'en était dentelliere-2.jpgrevenu de cette saleté de guerre des tranchées,les poumons brûlés par les gaz envoyés par ceux de le ligne Siedfrieg...

 

Bien sur, ils s'étaient mariés quand-même, c'était elle qui avait insisté et les frères et les amis de Joseph aussi !

Ils savaient tous que les poilus ayant porté la tunique bleu horizon, s'en revenaient rarement indemnes de ce grand n'importe quoi, destructeur et que les services qu'il allait rendre à la ferme se limiteraient, en dépit de son courage, aux soins à apporter, au bétail et au potager.

Alors Maria, qui avait des doigts de fée, et de la bonne volonté à revendre, s'en devint ravaudeuse-couturière des villages alentours en plus du sien, Auxon-dessus. Parfois, plus loin, jusqu'à Mérée-Viellez et Oselle, là où les habitants se vivent un peu plus aisés,  car la commune exploite les fameuses grottes connues bien loin à la ronde.

 

A pieds, où assise dans le vieux tacot brinquebalant lorsque que les chemins étaient détrempés ou enneigés, son cabas de grosse toile  au bras,  (son gagne pain), elle s'arrêtait là, où il y avait de l'ouvrage.

Ah! Fallait voir ses mains agiles redonner vie à des chiffons usés par le temps... Ceux, que l'on avait peine à jeter, car l'on pensait bien pouvoir en faire encore quelque chose...Des heures durant le fil glissait entre ses doigts pour ravauder, repriser les chaussettes jusqu'à se qu'elle du parfois attacher les reprises les unes aux autres, parfois aussi, quel bonheur, faire du neuf, créer la biaude, la chemise, le jupon et le tablier, chez ceux qui avaient la bonté de l'employer pour quelques sous.

 

Pour ce faire, elle s'installait dans les cours, les granges qu'elle n'aimait pas car la lumière y était chiche et lorsque le temps était mauvais dans les grandes cuisines où la soupe mijotait doucement dans des chaudrons de cuivre suspendus aux crémaillères des cheminées de pierres noircies.

Elle le fit longtemps pour aider aux dépenses de la ferme de ses beaux-parents, mais aussi et surtout afin de pouvoir offrir à son Joseph, sa grande joie de lire son journal, < Le petit Comtois>

 

poilu-14.jpgEt puis, le jour où il mourut, ou se laissa mourir désespéré mais aussi humilié de voir son épouse courir par tous les temps pour apporter leur écot à tous deux à la table familiale, Maria continua son métier de Ravaudeuse, un peu plus courbée, le regard un peu moins vif, dame ! Elle se voulait croire que c'était seulement le chagrin qui lui ternissait le regard, lorsque chaque soir en rentrant, elle allait déposer les fleurs cueillies en chemin, sur la modeste tombe du modeste cimetière du petit village de Auxons-dessus.

 

Elle le voulait certes, mais sentait bien que sa vue baissait et que ses doigts déformés par l'arthrite n'allaient bientôt plus lui permettre de continuer....

Alors, elle prit la place de Joseph, à la traite des vaches, au nettoyage de l'écurie et au jardinage du potager !

Et puis, avec l'argent économisé depuis dix ans qu'elle n'achetait plus le journal de son Joseph, elle fit installer sur la modeste tombe, du modeste cimetière du petit village de Auxon-dessus, une croix en marbre, la plus belle qu'elle pu trouver dans le plus beau magasin de pompes funèbres de Besançon.

 

Joseph, avait reçu la médaille militaire, mais cela n'avait jamais eu d'importance pour elle, seulement, il  en était fier, elle la garda dans sa boite capitonnée de velours bleu, entre les mouchoirs et les serviettes dans son armoire à linge.

 

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krikri

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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 07:03

forgeron demain

 

Le forgeron, mais pas seulement ... Car jusqu'à l'apparition, au siècle dernier, des tracteurs et autres matériels agricole, le forgeron occupait une place de choix parmi le population de nos campagnes, car outre son métier proprement dit, il pratiquait des missions de vraies spécialités bien que celles-ci ne soient pas toujours bien définies.

 

C'était un homme indispensable à la vie immuable des campagnes, puisque habile, il exerçait ses compétences à tous propos !

 

Le forgeron travaillait quelque fut le temps où le moment de l'année, puisque dans la chaleur de sa forge, alimentée avec un rituel permanent, les saisons n'avaient pas de prises sur ses multiples tâches !

 

Homme, aux muscle noueux, sur qui ruisselait la sueur de l'effort, rude travailleurs s'il en fut, il forgeait les outils de la terre, les armes du chasseur, les ustensiles indispensables à la ménagère avec un égal bonheur !

Les uns n'allant pas sans les autres, c'était aussi un maréchal ferrant, fabricants à la demande, les fers des animaux quelle qu'ils furent !

Détenant bien souvent, son savoir,  de son père, qui lui-même l'apprit du sien, celui que dans son village, tous le monde appelait Vulcain, (l'instituteur en ayant évoqué la légende,  au grand dam de monsieur le curé) !

 

Vétérinaire à ses heures, il en possédait la connaissance sans les diplômes, et en homme de talent savait adapter au boeufs et aux mulets, ayant les sabots déformés, l'appareillage adéquat: Ainsi tout un art était déployé pour que lorsqu'arrivait l'instant des labours et des fenaisons, chacun puisse accomplir son devoir !

De janvier à mars, Vulcain qui vivait au rythme des saisons, fabriquait les outils utilisés pour les coupes de bois. Le printemps venu, il entretenait et cerclait les chars à foins.

 

La forge du village était, pour ces hommes à la peau tannée, aux yeux délavés par la réverbération du soleil sur le vert des prés, creusés aux coins par un instinctifs réflexe de protection, un lieu de chaleureuses complicités masculines !

Dans bien des villages égarés en apparence au milieu de nul part, posés comme par la main d'un hasard inexpliqué aux pieds des montagnes, il n'était pas rare de lui attribuer des dons de guérisseur, n'étant en fait que du bon sens, mais que l'on préférait imaginer due à une grâce héréditaire née de la fonction.

 

les gens du pays, venaient alors le consulter, après que l'on ait essayé tous les remèdes transmis de mères en filles depuis la nuit des temps, car on ne dérangeait pas l"homme, bien qu'il s'y serait soumis de bon gré, pour un rhume, ou la piqûre d'une vipère : Aspirer le venin, le recracher, puis faire couler le sang on savait le faire sans aide , mais les convulsions des enfants ou tout autres manifestations attribuées au mauvais oeil  lui revenaient de plein droit !

Le prêtre rageait bien sur, conseillait le médecin installé à des kilomètres de là, et surtout la prière, auquelles on accèdait sans difficulté , car il était sage  mettre toute les chances de son coté.

 

Vulcain, était aussi (Seigneur vous auriez du les protéger des caries douloureuses), le seul dentiste des lieux, puisque dans sa forge, l'on trouvait une panoplie de tenailles et de grosses pinces se pouvait servir à arracher les dents gâtées, car en ces temps de grandes simplicité l'on se contentait de se poser une chique de tabac sur les dents souffrantes, au lieu de tenter d'aller à la ville se les faire soigner !

L'instant de l'extraction demandait l'aide de plusieurs, car le patient était ficelé sur un fauteuil, après avoir avalé un ou deux verres  de goutte du pays, (généralement de prune), distillé par le possesseur de l'alambic communale. Parfois si la dent se cassait en plusieurs morceaux, les cris du suppliciés alertaient les hommes du voisinage, qui s'en venaient alors se réconforter aussi... Et Vulcain lui-même, se finissait la séance "pêté comme des coings", pis encore qu'à l'enterrement de la vie de garçon de l'Arsène, où le Gégé, l'Anatole et tous les autres, dormirent trois jours dans l'abreuvoir !

 

A demain mes ami(es), merci de votre fidélité et n'oubliez vos commentaires d'encouragement. J'en ai particulièrement besoin aujourd'hui...Car, 431 visiteurs uniques et 633 pages lues, sur les "Femmes à barbe", m'ont amené 77, de blog Rank, alors que logiquement il aurait du être de 84, ou 85...... Merci Over Blog

 

krikri

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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 06:10

Le pain n'est pas venu au monde en miches ou en baguettes, il fut même un temps où il raimun'existait pas, c'est l'évidence même voyons !

 

l'on vécu d'abord de fruits et de venaison, de pêche aussi : Seulement un hareng  même fumé au bois de hêtre ne remplace pas un bon jambon-beurre, n'est-ce pas ?

Alors les plus affamés jetèrent des regards concupiscents vers les racines et les herbes ! Certaines racines sont agréables au goût et nourrissantes mais encore faut-il avoir de bonnes dents. L'herbe se broute plus facilement mais elle fourmille d'un tas de petites choses... crottes, fourmis, limaces etc,... Et puis, il y a les hivers, hein les hivers ?

 

Bref, tout commença vraiment après que l'on ai compris que le salut était dans les céréales qui même à l'état sauvage contiennent des graines nourrissantes et variées.; chouchoutées, bichonnées, elles s'en devinrent du seigle, de l'orge, du maïs, du millet, du sarrasin, famille différentes et néanmoins amies et... de l'épeautre, v'oui l'épeautre qui fut le premier blé. (Tiens, comme ça  en  passant,  histoire de se gonfler le jabot, l'Amérique  ne connu le blé qu'après Christoph Colomb)

 

Il est cependant à peu près sur que les égyptiens se faisaient déjà des tartines avec de la farine de graines de lotus, pétrie avec de l'eau et du lait, auxquelles,  ceux qui en avaient les moyens, ajoutaient du miel, des oeufs, des figues, et plus si affinités !

Les grecs, quant à eux peu amateurs n'en consommaient que pour anéantir les vapeurs d'alcool, lorsqu'après avoir bu au tonneau ils s'en retrouvaient tout à fait pompette.

 

 Il semblerait aussi qu'en Asie, même dans les endroits les plus reculés, l'on ai déjà eu l'idée de préparer du levain en faisant fermenter la pâte de la veille !

 

Par contre, la farine était des plus sommaire, puisque l'on torréfiait le grain avant de l'écraser entre de gros cailloux.

Par la suite, les romains tentèrent d'améliorer les choses, mais je crois bien qu'ils n'envahirent la Gaule, que pour chiper la recette à Vercingétorix, car de source sur, le pain gaulois faisait déjà l'envie de tous !

 

Tout se gâta sous les régimes féodaux car les particuliers n'eurent plus le droit de s'affiner la baguette sans la permission de leur seigneurs... Que je vous explique : Les paysans se devaient d'apporter leur récolte aux châteaux, de leur en laisser une partie, de moudre et cuire se qu'il leur en restait dans les moulins et fours des seigneurs et ensuite d'en payer le service en monnaie sonnante aux suceurs de sang... (Les Christine Lagarde) de l'époque par exemple !

 

pain vitrine Plus tard, pendant les croisades les chevaliers vendirent ce "droit", appelé < Banalité >, à des corporations d'où naquirent les premiers boulangers tenant boutique, ceci sans histoire particulière jusqu'à la révolution de 1789, ou de malheureux artisans furent pendus par le peuple affamé sous prétexte qu'ils n'avaient plus de grains à moudre. La vache !

La liberté de la boulangerie fut proclamée le 22 juin 1803, se qui eu pour conséquence d'en accroître le nombre qui serait actuellement de 2000 à Paris : Jusqu'au XXème siècle, le pain français était reconnu comme le meilleur du monde !

 

Un de mes fils, Gnolu 1) en partant du bas, est,  je vous l'ai déjà dis,  un excellent pâtissier, capable en sus, de faire un pain quasiment divin ! (Enfin, fierté de mère oblige, qui oserait me dire le contraire) ?

 

A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité et n'oubliez pas combien vos commentaires me sont précieux.

 

krikri

 

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