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La couleur des mots ...

Roses

 

J'ai voulu ce matin t'apporter des roses,
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes,
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir,

Les noeuds ont éclatés, les roses envolées,

Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées,

Elles ont suivis l'eau pour ne plus revenir,

La vague en a paru rouge et comme enflammée,

Ce soir, ma robe encore, en est enbaumée,

Respires-en sur moi, l'odorant souvenir

Afin que dans tes bras, je puisse m'endormir...

Pour demain m'éveiller  dans ton sourire 

 

de Saadi

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Je me suis laissée dire...

Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /Juin /2010 06:06

 george-sand.jpg

Elle était celle du voyageur égaré ou non, accompagné de sa misère, souvent et seul sur les routes... Ce pouvait être, celle destinée à celui ayant marché tous le jour vers un plus loin, espéré meilleur... De même, qu'à un quelconque colporteur, marchand ambulant ou vagabond !
Elle était en somme, pour celui qui s'en venait frapper à une lourde porte de bois, au travers de laquelle souvent, filtrait les lueurs vacillantes de lampes à pétrole posées de part et d'autre, d'une longue et solide table de ferme, autour de laquelle, se restauraient, fatigués mais contents, les membres d'une maisonnée ayant oeuvré depuis le petit jour.

L'on y frappait jamais en vain, puisque vous ou un autre étiez attendu

 

A part, le visage de celui venu ouvrir grande cette porte, d'une hospitalité indiscutable de même que jamais discutée, les têtes se levaient à peine, car les bouches occupées à avaler la soupe aux choux et aux haricots, parfois agrémenté d'un morceau de lard, avec un grand bruit de succion, ne prenaient pas le temps de s'étirer sur un sourire.

Mais jamais, la place derrière l'écuelle vide qui attendait l'hôte de passage n'était ignorée.

A peine assis, las, affamé, souvent crotté par l'humeur des temps et du chemin, la soupe était versée à ras le bord et une tranche de pain noir, coupée à la grosse miche trônant au milieu de la table, aussitôt posé à coté...
Il n'était pas d'usage que l'on demanda quoi, que ce fut ! L'étranger, était venu se poser là, parce-qu'il avait faim, froid et cherchait un coin pour passer la nuit.

 

On le lui offrait volontiers, dans la grange, là où se fleurait bon le foin et la paille de l'année. Parfois même, si la situation s'y prêtait l'invité de dernière minutee de la veille, se pouvait rester plusieurs jours et dans ce cas là, aider selon la saison, aux travaux quotidiens de la ferme.

 

campagnard-2-copie-1.jpgIl se pouvait aussi, si quelques marchés ou foires se trouvaient à égayer le rude labeur quotidien, que le vieil Alphonse, qui n'attendait que cela  condition d'être convenablement abreuvé, se décide à raconter assis sur une des chaises du bistrot tenu par l'Alvina, une de ses bonnes histoires paysannes, cent fois entendues mais qui faisaient toujours autant rire, qu'il y soit convié afin de s'en repartir le coeur plus content.

Elle se passait dans la montagne, d'un soir de brouillard à couper au couteau !  Celui, où un touriste égaré, aperçoit une petite cabane de bois fatiguée, et à laquelle, il décide de frapper pour demander de l'aide. Et c'est alors, que de l'intérieur, une voix contrariée, aboie :
...., Quoi, qu'est-y-qu'tu veux, à c't'heure ?


Le touriste est étonné, car on lui a toujours vanté les hospitalité paysanne et montagnarde. Donc, inquiet de ce fait, il insiste avec l'espoir de s'adresser à une autre personne :
...., Votre dame, est-elle là, mon brave ? J'ai juste un renseignement à lui demander... Que merdasse ! C'est la même voix qui répond.
...., Ah! Non, elle est sortie,  quand ch'uis rentré !
...., Alors votre fils, peut-être ?
...., Ah! Non plus, Il est sorti quand ma Josette qu'est entrée !
...., Bon!, Votre fille alors
...., Ah! Qu'non, ma fille s'en est allée, quand mon vaurien d'autre  fils est rentré

Énervé, le touriste s'exclame : Alors dans cette maison, vous ne vivez donc jamais ensemble ?

--- Ah! Que si, mais dis-moi mon p'tit gars, chez-toi à la ville, au < petit coin >, vous y allez tous ensemble ?

 

A demain mes ami(es), merci de votre fidélité et n'oubliez pas combien vos commentaires me font plaisir !

 

krikri

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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 05:53



C'est un septembre au soleil déclinant déjà rapidement le soir, mais encore très doux, et si l'on devine le frémissement prochain d'une nature, qui attend paisiblement la froidure de l'hiver, le chemin que va parcourir Gervais, sera relativement facile !

Pour lui, et ceux des villages alentours le moment de partir faire le travail de la " Scie ", est venu..
Pour certains, arrivant  de plus loin, il faut marcher des semaines entières, le sac et la scie accrochés à l'épaule et la hache à la main, pour rejoindre les coupes de bois situées, dans le Haut et Bas Rhin, la Savoie, le Cantal, le Jura...
Le Gervais est prêt, et son épouse Alvina se presse contre sa vareuse de gros drap avec leur bébé dans les bras. Il a quatre mois, et lorsque son père rentrera quelques jours avant la Saint-Jean prochaine, le petit marchera et ne le reconnaîtra pas.

C'est un lourd tribu à payer, mais sans son salaire, la ferme de ses parents reprise par son frère ainé, ne pourrait pas faire vivre son petit monde !

Les bûcherons vont se regrouper en chemin, et en arrivant dans le haut Jura, ils seront une vingtaine. Sur, que les femmes prient déjà pour eux, car une fois au travail, les accidents sont relativement fréquents et parfois aussi, plus grave encore.
Dans la besace préparée par l'Alvina, se trouve peu de choses vraiment : De la nourriture, du linge de rechange, un peu de l'argent économisé sur la paie précédente et surtout, deux paires de sabots de rechange.

Les hommes sont graves, le curé les a bénis aux différents passages et des mains se sont levées pour leur souhaiter bonne chance ! Pour plusieurs d'entre-eux, cela fait vingt ans et plus qu'ils font le métier, partent et reviennent ensemble, enfin... presque, parce-qu'il y a parfois, des douleurs que l'on doit ramener avec soi.

cabane 3Arrivés, sur le chantier, l'amitié mêlée à l'habitude de la fraternité reprend ses droits. Les abris de fortune se construisent ensemble. D'abord, celui où l'on pose les outils et les sacs. Les planches sont vite débitées sur place, on les entremêle de branchages assez solides pour retenir de lourdes mottes de terre, afin de rendre l'ensemble bien étanche. On fera de même pour les logis des hommes :
A l'intérieur, une table, quelques chaises apportées par l'employeur, avec un peu de chance, un poêle également, dont la fumée sortira par un trou en haut d'une cloison.

Le combustible ne manque certes pas, mais aux automnes doux et pluvieux succèdent dans les montagnes, le froid, le gel et la neige d'hivers rigoureux. La paille où il reposeront le soir la fatigue des journées est apportées elle-aussi, par les entreprises de scieries.

Et le travail commence par tous les temps, car chaque arrêt prolongé est une perte de salaire, puisque chaque bûcheron est payé en fonction des arbres abattus et débités.
Le soir à la nuit tombée, la soupe de pois secs, gruaux, céréales et orties, dans laquelle on trempe des morceaux de pain de son, est la bienvenue.
L'eau de pluie provenant des gouttières installées à cet effet, et recueillies dans des " vaches à eau " sert à tout.
 
Le dimanche, jour de demi-repos, frais lavés et rasés, les bûcherons vont au village acheter des tourtes et du lard, et disons-le, boire aussi un verre ou deux.
Parfois, les villages se méfiants des migrants cachent leurs filles, et ceux qui de loin auraient été heureux d'apercevoir une robe fleuries s'en retournent dans la forêt, la mine de rien et en chantant exprès très fort, leur patois.

Cette année là, il fit si froid qu'en février la scie refusa de mordre le bois. Cette année là, il y eu jambe et bras cassé en glissant dans la neige et la boue, mais ce fut une bonne année, car aucun arbre dérouté de sa trajectoire ne tomba sur un des hommes et ne l'écrasa.
Elle fut même si bonne que le patron content octroya une prime au moment de la paie, et que le fils de Gervais, s'il ne le reconnu pas, se jeta dans ses jambes à son arrivée, parce-qu'il est un bien charmant bambin. Et les anciens, radieux, tous là... ouvrant grand la bouche sur leur mâchoire édentée participèrent au grand sourire de joie qui éclaira la grande cuisine !

 

A demain mes ami(es). mercide votre fidélilé et n'oubliez pas combien vos commentaires sonr encourageants.

 



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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 04:36



Elle portait son existence à bout de bras, depuis que son fiancé le Joseph, s'en était revenu de la saleté de guerre des tranchées, avec les poumons brûles par les gaz envoyés par ceux de la ligne Siegfried.

Bien sur, ils s'étaient mariés quand même. Ce fut elle qui insista, et les frères et parents de Joseph aussi !
Ils savaient tous, que les poilus ayant portés la tunique bleue horizon, revenaient rarement indemnes de ce grand n'importe quoi destructeur. (Quand ils en revenaient.) Et que les services que Joseph allaient rendre à la ferme se limiteraient au potager, à lia traite des quelques vaches, et à l'entretien des deux boeufs.

Alors Maria, qui avait des doigts de fée et de la bonne volonté à revendre, s'en devint Ravaudeuse-couturière, des villages alentours, en plus du sien, Auxon-Dessus. Parfois, plus loin jusqu'à l'entrée de Vieillez, et d'Osselle, là où le monde se vivait un peu plus aisé.

A pieds ou assise dans le vieux tacot brinquebalant, lorsque les chemins étaient détrempés ou enneigés : Son cabas de brosse toile, à la main (Son gagne-pain.) Elle s'arrêtait, là où ll y avait de l'ouvrage.
Fallait voir, ses mains agiles redonner vie à des chiffons usés par le temps : Ceux que l'on à peine à jeter, parce-que l'on pouvait, peut-être, encore en faire quelque chose. Des heures durant, le fil glissait entre ses doigts pour réparer les accrocs, repriser les chaussettes jusqu'à se qu'elle dut rattacher les reprises les unes aux autres, ou bien  confectionner dans des toiles de chanvre ou de lin, la biaude, le jupon, le chemise et le tablier, de ceux qui avaient la bonté de l'employer pour quelques sous.

Pour ce faire, elle s'installait dans les cours, les granges, qu'elle n'aimait pas car la clarté y était chiche, et dans les grandes cuisines où la soupe cuisait doucement dans les chaudrons de cuivre, suspendus aux crémaillères des cheminées.
Elle le fit longtemps, pour aider aux dépenses de la ferme de ses beaux-parents, mais aussi et surtout, pour offrir à Joseph, le journal < Le petit comtois >, qu'il aimait à lire, lorsque fatigué de s'être épuisé à tousser, il s'arrêtait une heure ou deux pour se reposer de son labeur quotidien à la ferme.

Et puis, le jour où il mourut ou se laissa mourir humilié, mais aussi désespéré de voir sa femme courir les chemins par tous les temps, pour apporter une part de son propre écot à la table familiale, Maria continua de faire son métier de Ravaudeuse : Un peu plus courbée, les yeux un peu moins vifs. Dame ! Elle se voulait croire que s'était le chagrin qui lui ternissait le regard, quand chaque soir en rentrant, elle allait déposer les fleurettes cueillies en chemin sur la modeste tombe, du modeste petit cimetière, de petit village de Auxon-Dessus. .

Elle le voulait certes, mais elle savait bien que sa vue baissait et que ses doigts déformés par l'arthrite n'allaient bientôt plus lui  permettre de continuer...

Alors, elle prit la place de Joseph au jardin, à la traite des vaches et au nettoyage de l'écurie.
Et puis, avec l'argent économisé depuis dix ans qu'elle n'achetait plus le journal pour son époux, elle fit installer sur la modeste tombe du modeste cimetière du petit villade de Auxon-Dessus, une croix en marbre, la plus belle qu'elle pu trouver dans le magasin des pompes funèbres de Besançon.

Joseph avait recu la médaille militaire, bien sur, mais cela n'avait jamais eu beaucoup d'importance pour elle. Mais comme Joseph, en était fier, elle la garda dans sa boite capitonnée de bleu, sous une pile de mouchoirs dans son armoire à linge.

A demain, mes amis. Merci de votre intérêt pour ce blog, et n'oubliez pas combien vos commentaires sont encourageants !



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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 05:12

 

 

Parfois, lorsque les métiers de la terre ne parvenaient pas à nourrir tous les fils de la maison, l'un ou l'autre, se louait dans des régions où des fermes prospères embauchaient à l'année. Considéré comme une fatalité, ça n'en était pas moins souvent un crève-coeur...


Ceux, moins attirés par la vie de paysan, voir tout bonnement curieux d'espérer ailleurs, s'en allaient tenter leur chance à la ville. C'est ainsi que l'on pouvait croiser des hommes,  issus de la vie des campagne devenus  charretiers, égoutiers, éboueur, potiers ou chiffonniers.

Mais il y avait aussi les moins attirants pour le citadin.... ces paysans ne parvenant pas à s'ôter le parler du pays de la bouche, ne sachant pas toujours lire correctement et encore moins écrire. Ceux dont on se moquait avec autant d'imbécillité que de cruauté.


Alors, le Joseph, l'Antoine et l'Arsène se baissant la tête pour que l'on ne vit pas le rouge de leur front, s'en devenaient mendiant ou mégotier, se qui revenait à peu près au même, puisqu'une grande partie de leur travail se devait faire en rampant sur les genoux.
Dame ! C'est que les précieux mégots se trouvaient souvent là, où en sortant du spectacle ou d'un bon restaurant, le bourgeois indifférent l'envoyait soit négligemment, soit par malice, sous les tables d'une terrasse, les roues d'une voiture et même les poussait du pieds sous les portes cochères posées à quelques centimètres du sol.
Là, il se fallait servir d'un mince crochet à long manche et se relever, souvent sous des moqueries.


Pour tout pécule, en dehors des hardes de tous les jours l'exilé, ne possédait que le bel habit régional, soigneusement emballé dans un sac de jute, logé dans une chambre misérable, louée pour quelques sous, dont l'image était  enfouie  au fond de son coeur  avec le souvenir de grandes prairies,  fleurant bon le foin fraîchement coupés !


Les bouts de cigares représentaient une aubaine pour laquelle, on se bousculait et aurait été plus loin parfois, sans la peur d'être ramasser par un policier désoeuvré, trouvant là, son occupation du jour.
Le soir, voyaient les Mégotiers, décortiquer, trier et tamiser leur modeste butin. Ensuite, le tabac ainsi récolté était humidifié, pétri et mélangé avec une grande minutie, puis enfoui dans les paquets usagés récoltés auprès des éboueurs, lesquels par gentillesse ou pour quelques centimes,  les laissaient se servir dans les ordures venant d'être balayées.


Présentés du mieux possible, les paquets rafistolés étaient ensuite proposés aux classes sociales,  juste un peu moins démunies, que les petits commerçants de la débrouille : ces acheteurs là, utilisaient le produit pour priser ou chiquer.


Au moment du décorticage, l'humiliation suprême était souvent d'avoir affaire à des mégots de cigarettes roulées à la main, jaunis et encore baveux de salive gluante.
Alors, la gorge serrée, après s'être bien lavées les mains dans le seau d'eau puisé à la fontaine publique, on tentait de s'effacer le rouge du front en ouvrant, telle un relique, le sac qui contenait le bel habit régional... le contemplait en retenant avec peine, des larmes douces amères, puis le caressant du bout des doigts rêvait au temps, d'il n'y a pas si longtemps, combien en fait... ? L'Antoine, le Joseph et l'Arsène dansaient aux fêtes de villages avec des jolies filles en robes des dimanches et à la coiffe empesée....

 

A demain les amis. Merci de votre fidèlité à ce blog, et n'oubliez pas combien vos commentaires sont encourageants.

C'est article est une réedition, je l'avais publié il y a dix mois environ ! Il esttoujours très suivi dans mes archives... Et je ne vous connaissais pas tous !





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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 06:09
phylomene.jpg

Elle a cousu au petit point et fait les longues coutures, sur sa vieille singer à pédale, tout l'hiver... Tricoté, également, autant que ses belles et vieilles mains aux doigts, un peu raides, ont pu le faire... Dame, il y a de plus en plus de malheureux qui dormant dehors, ont été réchauffés jusqu'au coeur, par une bonne paire de chaussettes, un bonnet et une longue écharpe les cachant jusqu'aux yeux.

Dans sa jeunesse, l'Ernestine, en a connu d'aussi rudes, bien sur, mais l'on y était habitué et jamais, n'était refusée l'ouverture d'une porte donnant sur des bottes de pailles, ou une soupe au lard fumante, aux visiteurs démunis. A présent, l'on a peur qu'ils  y mette le feu, assassine ou vole les rares économies de leur hôte !
Cette société est devenue si bizarre, que l'Ernestine, se préfère rester dans sa maisonnette deux fois centenaires, pour y revivre ses rêves d'avant. Elle s'y embrouille moins d'ailleurs... Oh! Elle a encore toute sa tête et reste bien souriante, au seuil de ses 90 ans, mais ses pensées vont moins vite, c'est naturel !

Aujourd'hui, elle attend une visite, on peut même dire qu'elle attend une amie : Cela s'est fait la première fois où celle-ci avait traversé le village, portant son petit chien qui s'était éraflé le coussinet. Sa voiture était garée plus bas et elle voulait quelque chose pour panser sa petite boule de poils ! Scarlett et elle, avaient frappé à la bonne porte...
Elles se voyaient souvent depuis. A chaque fois, le coffre de sa voiture contenait des petites gâteries que l'on ne trouve pas au village. Et pas question de refuser, disait-elle, moi les choses que j'emmène de chez-vous n'ont pas de prix ! Elles sont la mémoire de ma Lina de Bussière-sur-l'Ognon, et de ceux ayant vécu comme vous Ernestine, et qu'à travers elle j'ai appris par coeur.

Ce jour là, Nettoue repart reposée et avec son courage reconquis, et aussi bien sur... Quelques uns des petits trucs de la chère vieille dame...

Contre les coups de soleil, déjà , car l'Ernestine, ne croit pas trop aux bienfaits à long terme de ces crèmes hors de prix ! Oh,elle ne les critique pas, mais le jus d'un bon citron non traité, étendu du bout des doigts sur les endroits très exposés, évite tout aussi bien les brûlures et surtout de se voir ensuite, décortiqué comme des haricots secs !

Pour éloigner les moustiques, sans forcément faire une hécatombe autour de soi, avec un produit chimique, destructeur d'environnement, quelques clous de girofles piqués dans des moitiés d'orange posées, aussi bien sur les rebords de fenêtres que sur la table du jardin, lors de dîners des soirs d'été !

Avoir de beaux rosiers exempts de pucerons se peut faire aisément, pour peu que l'on y ai planté de la lavande à proximité ! Non seulement l'effet de couleur est joli, mais ces insectes n'aiment pas l'odeur accrochée aux branches, même non fleuries, dispensée généreusement neuf mois par an.

De beaux et vigoureux potirons, ne demande qu'une seule fleur par branche et surtout, outre les arrosages normaux, un litre de lait frais aux pieds. une fois par semaine. En dehors de cela, ni insecticide, ni engrais autre que naturel !

N'oublions pas non plus, de mettre du marc de café dans les sillons de toutes les semences. (Carottes, radis, oignons, et autres...)

L'Ernestine a maintenant, un téléviseur en plus de sa vieille radio. Le père Noël, par les mains de la municipalité, le lui a mis dans ces sabots, au dernier 25 décembre. Avant, elle allait parfois, (Voir le monde), comme elle disait, chez ses amis de la boucherie d'en face.

A bientôt mes amis. Merci de votre fidélité à ce blog, et n'oubliez pas combien vos commentaires sont encourageants !

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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 05:53
carottezizi

Rhâaalala, contrarier le nature, voyez se que cela donne ! Et l'épluchage avec un "économiseur", vous , tout ceux qui  ne cessez de vouloir la domestiquer, y pensez-vous aux ménagères ?

Bref, les avis diffère,  puisque l'on a retrouvé de ses graines sur des sites préhistoriques Suisses, et qu'en fait, elle viendrait d'Afganistan, où elle y aurait poussé à l'état sauvage, jaune blanchâtre, filandreuse et de si peu de saveur que l'on commença par en brouter les fanes (feuilles), fines et râpées pour épices et à donner sa racine aux animaux.

Et puis, chouchoutée, bien éduquée, engraissée à la merde d'ours sauvages, confuse de tant d'égards, elle serait devenue rougissante et... juteuse !
Dans ses mémoires, l'une d'elle raconte, qu'importée  en Europe au XII  siècle, le climat trop doux la fit régresser, (Le recul des avancées déjà), et se perdre une grande partie de son jus et de sa couleur ! Vexés, plusieurs pays se penchèrent sur elle, notamment, les français, allemands et hollandais, qui à force de manipulations génétiques la stabilisèrent  à sa couleur actuelle.

Ils en furent si heureux, que cinq cents ans plus tard, ces derniers en firent des tableaux et en inventèrent même une,  d'une belle teinte rosée ! J'avais toujours pensé que la Hollande était le pays du fromage rond, de la tulipe, et du haschich,  en vente libre, et bien non, elle est aussi celui de la carotte !
Saperlipopette ! Un bouquet de carottes pour la Saint-Valentin, voilà qui aurait de la gueule !

Il y en a de toutes sortes, des sauvages, eurastiques, de ventura, nantaises, coniques, de frises, rondes, courtes, longues, etc...

Et puis, n'oublions pas toutes ces belles expressions de la langue française que ce légume savoureux fait chanter à nos oreilles.

Tirer la carotte, (Chaparder dans les plates bandes de son voisin !

Se faire carotter, (Selon les cas, gruger ou ficeler par la maréchaussée après un mauvais coup)

Avoir une carotte dans le plomb, (Une mauvaise haleine les lendemains à 2,6%, d'alcool par litre de sang)

Faire de la carotte filandreuse, (Bafouiller, s'emmêler, essayer de faire prendre des vessies pour des lanternes)

Mettre de la carotte, (Se faire obéir par la violence s'il le faut)

Donner de la carotte d'Afrique, (Punir, frapper, assommer)

Être, un tireur de carotte sans scrupules, (Mentir, tricher, embobiner), en d'autre termes faire sa campagne électorale...

Avancer à la carotte, (N'agir que par intérêt, dans le sens en attacher une au bout d'un bâton pour faire avancer l'âne)

Et bien entendu : Les carottes sont cuites, (négatif, croissance nulle, on n'a pas fait le bon choix, et nous, nous sommes planté)

Et, v'la, les boeufs carottes si chers à nos feuilletons policiers... (Que merdasse ! Nous avons encore pédaler dans la choucroute)

Il y en a une autre, triviale à souhait, que je ne dirai qu'en présence de mon avocat, ou si l'on m'en prie par commentaires...

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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /Jan /2010 05:56
dinausaure p

Intrigante question, que l'on se pose tous à un moment ou un autre, depuis... Combien au juste ? Oh! oui, au moins...
Rhâaalala, je sais que c'est vache, car en essayant d'y répondre, je vais peut-être bien casser le mythe !

Imaginez le ver de terre : Et bien à ses débuts, il se devait avoir des yeux et des pattes. V'oui ! Et puis au fil des siècles, n'en ayant pas besoin pour ramper sous la terre en se dandinant, comme une danseuse érotique accrochée à son poteau, celles-ci, se seraient raccourcies bêtement jusqu'à disparaître pour de bon.
Pareil, pour les yeux : C'est vrai ça, se prendre sans arrêt de la terre dans la rétine n'est pas plaisant, surtout si les pattes ont pris la tangente en premier, et qu'il ne reste rien à ce pauvre animal, pour se les gratouiller, en dehors de leur queue ! mais, se prendre des coups de queue dans l'oei, se pourrait bien faire pleurer ? Et un ver de terre qui pleure, je vous le dis moi, c'est très émouvant !

Bref, un beau jour, le ver s'est réveillé sans yeux. (Je me demande quant à moi, si toutes les choses dont on ne se sert pas beaucoup risque de s'atrophier et de disparaître également ? 
Je me pose la question, en toute sympathie envers la gente masculine... Donc, messieurs les paresseux du sexe, < A vos marques, prêt... Partez ! >

En se qui concerne les poules, il y a fort à parier qu'elles furent tout à fait différentes dans un lointain passé !
Elles ont pu avoir les pieds palmés et les plumes aussi étanches que le " K Way " de Dany Boon ! Et puis, un des cycles du calendrier Maya, celui là même où la terre étaient recouverte par les océans, (Je vous en parlerai prochainement), ayant cédé la place à un moins humide, la poule dinosaurienne, se perdant,  ses palmes, ses plumes tout terrain, son gros croupion  aussi surdimensionné que les mensonges politiciens, l'oeuf,  par voie de conséquence, changea d'aspect, et s'en devint de taille plus raisonnable, sa mère aussi,  et une fois éclos la charmante volaille d'aujourd'hui !

Je suppose, que s'il lui était venu une seconde à l'idée que l'on allait la faire naître dans des tiroirs, la rendant ainsi volontairement orpheline  à la naissance, puis, , grossir ensuite  au forcing, elle n'aurait pas fait des pieds et des mains, pour garder ses dimensions premières ?
C'est vrai ça, allez donc mettre des dinosaures en batteries, que merdasse !

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