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La couleur des mots ...

Roses

 

J'ai voulu ce matin t'apporter des roses,
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes,
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir,

Les noeuds ont éclatés, les roses envolées,

Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées,

Elles ont suivis l'eau pour ne plus revenir,

La vague en a paru rouge et comme enflammée,

Ce soir, ma robe encore, en est enbaumée,

Respires-en sur moi, l'odorant souvenir

Afin que dans tes bras, je puisse m'endormir...

Pour demain m'éveiller  dans ton sourire 

 

de Saadi

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Je me suis laissée dire...

Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 04:47

Sur les flancs des coteaux et dans les grandes plaines où ne se posaient pas encore, campagnarde-3.jpgces choses en fer, verres et béton abîmant le paysage, la terre se devait être herser, labourer, fumer, et surtout donner son lot de participation à la vie de tous

 

Dans les petits villages, les plus retirés où ne se grappillait qu'un lopin de terre pour chacun,

celui-ci était le quotidien, sur lequel les paysans travaillaient de la lever du jour, à ses derniers rayons : Tous s'activant activement à apporter son lot de participation à la survie de leur familles.

 

Au coeur de ce vécu rural, au courage silencieux, et de partages divers, le bon sens collait à la semelle des sabots, au savoir-faire, et souvent au sourire édenté, jamais gaspillé en vain.et surtout pas pour se que l'on appelait " la folie des grandeurs ". Les villages étaient de petites communautés, où l'on se voyait naître, vivre et partir, dans une sorte de routine amicale et inexorable !

 

L'on se préoccupait peu de l'apparence lors des tâches journalières , et se vêtait au plus pratique : Les habits du dimanche se portaient le dimanche et les jours de fête,tous se portaient une décennie ou tout du moins aussi longtemps que les choses de la vie n'incrusteraient pas de bourrelets à la taille des dames et de gros bedons à la ceinture des messieurs, lesquels d'ailleurs prenaient vite le pli de se les porter bien au dessus de la ceinture du pantalon, chose qui les rendaient croquignolet comme tout !

 

Néanmoins, en se qui les concernait, il se fallait bien raccourcir la tignasse de temps à autres... Ne serais-ce que lorsque que la casquette ne s'y tenait plus et surtout pour, qu'à l'instant de castrer les veaux, l'on ne confondit pas, consécutivement aux yeux dissimulés derrière une frange de mèches pendantes, les testicules des bestiaux avec les tétines des génisses pucelles !

 

Alors, les hommes se rendaient chez la Justine, laquelle se possédait une impressionnante collection de bols de tailles diverses, tout autant qu'un tour de poignet très expérimenté, et se prenaient place dans la vaste cuisine au sol de pierre, et à la cheminée noircie, sentant sempiternellement l'odeur du bois de la forêt : Dame ! Même en été celle-ci crépitait, lorsque pendue à la crémaillère, un gros chaudron de cuivre, y faisait mijoter sa soupe !

 

 Alors, il se fallait prendre place sur un haut tabouret, et surtout ne plus bouger, car à partir de là, la chose se devenait très importante... La Justine se devant d'essayer les bols convenant à la grosseur de tête de ces clients !!!

 

--- Alors, c'est qu'tu la veux comment ta tignasse mitée, l'Arsene : A ras le front ? Bien haut au dessus de tes oreilles ? Faut que j'choisisse ben mon bol moué !

Ensuite l'essayage se pouvait commencer. Il ne prenant que peu de temps et la coupe encore moins... Car les ciseaux s'arrangeaient pour tournicoter autour du bol à la vitesse de l'éclair...

campagnard-2-copie-1.jpgBon il entamait parfois, bien un peu le haut des oreilles, et c'était bien pourquoi l'on reconnaissait les coquets à leurs pavillon pas toujours à la même hauteur... Ensuite l'on épongeait si besoin était, retirait le bol et vogue la galère... Le tout se terminait dans le bonheur modeste, d'un petit verre de gnôle du pays, tandis que le Ferdinand, alléché par l'odeur de prune s'en venait s'assoir et raconter une histoire transmise par les colporteurs, ou par les amis des villages voisins, lors de réunions de fêtes

 

*C'est l'vieux Nestor, qui s'en vient de rendre l'âme au seigneur et qu'son épouse la Lucette, s'en va mettre l'avis de décès dans le journal local du chef lieu de canton, de Triffouilly-les-Ouillottes. Arrivée devant la réceptionniste, un rien intimidée, car elle n'avait pas l'habitude d'enterrer les maris, la toute nouvelle veuve, vêtue de sa biaude et de ses meilleurs sabots, ceux où qu'y a, des violettes sculptées sur la bride de cuir, déclare :

--- C'est à cause d'mon Nestor, faut que je mette un mot pour lui dans l'journal, ça coûte combien ?

--- Ouiiiii , c'est cinq sous le mot !

--- Bon gueux de bon gueux, s'que c'est cher ! J'pouvions en mettre que deux, moué ! (Nestor mort) par exemple...

--- Je m'en vais consulter mon chef, car je ne crois pas la chose possible ! Elle part donc s'enquérir de l'avis de l'arrière grand-père de Féfé le facteur, puis s'en revint la bouche pincée.

--- Bon, mon chef veut bien ajouter quatre mots pour le même prix.

--- Ben, c'est gentil, dites y merci pour moi : Alors on va mettre < Nestor mort, tracteur à vendre >.

 

A demain mes ami(es). merci de votre fidélité et n'oubliez pas, combien vos commentaires me sont agréables !

 

krikri


Par Nettoue - Publié dans : Je me suis laissée dire... - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
Coucou, ne pas oublier Nettoue, et hop, un p'tit com. - Voir les 33 commentaires
Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 05:34

 

Cet  équidé aux yeux si doux, que l'on dit têtu, alors qu'il réfléchit à l'ordre donné Ane-blanc-sec-.jpgavant de s'y soumettre, fut domestiqué et hybridé très tôt dans le monde ancien, afin d'y remplacer les chevaux à moindre coût.

On le leur préférait dans les fermes à petits moyens parce-qu'ils mangeaient peu et valaient moins chers à l'achat. Par ailleurs, ils possèdaient des facultés étonnantes pour tirer ou porter les charges dans les sentiers étroits ou escarpés.
Bâté, attelé, ou monté, l'âne se pouvait porter les bidons de lait depuis les lieux de traite, le blé dans les réserves des moulins, traîner le bois,  être attelé aux charrues.

C'était un membre de la famille à part entière, et personne ne se pensait jamais, agir sans Balthazar, car il avait les oreilles si longue que la Louisette et la Paulette y pouvaient poser leurs rêves, leurs peines ou leurs espoirs.
Comme les chiens, à l'époque un peu moins bien considéré que lui, il vibrait à l'humeur de son entourage.

Dans les soirs d'été, où les tâches journalières ne prêtaient que rarement de temps aux divertissements, Balthazar était de tous les jeux, et associé aux bêtises car il entendait et voyait avec son air de mine de rien, les choses se vivre autour de lui.
Et puis, par malice, entre voisins, on lui prêtait le caractère de son maître. Par exemple, l'opiniâtreté du Casimir quand il avait bu une goutte ou deux et le faisait avancer en lui tapant sur le derrière avec sa casquette. Balthazar en riait, parce-qu'il savait que celui-ci s'en excuserait plus tard, el lui offrant un picotin de choix !

Et puis, il y avait ceux du village qu'il connaissait tous, ses propres congénères et ses habitants ; Les deux à la langue pointues qui se marchaient pliés en deux, n'ayant de ce fait, pas d'effort pour se retrouver assis sur le banc devant le vieux bistrot, où ils pouvaient cancaner et rire des autres.

Parfois, lorsque le Casimir l'attachait à l'anneau de la chaîne du puit, pour s'aller se cracher la poussière, comme il disait, Balthazar, s'amusait de se qu'il entendait.

campagnard-2-copie-1.jpg-- Tiens l'Alphonsine, se gueulait tellement après l'Gaston, hier, qui s'l'est pris sous le bras et lui à mit l'cul dans l'abreuvoir de ses vaches.
-- Et m'sieur l'curé qu'est venu l'aider à s'relever. Et l'Gaston qu'était tellement en colère qui lui a fait Ousttt vous, c'est pas vos oignons. L'curé y en a laissé choir son bréviaire dans une bouse.
-- V'oui, et moi, j'l'ai entendu qui lui disait aussi : C'te garce là, si j'aurions su, au lieu de la marier, j'aurais garder mes sous pour m'aller sauter la gueuse. Elle m'aurait coûte chère mais j'lui aurions fait se que j'voulions.

Et, c'est l'heure où passe la douce Maria, l'ancienne ravaudeuse, avec l'âne blanc que tout le village lui a offert pour ses 80 ans, il y a cinq ans de ça. Elle est devenue si vieille, mais comme elle continue à vivre dans le souvenir de son Joseph, elle oublie un peu la réalité. On la voit parfois, aller acheter à nouveau, le " Petit Comtois ", le journal qu'il aimait tant !

Elle est la seule qu'on laisse entrer au cimetière avec < Blanc-Blanc >, quand chaque soir, elle porte son bouquet sur la modeste tombe, celle qui a la plus belle croix en marbre de toute la région...

Et pendant ce temps là, L'Ferdinand s'en est venu rejoindre les autres, et l'on c'est amasser autour de lui pour l'écouter raconter son histoire : (C'est un vieux paysan assez finaud, qui croise sur le marché un homme habillé comme un jour de mariage, et qui lui demande : Vous êtes de la campagne monsieur, n'est-ce pas ?  Bien qu'oui, ça s'voit tant que ça, lui répond le paysan ! Que vendez-vous, mon ami ? Ah ! Au fait, je suis Yvan Bérard, attaché d'ambassade, et vous ? Le paysan réfléchit, puis répond en roulant les (R), comme jamais : Moi j'suis l'Arsene qu'y vend ses poireaux attaché... avec une ficelle !)

A demain mes ami(es). Merci de votre fidélité et n'oubliez pas combien vos commentaires sont encourageants ! Ni, qu'un petit clic sur (j'aime), a droite de < Hop un p'tit commentaire >, est bien  réjouissant !

(Ceci est une réedition d'il y a deux ans ! Beaucoup de vous ne l'on pas lu, j'espère qu'elle plaira à tous ! Ce diumanche j'accuse, un leger petit coup de fatigue suite à mpa presque hantise de la neige, qui tombe depuis par intermittence depuis près de trois semaines... )

 

krikri  

Par Nettoue - Publié dans : Je me suis laissée dire... - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 06:28

 

accordeoniste.jpgIl était de toutes les fêtes... Dame, il fallait bien chanter et danser en musique, de temps en temps ! Et sans Fernand comment se concocter une polka, une scottish, ou une valse ?

Il mettait de l'ambiance et donnait l'exemple pour faire venir la bonne humeur.

Dans son petit village du Doubs, en Franche Comté, Fernand restait toujours à porter de main...

 

Bien sur, il allait au delà, à pied le plus souvent avec son instrument soigneusement rangé dans une solide housse : On le connaissait, et il arrivait qu'un paysan en carriole tirée par des boeufs, ânes ou cheval, le prenne avec pour lui alléger la fatigue.

Fernand était gai de nature et chantait souvent le long des chemins : Pour lui, pour des  rêves qui parfois l'emmenaient dans un des grands orchestres de la ville, pour la famille qu'il n'avait plus, pour celle qu'il n'avait jamais eu : Pourquoi en fait ? Parfois, il se disait qu'il aurait bien aima que quelqu'un d'autre joue à son propre mariage ! La chose ne s'était pas faite, voilà tout. 

 

Aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres, ah! bé non, alors... Aujourd'hui on célèbre les épousailles de la Noémie et de l'Arsène ! D'elle l'Arsène en était amoureux depuis toujours, mais elle la petite n'était pas pressée de se marier : De ses grands-parents, elle avait hérité de leur  bicoque et  de quelques deniers. Elle aidait en saison dons les plus grosses fermes et servit aussi deux fois la semaine, de bonne à monsieur not curé :

 

Lui, l'Arsène, avait joué avec elle en étant enfant, s'est dire s'il la connaît depuis longtemps !

Quand s'était-il prit d'amour pour elle ? Sans doute quand petit garçon de cinq ans, , il l'a vit la première fois, le jour de son baptême ! Oui, ce fut bien là, alors qu'elle souriait sans y penser dans les bras de sa mère, il lui donna un gros morceau de son coeur d'enfant...

 

mariage-campagnard-copie-1.jpgDepuis, il l'attendait, cela allait faire quarante ans et l'attente fut longue : C'est même pour cela qu'il s'en allait boire une chopine ou deux de "Gratto", le p'tit vin du pays, lorsque sans y penser vraiment elle l'avait rembarré une nouvelle fois et fait pleurer son coeur.

 

Pas méchamment bien sur, mais elle n'aimait pas l'idée qu'il se put aller se saouler, car elle ne comprenait pas, que justement il s'en allait lever le coude, quand elle lui avait, dit non, une nouvelle fois !

--- Mais bécasse, c'est à cause de "toué"  justement que j'picole un peu. Pour oublier que tu viens de me faire mal !

Non, elle n'avait pas compris jusqu'au jour où elle vit de grosses larmes couler dans les sillons de sa peau tannée par les moments de sa vie de tous les jours !

 

Cela se passait à la noce de la Louise et de l'Emile, leurs amis d'enfance, lorsque sans penser à mal, un invité avait demandé haut et fort :

--- Et toi l'Arsène, c'est y qu'tu veux rester vieux garçon ?

Alors, en  le voyant détourner la tête, pour que l'on ne vit pas son chagrin, Noémie s'était sentie devenir toute chose... Apeurée même, en se rappelant que le bruit qui courrait dans le village, le disait vouloir partir, vers Beaume-les-dames, la ville où vivait sa soeur, dont le mari venait de se faire couper le pied suite à une blessure ayant entraînée une gangrène, pas décelée avant qu'il ne fut trop tard.

 

Et puis, elle remarqua, qu'à part la < Santé aux mariés >, Arsène ne buvait pas, et attendait  seul, dans un coin, que Fernand l'accordéoniste, donna le signal pour s'en aller festoyer là, où les parents des mariés avaient installés des tables un peu en retrait de l'estrade prête pour la danse...

Plus tard, rougissante pour la première fois, sous son regard, Noémie s'était postée sur son chemin pour qu'il l'invite à danser... Plus tard encore, comme il ne disait rien, elle lui reprocha en souriant :

--- Tu ne me demandes pas ma main aujourd'hui, alors que je me la faite toute belle pour te la donner ?

 

Aujourd'hui, 15 juillet 1899, Noémie et Arsène ne sont unis dans la petite église de Bussy-l'Arnaud en Franche-Comté !

 

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krikri

 

Par Nettoue - Publié dans : Je me suis laissée dire... - Communauté : Doux rêveurs de Quichottinie
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Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 06:18

On les appelaient les Résiniers, depuis 250 ans, jusqu'au jour où le progrès jugea inutile, r-signier-2.jpgce rude métier issu des gens de nos campagnes : Sédentaires ou itinérants, ils parcouraient nos belle forêts de France, avant que  d'inconscients  ne commencent à les tuer...

 

Bien sur, le bois se doit d'être coupé et entretenu,  les arbres rénovés, mais avec soin et amour, pour être sur qu'ils seront aussi la relève des générations à venir...

Les Résiniers s'en allaient donc, selon un rite immuable avec sabots et baluchon sur l"épaule, parfois avec leur famille pour s'en ailler vivre ailleurs pendant cinq mois de l'année !


La saison commençait en mars, et les itinérants se fabriquaient des abris de feuillage rustiques et élémentaires, pour vivre hors de leur village jusqu'à l'automne, où ils s'en revenaient munis d'un salaire rudement gagné certes, mais raisonnable : Pratiquement, tous issus de ces endroits où peinait l'agriculture, car elle produisait bien souvent plus de bras que de terre à cultiver, ces départs prenaient pour un temps l'allure d'une sorte d'exode paysanne, et dans ce petit monde, d'avant le début de la modernité, la résine servait à tant et tant de choses... Cela allait de la fabrication du savon où l'on ajoutait de la graisse de porc et un peu de potasse, aux soins et confection de cataplasmes pour les bronchiteux

 

Semblables aux charbonniers, aux bûcherons et aux scieurs, les résiniers effectuaient leur profession  au sein d'arbres aux mille senteurs : Leurs outillages rustiques et des plus restreints, étaient le plus souvent fournis par les petits artisans qui les employaient; un seau, une serpe recoubée et une échelle à deux montants !

On leur demandait beaucoup d'effort car les besoins étaient grands : Un arbre  donnait sans en souffrir,  environ deux litres de résine, il fallait donc beaucoup marcher avant de rentrer le soir dans les huttes construites.

 

camapagnarde-4.jpgPour que la récolte soit bonne, il fallait entailler l'arbre à deux mètres de son pied, car plus l'arbre était écorché haut, plus la résine devenait fluide puisqu'elle avait ainsi eu une chance de se chauffer au soleil; peut-être même, d'apercevoir un coin de ciel bleu se reflétant dans la mousse humide du sol !

Bien, que l'intensif n'ait pas encore montrer le bout de son vilain nez, il se fallait pourtant lever le camp tous les quinze jours, afin de ne pas avoir à marcher trop loin le matin à l'aube et le soir après la tombée de la fin du jour, ce moment sans pareil, d'où émergeait les bruits confus des petits occupants à poils et à plus ayant la priorité indiscutable des lieux !

 

A chacun des résiniers étaient attribué un tonneau dans lequel il versait les seaux plein, et chaque semaine les petits employeurs venaient avec leur carriole tirée par des mules récupérer leur butin et apporter les provisions prélevées plus tard sur les salaires.

Pourtant, pour ces habitués à vivre de peu, et parfois d'encore moins, , savoir utiliser les ressources de la forêt était chose aisée : Et la soupe du soir prise en commun autour d'un grand feu de camp s'agrémentait de champignons, de glands pilés par les épouse au long du jour, d'herbes sauvages et de baies servant de désserts aux enfants, n'étant déjà plus d'âge scolaire, (les plus petits étant restés sous la garde des aïeules)

 

Et l'on chantait et riait autour de ces flammes de l'amitié, de l'amour, de la satisfaction du travail bien fait, et de la complicité sans arrière pensée ! La lumière des villes était si loin, si en dehors de se qui les entourait, surtout, si peu en accord avec leurs pensées !

Ils étaient des compagnons de labeur à la rusticité identique. Ils auraient pu être les directeurs de conscience de notre monde d'aujourd'hui, si souvent corrompu, par la richesse des vaniteux, des carriéristes à n'importe quel prix, si gonflés de leur prérogatives, qu'ils sont incapables de chercher derrière eux, se que fut les pas de leurs anciens !

 

Beaucoup plus tard, la résine fut industrialisée et devenue chimique servi à fabriquer de la peinture, du caoutchouc etc... Certes, il fallait progresser, mais pas à n'importe quel prix, pas en tuant son humanité, sa solidarité envers les autres.... Ce métier disparu totalement dans les années 1940....

 

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krikri

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Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 06:41

 

chaumier.jpgUn métier qui est si beau et sent si bon !

La chaumier porte son savoir dans la tête, depuis le temps des gaulois : Les ancêtres de Barnabé, ont même pu, peut-être rencontré Astérix, et aucun savant ou auteur de livres, ne peut se vanter de pouvoir expliquer leur manière de faire, sans avoir lui-même mis la main à la pâte !

 

Le métier de Chaumier ne s'apprend pas, il se devine. Il naît dans l'esprit et se pose dans les mains des hommes par l'exemple des pères et grands-pères. C'est un métier qui se mérite puisqu'il vient aux secours des toitures en détresse et de ceux qui en pâtissent, suite à un orage venteux ou simplement à l'usure des années !

 

Et puis, il n'est pas que cela, certes non ! C'est aussi un ouvrage de créateurs et d'artistes aux mains puissantes attachés à des bras aux épaules puissantes, elles aussi, , ne redoutant pas les lourdes charges de paille, de seigle, et de gruau.

Cette tradition s'est poursuivie en quasi totalité jusqu'au moyen-âge, (Le progrès amenant les tuiles et les ardoises dans les grandes cités, mais pas dans les campagne, où elles perdurent encore parfois) : J'ai eu l'occasion d'en admirer en vagabondant dans les petites chemins reliant la Normandie à la Bretagne, et j'y au vu là de pures merveilles ! Ce fut sans doute à cette époque que des citadins dépourvus d'imagination baptisèrent ces petites constructions de chaumières !

 

Aujourd'hui, le Barnabé pose des couvertures neuves chez la Philomène, qui aidée de son voisin, oeuvre à passer les bottes, depuis le bas de l'échelle : .Il avait fallu les préparer soigneusement la veille pour en couper et égrener es extrémités bien nettement, afin que rien n'attirent les petits rongeurs.

 

Le chaumier se prend la paille et l'étale sur environ soixante-dix centimètres, puis il y dépose une branche solide, pour ensuite traverser la paille avec une grosse aiguille munie d'un lien solide, et entourer les petites poutres de la charpente lié ensuite avec des noeuds bien serrés.

En procédant ainsi, le rang de chaume est retenu par le lien tressé, lui même cousu  à la branche unie au toit : Il est fait en même temps une légère pente permettant à l'eau de s'écouler.


L'opération est répétée de la bordure du toit en allant vers le haut, chaque rang chevauchant le précédent, d'un bon tiers ! Terminée la toiture se veut une épaisseur d'une quarantaine de centimètres.

 

L'ouvrage fini, la Philomène invite le chaumier à se venir restaurer. Dès qu'il pénètre dans la vaste cuisine où les flammes de la cheminée envoie de beaux rayons ensoleillés sous la toiture, une bonne odeur de moisson empli les narines de restes de moisson.

le lendemain, le Barnabé reprendra sa route avec sur l'épaule la musette contenant un matériel si spécifique qu'il se doit le fabriquer lui-même. Il partira pour plus loin, pour ailleurs, à la recherche de paysans ayant un toit à refaire ou à réparer.

Demain seulement, car ce soir il s'en va partager le lit à barreaux de cuivre de celle dont il espère faire son épouse. Dans le village, tous le monde le sait mais fait semblant de croire qu'il s'en va roupiller dans la grange...

 

  campagnard-2.jpgEt ce soir encore, après le repas de soupe au lard, de pain et de fromage, des amis viendront boire le < Gratto >, du pays, en grignotant quelques noix ou pommes qu'ils auront apporté avec eux, pendant que le Ferdinant, dès qu'il aura bu son petit coup, racontera une histoire bien de "cheu-nous" !

 

Cette fois ci, il s'agit de la Germaine qui du haut de ses 88 ans, est inquiète de voir son vieux bouc tousser à fendre l'âme.

--- Demain, j'm'en vais à la ville voir le vétérinaire, décide-t-elle :

Après consultation, celui-ci annonce : Votre bouc à attraper une bronchite, il faut le tenir au chaud !

--- Bon, répond la Germaine, pendant la journée il restera dans la cuisine, et la nuit il dormira dans la chambre avec moi !

--- Vous n'y pensez pas, chère madame proteste l'homme de sciences, et l'odeur ?

--- Ben, tant pis pour lui, répondit la brave femme, s'il veut guérir, il n'aura qu'a s'habituer à la supporter....

 

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krikri

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Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 06:40

 

 

phylomene.jpg 

 

Bien entendu, la vieille amie que je retrouve toujours avec plaisir, ne possède pas la compétence de notre ministre de la santé... Elle coûte aussi moins chère à la société et de ce fait, ne rapporte rien au laboratoires amis, à qui elle fit les " choux gras " de ce dernier hiver...

 

Elle se révèle moins... tapageuse également, car les vaccinations en direct, souriant stoïquement devant des centaines de caméras, ferait offense à sa discrétion ! Bien entendu, elle n'a pas fait d'études l'Ernestine, mais sa tête " est en sagesse ", comme elle dit, et surtout les précieuses recettes transmises de mère en fille, depuis tant de générations, même avec leur pages jaunies et leur coins parfois usés, restent parfaitement compréhensible : D'ailleurs, Nettoue, ne lui a-t-elle pas promis de les rajeunir sur un beau vélin et de,  les lui réécrire avec une plume < Sergent major >, trempée dans le bel encrier posé sur le vaisselier campagnard, satiné à force de cire d'abeilles franc-comtoise ?

 

L'Ernestine ne prétend pas non plus être en mesure d'agir au sein des grandes causes, et éprouve un respect profond pour le monde de la médecine d'aujourd'hui, seulement il y a tant de petites misères aisément "soulageables ", sans avoir recours à la chimie onéreuse et de moins en moins remboursée, au point que les petits budgets, (Et la est, la honte), ne peuvent plus se soigner comme il conviendrait !

 

* A l'instant de l'entrée en saison froide, l'Ernestine, conseille d'utiliser l'ortie, plante ortie 2miraculeuse se pouvant être utilisée, entre autre, en cas de rhumatisme, d'insuffisance hépatique, d'asthme, rhume des foins, et certaines allergies ! Pour cela, elle doit être infusée  en tisane : (250 grammes de la plante macérée dans un demi-litre d'eau bouillante) à boire froid et en plusieurs fois par jour : Se n'est pas très bon au goût, mais je doute que les OGM, ingurgités de force, le soit davantage à échéance !

Entre vous et moi, elle est aussi un stimulant sexuel apte à palier aux petites pannes inopinées...

 

* La menthe rend également bien des services, car outre ses vertus reconnues en tant menthe 3qu'aphrodisiaque, et son goût délicieux, elle se révèle être un antiseptique reconnu pour les bronches.

Elle soigne aussi la sinusite et les laryngites, bronchites et toux. (Une cuillerée à café de menthe pillée, diluée dans une tasse d'eau bouillante à laisser infuser une dizaine de minutes, et à boire trois fois par jour) pour les cas indiqués ci-dessus.

 

* La gentiane, plante poussant à des altitudes de 800 à 2500 mètres, est un puissant tonifiant, gentiane 4pour accompagner une remise en état après une maladie chiante à se remettre en pieds.

Les graines se peuvent acheter en pharmacie. On peut aussi récolter soi-même leur racine, mais faire de l'alpinisme est discutable lorsque l'on est déjà raplapla ! (Faire macérer 4 grammes de racine séché pour une tasse d'eau bouillante) A boire après chaque repas.

 

Elle connaît bien d'autres choses mon amie l'Ernestine, mais aujourd'hui elle préfère s'arrêter là et vous conter l'histoire de ce brave citadin de passage au village, si fier et content dans sa belle voiture étincelante et qui, par malchance, écrase un beau coq en arrivant près d'une ferme. Désolé, il sort, ramasse le pauvre coq et le porte à l'Edouard, occupé à se préparer une chique.

--- Je viens d'écraser votre volaille dit-il au fermier. Je suis désolé et tiens absolument à le remplacer.

Etonné l'Edouard, en avale sa chique, tousse, regarde l'homme tout déconfit et devant son air sérieux accepte :

--- Ben, mon gars, tu sembles costaud, les poules, elles sont là bas, dans la courette, alors je te laisse faire...

 

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krikri

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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /Août /2010 05:06

 

Le pet est un gaz,

Qui annonce avec fracas,

l'arrivée du maréchal Caca ! Oui, mais pas seulement...

 

pepete  

 

Je ne m'y attendais pas, aussi jugez de ma stupéfaction en apprenant qu'il en existait de deux sortes et surtout issus de deux endroit différent, l'un d'eux étant un privilège strictement féminin ! Rhâaalala...

 

Commençons par celui qui nous est commun à tous, et aussi le plus répandu, (je vous fais languir exprès,),  et que l'on appelle également, flatulence, pêtard, proutt, louise, gaz, etc,... Se pouvant être selon les circonstances, et en fonction des aliments absorbés, tel, les choux, surtout le fleur,  et les flageolets,  sonore, foireux, étouffé, si l'on se trouve en société, et d'autant plus malodorant et hypocrite, que l'on regarde autour de soi, dans le but de l'attribuer à quelqu'un d'autre !

L'habituel, en somme. !

 

A présent le second, dont j'ignorais totalement l'existence jusqu'ici : Je souhaite vivement, , qu'il en soir de même pour vous, sinon ma surprise serait gachée !

Il s'agit du (Flatus vaginatus), pet vaginal ! L'appellation latine me plait beaucoup, elle fait très classe, sans doute mon coté snobinarde !

 

L'action qui lui donne vie,  absolument incontrôlable, spontanée et naturelle qui ne résulte pas d'une quelconque fermentation bactérienne, malodorante à souhait, est le cas de figure,évoquée,  (Moi, j'appelle le site mis en cause d'un tout autre nom, mais chacun ses choix)... d'une grande différence.l''essentiel étant de se bien comprendre...

 

rapport sexuel

Bref, l'action dont il est issu provient d'une diminution du tonus musculaire (L'hypotonie), des parois du vagin, qui dans certain cas, n'entoure pas se qui s'y est glissée de manière suffisante, voir satisfaisante, lors d'un rapport sexuel./

Je prendrais donc garde de me prononcer, car la chose étant délicate à exposer, je me dois de faire preuve de la plus grande retenue : Plus simplement, en cas de responsabilité du flottement d'une des deux choses en mouvement !

 

Donc, en raison de l'une ou l'autre (Trop vaste, ou pas assez... gaillard), des anatomies masculine et féminine, une entrée d'air, si  si, durant l'acte s'apparente à des pouets pouets, peu romantique, je vous l'accorde, mais également dénués d'odeurs issues de bactéries !

Ouf, cela n'a l'air de rien, mais mettez-vous à ma place, se montrer explicite sans déroger à la bienséance est un exercice de style, dont en la circonstance, j'ai tous lieu de m'enorgueillir, ce me semble ...

 

Faisons donc à nouveau, un petit détour sur l'envers... du décor. L'odeur des flatulences provient de petites quantités de sulfure d'hydrogène et de mercaptans dans le mélange gazeux.

Ces composants contiennent du souffre, certains riche en azote participant gaiement à l'odeur nauséabonde. Prendre ses responsabilités vis à vis des aliments riche en souffre est un acte citoyen, car bien entendu, plus notre alimentation comprends d'oeufs et de viande, plus nos pets pueront !

 

Comme dans l'émission < Cdans l'air > je pourrais dire, (c'est dans le vent,),  je m'en vais répondre aux questions les plus souvent posées :

 

Pourquoi les pets odorants à souhait sont-ils plus chauds et moins bruyants que les gaz ordinaires ?

Arrivants par l'anus  tels de bonnes grosses bulles sonores respectueuses de l'environnement , ils ne semblent tout d'abord,  pas particulièrement chauds à l'émission, mais ceux,  issus de digestion plus difficile produisant, avec beaucoup de naturel,  davantage de bactéries,  se survoltent dans l'action, et émergeants  alors , échauffés à souhait,  se font   hypocritement feutrés  et puent comme les magouillent politiciennes, c'est dire !

 

Quelle quantité de gaz, une personne normale de chez Normale, produit-elle par jour ?

Un demi-litre,  pour 14 pets quotidien. (Il est certes plus aisé de les compter que d'en mesurer le volume)

 

Combien de temps, l'odeur met-elle pour venir incommoder le nez du voisin ?

Surement pas celle de la vitesse du son ! Sinon, il n'aurait pas le temps de s'écarter et de se pinçer le nez dès les prémices. Selon la taille des malheureux posés à nos cotés, il faut compter de 15 à 20 secondes.

 

Est-ce que les hommes pètent plus que les femmes ?

Non, seulement ils ont tendance à en tirer plus de gloire...

 

je reviendrai sur le sujet car il me reste des questions et leurs réponses en réserve, si bien entendu la chose vous est agréable !

A demain mes ami(es). merci de votre fidélité et pensez aux petits com, si bon pour le moral !

 

krikri


 

Par Nettoue - Publié dans : Je me suis laissée dire... - Communauté : Vive le désordre !
Coucou, ne pas oublier Nettoue, et hop, un p'tit com. - Voir les 34 commentaires

Ma Cairn Terrier...


scarlett attaque

       
 
tableau scarlett

 

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