Sur les flancs des coteaux et dans les grandes plaines où ne se posaient pas encore,
ces choses en fer, verres et béton abîmant le
paysage, la terre se devait être herser, labourer, fumer, et surtout donner son lot de participation à la vie de tous
Dans les petits villages, les plus retirés où ne se grappillait qu'un lopin de terre pour chacun,
celui-ci était le quotidien, sur lequel les paysans travaillaient de la lever du jour, à ses derniers rayons : Tous s'activant activement à apporter son lot de participation à la survie de leur familles.
Au coeur de ce vécu rural, au courage silencieux, et de partages divers, le bon sens collait à la semelle des sabots, au savoir-faire, et souvent au sourire édenté, jamais gaspillé en vain.et surtout pas pour se que l'on appelait " la folie des grandeurs ". Les villages étaient de petites communautés, où l'on se voyait naître, vivre et partir, dans une sorte de routine amicale et inexorable !
L'on se préoccupait peu de l'apparence lors des tâches journalières , et se vêtait au plus pratique : Les habits du dimanche se portaient le dimanche et les jours de fête,tous se portaient une décennie ou tout du moins aussi longtemps que les choses de la vie n'incrusteraient pas de bourrelets à la taille des dames et de gros bedons à la ceinture des messieurs, lesquels d'ailleurs prenaient vite le pli de se les porter bien au dessus de la ceinture du pantalon, chose qui les rendaient croquignolet comme tout !
Néanmoins, en se qui les concernait, il se fallait bien raccourcir la tignasse de temps à autres... Ne serais-ce que lorsque que la casquette ne s'y tenait plus et surtout pour, qu'à l'instant de castrer les veaux, l'on ne confondit pas, consécutivement aux yeux dissimulés derrière une frange de mèches pendantes, les testicules des bestiaux avec les tétines des génisses pucelles !
Alors, les hommes se rendaient chez la Justine, laquelle se possédait une impressionnante collection de bols de tailles diverses, tout autant qu'un tour de poignet très expérimenté, et se prenaient place dans la vaste cuisine au sol de pierre, et à la cheminée noircie, sentant sempiternellement l'odeur du bois de la forêt : Dame ! Même en été celle-ci crépitait, lorsque pendue à la crémaillère, un gros chaudron de cuivre, y faisait mijoter sa soupe !
Alors, il se fallait prendre place sur un haut tabouret, et surtout ne plus bouger, car à partir de là, la chose se devenait très importante... La Justine se devant d'essayer les bols convenant à la grosseur de tête de ces clients !!!
--- Alors, c'est qu'tu la veux comment ta tignasse mitée, l'Arsene : A ras le front ? Bien haut au dessus de tes oreilles ? Faut que j'choisisse ben mon bol moué !
Ensuite l'essayage se pouvait commencer. Il ne prenant que peu de temps et la coupe encore moins... Car les ciseaux s'arrangeaient pour tournicoter autour du bol à la vitesse de l'éclair...
Bon il entamait parfois, bien un peu le haut des oreilles, et c'était bien pourquoi l'on reconnaissait les coquets à leurs pavillon pas toujours à la même hauteur...
Ensuite l'on épongeait si besoin était, retirait le bol et vogue la galère... Le tout se terminait dans le bonheur modeste, d'un petit verre de gnôle du pays, tandis que le Ferdinand, alléché par
l'odeur de prune s'en venait s'assoir et raconter une histoire transmise par les colporteurs, ou par les amis des villages voisins, lors de réunions de fêtes
*C'est l'vieux Nestor, qui s'en vient de rendre l'âme au seigneur et qu'son épouse la Lucette, s'en va mettre l'avis de décès dans le journal local du chef lieu de canton, de Triffouilly-les-Ouillottes. Arrivée devant la réceptionniste, un rien intimidée, car elle n'avait pas l'habitude d'enterrer les maris, la toute nouvelle veuve, vêtue de sa biaude et de ses meilleurs sabots, ceux où qu'y a, des violettes sculptées sur la bride de cuir, déclare :
--- C'est à cause d'mon Nestor, faut que je mette un mot pour lui dans l'journal, ça coûte combien ?
--- Ouiiiii , c'est cinq sous le mot !
--- Bon gueux de bon gueux, s'que c'est cher ! J'pouvions en mettre que deux, moué ! (Nestor mort) par exemple...
--- Je m'en vais consulter mon chef, car je ne crois pas la chose possible ! Elle part donc s'enquérir de l'avis de l'arrière grand-père de Féfé le facteur, puis s'en revint la bouche pincée.
--- Bon, mon chef veut bien ajouter quatre mots pour le même prix.
--- Ben, c'est gentil, dites y merci pour moi : Alors on va mettre < Nestor mort, tracteur à vendre >.
A demain mes ami(es). merci de votre fidélité et n'oubliez pas, combien vos commentaires me sont agréables !
Coucou, ne pas oublier Nettoue, et hop, un p'tit com. - Voir les 33 commentaires









avant de s'y soumettre, fut domestiqué et
hybridé très tôt dans le monde ancien, afin d'y remplacer les chevaux à moindre coût.
Il était de toutes les fêtes... Dame, il fallait bien chanter et danser en musique, de temps en temps ! Et sans Fernand comment se concocter une
polka, une scottish, ou une valse ?
Depuis, il l'attendait, cela allait faire quarante ans et l'attente fut longue : C'est même pour cela qu'il s'en allait boire une chopine
ou deux de "Gratto", le p'tit vin du pays, lorsque sans y penser vraiment elle l'avait rembarré une nouvelle fois et fait pleurer son coeur.
ce rude métier issu des gens de nos campagnes :
Sédentaires ou itinérants, ils parcouraient nos belle forêts de France, avant que d'inconscients ne commencent à les tuer...
Pour que la récolte soit bonne, il fallait entailler l'arbre à deux mètres de son pied, car plus l'arbre était écorché haut, plus la résine devenait fluide puisqu'elle avait ainsi eu
une chance de se chauffer au soleil; peut-être même, d'apercevoir un coin de ciel bleu se reflétant dans la mousse humide du sol !
Un métier qui est si beau et sent si bon !
Et ce soir encore, après le repas de soupe au lard, de pain et de fromage, des amis viendront boire le < Gratto >, du pays, en grignotant quelques noix ou pommes qu'ils auront
apporté avec eux, pendant que le Ferdinant, dès qu'il aura bu son petit coup, racontera une histoire bien de "cheu-nous" !
miraculeuse se pouvant être utilisée, entre autre, en
cas de rhumatisme, d'insuffisance hépatique, d'asthme, rhume des foins, et certaines allergies ! Pour cela, elle doit être infusée en tisane : (250 grammes de la plante macérée dans un
demi-litre d'eau bouillante) à boire froid et en plusieurs fois par jour : Se n'est pas très bon au goût, mais je doute que les OGM, ingurgités de force, le soit davantage à échéance !
qu'aphrodisiaque, et son goût délicieux, elle se
révèle être un antiseptique reconnu pour les bronches.
pour accompagner une remise en état après une
maladie chiante à se remettre en pieds.



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