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La couleur des mots ...

Roses

 

J'ai voulu ce matin t'apporter des roses,
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes,
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir,

Les noeuds ont éclatés, les roses envolées,

Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées,

Elles ont suivis l'eau pour ne plus revenir,

La vague en a paru rouge et comme enflammée,

Ce soir, ma robe encore, en est enbaumée,

Respires-en sur moi, l'odorant souvenir

Afin que dans tes bras, je puisse m'endormir...

Pour demain m'éveiller  dans ton sourire 

 

de Saadi

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Je me suis laissée dire...

Vendredi 14 janvier 2011 5 14 /01 /Jan /2011 05:28

Ses origines sont confuses et ne font pas l'unanimité chez les professionnels de la lupercales.jpgrecherche tatilloneuse ! L'on dit même qu'elle se pourrait  être, dans un des cas évoqué, suffisamment bestiale, avec des précédents certes, mais rarement en se qui concerne une explosion amoureuse...

 

Bref, elle seraient soupconné,  d'avoir remplacé < Les Lupercales >, fêtes violentes et barbares, célébrées les 14 et 15 février en l'honneur de Lupercus, Dieu antique de la fécondité par le libertinage. au sein desquelles on sacrifiait allégrement, boucs et chèvres, puis les découpaient pour que des jeunes gens à demi-nu, et dégoulinant de sang s'en aille fouetter les jeunes filles de la ville avec des lambeaux de leur chair : Cette fête païenne pourrait être liée à la fondation de Rome, (Lupercale, signifiant loup), et venir de la grotte où Rémus et Romulus, furent découvert par une louve sous un figuier sauvage, laquelle les éleva comme ses propres enfants, aux alentours du mont Paladin !

 

Venir aussi, mais bien plus tard, directement de la ville éternelle, où Valentin, un medecin devenu prêtre bravait l'interdiction de Claude, dit le gothique, lorsqu'au troisième siècle après Jésus Christ, celui-ci interdit les mariages, sous le fallacieux prétexte, qu'en honorant la couche de leurs épouses, les soldats s'en devenaient moins performant au combat, le brave ecclésiastique se mit à unir en cachette le plus de couples possible ! (Je me suis même laisser dire, que l'affluence des candidats était telle que l'on se devait munir d'un ticket, comme dans les fromageries de certaines grandes surfaces...

 

C'est vrai ça, il faut être un piétre idiot pour supposer qu'user de la chose en bon père de famille pouvait amoindrit les forces d'un légionnaire !

 

Bien entendu et comme de tous temps, il y eu des fayoteurs et le curé Valentin,  fut dénoncé pour amoureux-p.jpgquelques sesterces : On l'emprisonna sans procès avec une réelle méchanceté qui se pourrait bien être de la trouille : Petite consolation, il serait tombé, amoureux de la fille du geôlier, à qui il commença par rendre la vue, qu'elle avait perdue toute petite, puis, à lui fabriquer des petits coeurs dans les feuilles de bananier, entrant par le soupirail de sa cellule. 

 

Histoire de rester dans les bonnes grâce du Gothique, on le tortura sans raison, simplement pour savoir s'il n'était pas en relation avec le démon, puis le décapita le 14 février 268 ou 69, sur la voie Flaminienne, et le canonisa un peu plus tard, après lui avoir érigé un lieu de culte, que l'on appela (Le Saint Valentin).

 

Enfin et bien qu'invérifiable, cette jolie fête serait  issue du moyen âge, où elle acquit des quartiers de noblesse. Pourquoi ? Parce-que c'est à cette période que les oiseaux se cherchent et s'unissent, (Ah!, que voilà donc, une possibilité qu'elle est jolie !). Et où les jeunes filles, scrutent le ciel à en avoir le torticolis, car, elles sauraient , leur assurait-on,  à quelle sauce elle serait manger... Et je te vois, passer un rouge-gorge, le futur est marin, un moineau, le couple vivra modeste mais heureux, un hoche-queue, l'élu fera bon usage de la sienne ! Un chardonneret, l'union sera riche et prospère.

 

Je n'en sais pas plus, sauf que cette tradition devenue au fil du temps uniquement européenne, s'exporte maintenant à tout va ! Et même vers la Chine, Taïwan et le Japon,  depuis les années 1980 : En quelque sorte, vers les pays qui commencèrent à devenir prospère, grâce à leur service d'espionnage industriel de l'époque.

 

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krikri

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Samedi 8 janvier 2011 6 08 /01 /Jan /2011 06:05

Le jour de la Chandeleur,

oursblanc.jpg L'ours rit ou pleure...

 

Vous, vous rendez compte, ce jours là, l'ours sort chaque année,  de sa tanière pour se consulter le baromètre du 2 février : Si le temps est à la pluie, il s'ébroue, sautille pour se défroisser la pelisse et s'en va brouter le printemps !

A l'inverse, si le soleil brille l'ursidé s'en retournera au lit car il sait alors que l'hiver va encore durer 40 jours, car qu'on se le dise < Soleil à la Chandeleur, annonce froideurs et pleurs >

 

Fêter ce jour précis, daterait de l'antiquité, mais j'ai décidé de ne pas en tenir compte car l'on a pas de preuve, et il se pourrait que ce ne soit que des racontars, et toujours soucieuse du plus de véracité possible, je m'arrête à la meilleure des probabilité : Celle de la présentation de Jésus au temple de Jérusalem.

 

Pourquoi, quarante jours après sa naissance ? Par machisme, phallocratie, et stupidité, (Et là je m'indigne, car il fallait semble-t-il, sept jours à une jeune maman, pour ne plus être en état d'intense impureté et 33 pour se retrouver repurifiée, et par là même avoir le droit, de pénétrer dans un lieu saint !!!!)

Et là, les bras m'en tombe, car le délai était augmenté lorsqu'il s'agissait d'une d'un bébé de sexe féminin,  ! Alors que pendant ce temps, celui qui n'avait eu que la peine de se laisser... aller, se pouvait boire et festoyer avec ses vieux copains de classe, et recevoir les félicitations de son quartier, tandis que la toute récente accouchée , se devait rester cacher dans la chaumière pour soigner l'héritier !

 

ceepes-1.jpgBref, plus tard, au moyen âge, on se devait faire bénir le cierge familial,, entendez par là, que seul le père en avait le pouvoir... Heu... le devoir en le trempant  dans de l'eau bénite, car ledit objet , une fois ranger au dessus de l'armoire, ferait s'écarter la foudre, s'éloigner  le feu et   fuir le diable... Après quoi, l'on pouvait fêter l'opération en se faisant sauter la crêpe, en tenant une pièce si possible en or dans la main qui ne tenait pas la queue de poêle. (De nos jours, l'affreuse pièce de cinq cent d'euros, vu l'importance de nos revenus peut suffire)

 

Une fois la dernière crêpe arriver dans le plat, il fallait se saisir de la première, y emballer la pièce à l'intérieur, et la poser en haut de l'armoire du maître de maison à coté du cierge, lequel resservait l'année suivante. La crêpe, naturellement pas, car on la jetait après avoir fait don de l'argent qu'elle contenant au premier pauvre venu.

 

Dans nos campagnes, nos paysans n'ayant pas de temps à perdre et surtout pas de monnaie se contentaient d'envoyer directement la crêpe sur le dessus des grands bahuts plus que centenaires : Naturellement il en changeait chaque année et donnait l'ancienne au cochon de la famille !

 

Parlons à présent de la Chandeleur de nos jours vécue en famille, et dont les crêpes lancées par chacun de ses membres se peuvent atterrir dans les endroits les plus inattendu, car prises  en main par les plus inexpérimentés ! Où ? Chez-moi, elles arrivaient, le plus souvent, lorsque j'avais encore les gnolus autour de moi, sur leur têtes ébouriffées, ou servant de bâillon aux plus remuants... Visaient-ils si mal ? car sous les rires, je voyais bien que chacun de nos chiens s'en voyait arriver une dans son écuelle : C'était le bon temps ! Et j'espère que mes petits enfants, n'ont aucun scrupules à en coiffer leur papa !

 

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krikri

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Mardi 4 janvier 2011 2 04 /01 /Jan /2011 05:57

Il se pouvait appeler aussi, Tambour ou Citoyen messager : J'aime bien tambour, il le-gardechamp-tre-copie-1.gifdonne du relief à la fonction et n'en joue pas qui veut !

 

Pour commencer, il faut savoir agiter la baguette et se réussir le ran tan plan, car la musique d'un tambour se fait avec des roulements nuancés, selon le cas, avec un savoir-faire, n'ayant d'équivalent que celui du pizzaiolo se tournant sa pâte à bout de bras, pour ensuite l'écraser en galette !

 

Puis, , bien que portant sabots, le garde champêtre n'en posséde  pas mois, une képi à visière, astiquée chaque matin, afin d'en ôter les éventuelles chiures de mouches, ne possédant aucun savoir-vivre ! (Tel celui des camionnettes de la poste d'aujourd'hui, n'hésitant pas à faire son demi tour dans la flaque d'eau que l'on est en train d'envisager de traverser en canoë) !


Rhâaalala, on a beau dire, mais chier sur la casquette d'un représentant de l'autorité communale, n'est pas poli !

 

Il possède  aussi, se qu'il devrait mettre, mais  ne le fait pas toujours, un uniforme bleu-marine, à larges bandes rouges verticales de chaque coté du pantalon, car souvent, de savoir le bel habit suspendu dans sa penderie lui donne une assurance suffisante : Et puis la biaude de tous les jours, large et vaguant sur le pantalon de travail se portant moins rigide, le geste du poignet suivait plus souple et de cause à effet les roulements  sur la peau bien tendue de son engin, s'en trouvaient plus musicales.

 

Le port des moustaches, bien que n'étant pas obligatoire, était recommandé : D'ailleurs s'était la mode à l'époque et se la lisser, avant de se prendre la baguette en main, laissait le temps de bien s'éclaircir la gorge, en faisant des " Hum hum" d'une grande virilité : Puis, il se fallait   chercher , le papier, aux armes de la mairie, mis dans la poche le soir précédent,, déjà souvent froissé par l'émotion  à la pensée de la lecture à venir : Bien entendu, avant de se garer l'avis précieux,  il lui avait fallu consulter le vieux dictionnaire de la commune afin de bien comprendre l'importance de certains mots.

 

camapagnarde-4.jpgBref, celui-ci s'appelait Maxime, mais depuis des décennies, ceux l'ayant précédé étaient presque toujours des personnages d'un grand pittoresque qui instinctivement mettait en joie, les plus grincheux !

Par tous les temps, les Maxime d'avant et d'alors, arpentaient les chemins et les sentiers pour rejoindre les fermes les plus isolées, car bien souvent, en saison d'intenses labeur aux champs les nouvelles de la vie d'un peu plus loin ne venait que par les Citoyens messagers"

Ils commençaient par quelques  roulements  de moindre importance, pour terminer par ceux  annonçant le degré de gravité des annonces à venir :

Les enfants les suivaient de loin, car il était un personnage important... Pensez, les nouvelles d'ailleurs, il les savaient avant tous le monde !

 

< Oyé, oyé, braves gens, criait-il en sortant l'objet magique de son baudrier : Avisss à la population, il m'a été demandé par l'autorité représenté par monsieur le maire, de vous faire savoir se qui suit :...

Les bambins qui l'avaient suivi se poussaient du coude dans l'espoir d'apprendre de choses ne les regardant pas... Venaient ensuite, les nouvelles : Un incendie ayant ravagé une meule de foin dans le champs de l'Albert, un baptême, un mariage le jour même de la fête de la cochonaille, la vache de l'Armand qu'avait fais deux veaux, et pour finir l'incontournable avertissement :

< Par arrêté en date du 30 janvier 1904, le responsable que je suis,  vous rappelle,  la chose suivante : A savoir, que le jour de repos du Seigneur se doit d'être intégralement respecté dans les ménages, et qu'aussi et surtout, que tout exercices galants(devoir conjugal compris), ne se doivent pas  d'être pratiqués les dimanches et jours fériés >

 

Ainsi, chaque semaine rien ne pouvait déroger à l'immuable de cet avis,et  les jeunes couples unis du samedi, se devait attendre le dimanche soir pour enfin consommer. L'on en chuchotait bien sur et quand arrivait : Tous contrevenant sera puni par la loi, les rire fusaient...

--- Mais dis-moi, mon Maxime, c'est y toi qui va venir tenir la chandelle ? Au lieu de raconter des "bajoteries", tu ferais mieux de prendre femme...

 

Oui, c'était un homme d'importance le "Tambour" . Il était celui que l'on attendait pour savoir... le lien d'un peu plus loin avec le tout près... Le savant qui avait appris par coeur, le soir, les  mots difficiles ou inconnus de lui,  qu'il répéterait le lendemain, des mots jetés au quatre coins du village, qui en gardait pieusement l'écho !

Et puis même s'il savait bien se qui se passait sous les édredons de plumes les jours fériés surtout, ceux là même,  où l'on ne rentrait pas trop fatigués des belles et longues journées campagnardes, jamais bien sur, il n'en soufflait mot à quiconque, d'ailleurs, lui, n'attendait-il pas avec impatience que la Fernande, après avoir quitté son emploi dans la belle quincaillerie de la place du marché,  s'en revienne chaque fin de semaine du bourg voisin, ?

 

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krikri

Par Nettoue - Publié dans : Je me suis laissée dire... - Communauté : Doux rêveurs de Quichottinie
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Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 04:47

Sur les flancs des coteaux et dans les grandes plaines où ne se posaient pas encore, campagnarde-3.jpgces choses en fer, verres et béton abîmant le paysage, la terre se devait être herser, labourer, fumer, et surtout donner son lot de participation à la vie de tous

 

Dans les petits villages, les plus retirés où ne se grappillait qu'un lopin de terre pour chacun,

celui-ci était le quotidien, sur lequel les paysans travaillaient de la lever du jour, à ses derniers rayons : Tous s'activant activement à apporter son lot de participation à la survie de leur familles.

 

Au coeur de ce vécu rural, au courage silencieux, et de partages divers, le bon sens collait à la semelle des sabots, au savoir-faire, et souvent au sourire édenté, jamais gaspillé en vain.et surtout pas pour se que l'on appelait " la folie des grandeurs ". Les villages étaient de petites communautés, où l'on se voyait naître, vivre et partir, dans une sorte de routine amicale et inexorable !

 

L'on se préoccupait peu de l'apparence lors des tâches journalières , et se vêtait au plus pratique : Les habits du dimanche se portaient le dimanche et les jours de fête,tous se portaient une décennie ou tout du moins aussi longtemps que les choses de la vie n'incrusteraient pas de bourrelets à la taille des dames et de gros bedons à la ceinture des messieurs, lesquels d'ailleurs prenaient vite le pli de se les porter bien au dessus de la ceinture du pantalon, chose qui les rendaient croquignolet comme tout !

 

Néanmoins, en se qui les concernait, il se fallait bien raccourcir la tignasse de temps à autres... Ne serais-ce que lorsque que la casquette ne s'y tenait plus et surtout pour, qu'à l'instant de castrer les veaux, l'on ne confondit pas, consécutivement aux yeux dissimulés derrière une frange de mèches pendantes, les testicules des bestiaux avec les tétines des génisses pucelles !

 

Alors, les hommes se rendaient chez la Justine, laquelle se possédait une impressionnante collection de bols de tailles diverses, tout autant qu'un tour de poignet très expérimenté, et se prenaient place dans la vaste cuisine au sol de pierre, et à la cheminée noircie, sentant sempiternellement l'odeur du bois de la forêt : Dame ! Même en été celle-ci crépitait, lorsque pendue à la crémaillère, un gros chaudron de cuivre, y faisait mijoter sa soupe !

 

 Alors, il se fallait prendre place sur un haut tabouret, et surtout ne plus bouger, car à partir de là, la chose se devenait très importante... La Justine se devant d'essayer les bols convenant à la grosseur de tête de ces clients !!!

 

--- Alors, c'est qu'tu la veux comment ta tignasse mitée, l'Arsene : A ras le front ? Bien haut au dessus de tes oreilles ? Faut que j'choisisse ben mon bol moué !

Ensuite l'essayage se pouvait commencer. Il ne prenant que peu de temps et la coupe encore moins... Car les ciseaux s'arrangeaient pour tournicoter autour du bol à la vitesse de l'éclair...

campagnard-2-copie-1.jpgBon il entamait parfois, bien un peu le haut des oreilles, et c'était bien pourquoi l'on reconnaissait les coquets à leurs pavillon pas toujours à la même hauteur... Ensuite l'on épongeait si besoin était, retirait le bol et vogue la galère... Le tout se terminait dans le bonheur modeste, d'un petit verre de gnôle du pays, tandis que le Ferdinand, alléché par l'odeur de prune s'en venait s'assoir et raconter une histoire transmise par les colporteurs, ou par les amis des villages voisins, lors de réunions de fêtes

 

*C'est l'vieux Nestor, qui s'en vient de rendre l'âme au seigneur et qu'son épouse la Lucette, s'en va mettre l'avis de décès dans le journal local du chef lieu de canton, de Triffouilly-les-Ouillottes. Arrivée devant la réceptionniste, un rien intimidée, car elle n'avait pas l'habitude d'enterrer les maris, la toute nouvelle veuve, vêtue de sa biaude et de ses meilleurs sabots, ceux où qu'y a, des violettes sculptées sur la bride de cuir, déclare :

--- C'est à cause d'mon Nestor, faut que je mette un mot pour lui dans l'journal, ça coûte combien ?

--- Ouiiiii , c'est cinq sous le mot !

--- Bon gueux de bon gueux, s'que c'est cher ! J'pouvions en mettre que deux, moué ! (Nestor mort) par exemple...

--- Je m'en vais consulter mon chef, car je ne crois pas la chose possible ! Elle part donc s'enquérir de l'avis de l'arrière grand-père de Féfé le facteur, puis s'en revint la bouche pincée.

--- Bon, mon chef veut bien ajouter quatre mots pour le même prix.

--- Ben, c'est gentil, dites y merci pour moi : Alors on va mettre < Nestor mort, tracteur à vendre >.

 

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krikri


Par Nettoue - Publié dans : Je me suis laissée dire... - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 05:34

 

Cet  équidé aux yeux si doux, que l'on dit têtu, alors qu'il réfléchit à l'ordre donné Ane-blanc-sec-.jpgavant de s'y soumettre, fut domestiqué et hybridé très tôt dans le monde ancien, afin d'y remplacer les chevaux à moindre coût.

On le leur préférait dans les fermes à petits moyens parce-qu'ils mangeaient peu et valaient moins chers à l'achat. Par ailleurs, ils possèdaient des facultés étonnantes pour tirer ou porter les charges dans les sentiers étroits ou escarpés.
Bâté, attelé, ou monté, l'âne se pouvait porter les bidons de lait depuis les lieux de traite, le blé dans les réserves des moulins, traîner le bois,  être attelé aux charrues.

C'était un membre de la famille à part entière, et personne ne se pensait jamais, agir sans Balthazar, car il avait les oreilles si longue que la Louisette et la Paulette y pouvaient poser leurs rêves, leurs peines ou leurs espoirs.
Comme les chiens, à l'époque un peu moins bien considéré que lui, il vibrait à l'humeur de son entourage.

Dans les soirs d'été, où les tâches journalières ne prêtaient que rarement de temps aux divertissements, Balthazar était de tous les jeux, et associé aux bêtises car il entendait et voyait avec son air de mine de rien, les choses se vivre autour de lui.
Et puis, par malice, entre voisins, on lui prêtait le caractère de son maître. Par exemple, l'opiniâtreté du Casimir quand il avait bu une goutte ou deux et le faisait avancer en lui tapant sur le derrière avec sa casquette. Balthazar en riait, parce-qu'il savait que celui-ci s'en excuserait plus tard, el lui offrant un picotin de choix !

Et puis, il y avait ceux du village qu'il connaissait tous, ses propres congénères et ses habitants ; Les deux à la langue pointues qui se marchaient pliés en deux, n'ayant de ce fait, pas d'effort pour se retrouver assis sur le banc devant le vieux bistrot, où ils pouvaient cancaner et rire des autres.

Parfois, lorsque le Casimir l'attachait à l'anneau de la chaîne du puit, pour s'aller se cracher la poussière, comme il disait, Balthazar, s'amusait de se qu'il entendait.

campagnard-2-copie-1.jpg-- Tiens l'Alphonsine, se gueulait tellement après l'Gaston, hier, qui s'l'est pris sous le bras et lui à mit l'cul dans l'abreuvoir de ses vaches.
-- Et m'sieur l'curé qu'est venu l'aider à s'relever. Et l'Gaston qu'était tellement en colère qui lui a fait Ousttt vous, c'est pas vos oignons. L'curé y en a laissé choir son bréviaire dans une bouse.
-- V'oui, et moi, j'l'ai entendu qui lui disait aussi : C'te garce là, si j'aurions su, au lieu de la marier, j'aurais garder mes sous pour m'aller sauter la gueuse. Elle m'aurait coûte chère mais j'lui aurions fait se que j'voulions.

Et, c'est l'heure où passe la douce Maria, l'ancienne ravaudeuse, avec l'âne blanc que tout le village lui a offert pour ses 80 ans, il y a cinq ans de ça. Elle est devenue si vieille, mais comme elle continue à vivre dans le souvenir de son Joseph, elle oublie un peu la réalité. On la voit parfois, aller acheter à nouveau, le " Petit Comtois ", le journal qu'il aimait tant !

Elle est la seule qu'on laisse entrer au cimetière avec < Blanc-Blanc >, quand chaque soir, elle porte son bouquet sur la modeste tombe, celle qui a la plus belle croix en marbre de toute la région...

Et pendant ce temps là, L'Ferdinand s'en est venu rejoindre les autres, et l'on c'est amasser autour de lui pour l'écouter raconter son histoire : (C'est un vieux paysan assez finaud, qui croise sur le marché un homme habillé comme un jour de mariage, et qui lui demande : Vous êtes de la campagne monsieur, n'est-ce pas ?  Bien qu'oui, ça s'voit tant que ça, lui répond le paysan ! Que vendez-vous, mon ami ? Ah ! Au fait, je suis Yvan Bérard, attaché d'ambassade, et vous ? Le paysan réfléchit, puis répond en roulant les (R), comme jamais : Moi j'suis l'Arsene qu'y vend ses poireaux attaché... avec une ficelle !)

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(Ceci est une réedition d'il y a deux ans ! Beaucoup de vous ne l'on pas lu, j'espère qu'elle plaira à tous ! Ce diumanche j'accuse, un leger petit coup de fatigue suite à mpa presque hantise de la neige, qui tombe depuis par intermittence depuis près de trois semaines... )

 

krikri  

Par Nettoue - Publié dans : Je me suis laissée dire... - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 06:28

 

accordeoniste.jpgIl était de toutes les fêtes... Dame, il fallait bien chanter et danser en musique, de temps en temps ! Et sans Fernand comment se concocter une polka, une scottish, ou une valse ?

Il mettait de l'ambiance et donnait l'exemple pour faire venir la bonne humeur.

Dans son petit village du Doubs, en Franche Comté, Fernand restait toujours à porter de main...

 

Bien sur, il allait au delà, à pied le plus souvent avec son instrument soigneusement rangé dans une solide housse : On le connaissait, et il arrivait qu'un paysan en carriole tirée par des boeufs, ânes ou cheval, le prenne avec pour lui alléger la fatigue.

Fernand était gai de nature et chantait souvent le long des chemins : Pour lui, pour des  rêves qui parfois l'emmenaient dans un des grands orchestres de la ville, pour la famille qu'il n'avait plus, pour celle qu'il n'avait jamais eu : Pourquoi en fait ? Parfois, il se disait qu'il aurait bien aima que quelqu'un d'autre joue à son propre mariage ! La chose ne s'était pas faite, voilà tout. 

 

Aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres, ah! bé non, alors... Aujourd'hui on célèbre les épousailles de la Noémie et de l'Arsène ! D'elle l'Arsène en était amoureux depuis toujours, mais elle la petite n'était pas pressée de se marier : De ses grands-parents, elle avait hérité de leur  bicoque et  de quelques deniers. Elle aidait en saison dons les plus grosses fermes et servit aussi deux fois la semaine, de bonne à monsieur not curé :

 

Lui, l'Arsène, avait joué avec elle en étant enfant, s'est dire s'il la connaît depuis longtemps !

Quand s'était-il prit d'amour pour elle ? Sans doute quand petit garçon de cinq ans, , il l'a vit la première fois, le jour de son baptême ! Oui, ce fut bien là, alors qu'elle souriait sans y penser dans les bras de sa mère, il lui donna un gros morceau de son coeur d'enfant...

 

mariage-campagnard-copie-1.jpgDepuis, il l'attendait, cela allait faire quarante ans et l'attente fut longue : C'est même pour cela qu'il s'en allait boire une chopine ou deux de "Gratto", le p'tit vin du pays, lorsque sans y penser vraiment elle l'avait rembarré une nouvelle fois et fait pleurer son coeur.

 

Pas méchamment bien sur, mais elle n'aimait pas l'idée qu'il se put aller se saouler, car elle ne comprenait pas, que justement il s'en allait lever le coude, quand elle lui avait, dit non, une nouvelle fois !

--- Mais bécasse, c'est à cause de "toué"  justement que j'picole un peu. Pour oublier que tu viens de me faire mal !

Non, elle n'avait pas compris jusqu'au jour où elle vit de grosses larmes couler dans les sillons de sa peau tannée par les moments de sa vie de tous les jours !

 

Cela se passait à la noce de la Louise et de l'Emile, leurs amis d'enfance, lorsque sans penser à mal, un invité avait demandé haut et fort :

--- Et toi l'Arsène, c'est y qu'tu veux rester vieux garçon ?

Alors, en  le voyant détourner la tête, pour que l'on ne vit pas son chagrin, Noémie s'était sentie devenir toute chose... Apeurée même, en se rappelant que le bruit qui courrait dans le village, le disait vouloir partir, vers Beaume-les-dames, la ville où vivait sa soeur, dont le mari venait de se faire couper le pied suite à une blessure ayant entraînée une gangrène, pas décelée avant qu'il ne fut trop tard.

 

Et puis, elle remarqua, qu'à part la < Santé aux mariés >, Arsène ne buvait pas, et attendait  seul, dans un coin, que Fernand l'accordéoniste, donna le signal pour s'en aller festoyer là, où les parents des mariés avaient installés des tables un peu en retrait de l'estrade prête pour la danse...

Plus tard, rougissante pour la première fois, sous son regard, Noémie s'était postée sur son chemin pour qu'il l'invite à danser... Plus tard encore, comme il ne disait rien, elle lui reprocha en souriant :

--- Tu ne me demandes pas ma main aujourd'hui, alors que je me la faite toute belle pour te la donner ?

 

Aujourd'hui, 15 juillet 1899, Noémie et Arsène ne sont unis dans la petite église de Bussy-l'Arnaud en Franche-Comté !

 

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krikri

 

Par Nettoue - Publié dans : Je me suis laissée dire... - Communauté : Doux rêveurs de Quichottinie
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Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 06:18

On les appelaient les Résiniers, depuis 250 ans, jusqu'au jour où le progrès jugea inutile, r-signier-2.jpgce rude métier issu des gens de nos campagnes : Sédentaires ou itinérants, ils parcouraient nos belle forêts de France, avant que  d'inconscients  ne commencent à les tuer...

 

Bien sur, le bois se doit d'être coupé et entretenu,  les arbres rénovés, mais avec soin et amour, pour être sur qu'ils seront aussi la relève des générations à venir...

Les Résiniers s'en allaient donc, selon un rite immuable avec sabots et baluchon sur l"épaule, parfois avec leur famille pour s'en ailler vivre ailleurs pendant cinq mois de l'année !


La saison commençait en mars, et les itinérants se fabriquaient des abris de feuillage rustiques et élémentaires, pour vivre hors de leur village jusqu'à l'automne, où ils s'en revenaient munis d'un salaire rudement gagné certes, mais raisonnable : Pratiquement, tous issus de ces endroits où peinait l'agriculture, car elle produisait bien souvent plus de bras que de terre à cultiver, ces départs prenaient pour un temps l'allure d'une sorte d'exode paysanne, et dans ce petit monde, d'avant le début de la modernité, la résine servait à tant et tant de choses... Cela allait de la fabrication du savon où l'on ajoutait de la graisse de porc et un peu de potasse, aux soins et confection de cataplasmes pour les bronchiteux

 

Semblables aux charbonniers, aux bûcherons et aux scieurs, les résiniers effectuaient leur profession  au sein d'arbres aux mille senteurs : Leurs outillages rustiques et des plus restreints, étaient le plus souvent fournis par les petits artisans qui les employaient; un seau, une serpe recoubée et une échelle à deux montants !

On leur demandait beaucoup d'effort car les besoins étaient grands : Un arbre  donnait sans en souffrir,  environ deux litres de résine, il fallait donc beaucoup marcher avant de rentrer le soir dans les huttes construites.

 

camapagnarde-4.jpgPour que la récolte soit bonne, il fallait entailler l'arbre à deux mètres de son pied, car plus l'arbre était écorché haut, plus la résine devenait fluide puisqu'elle avait ainsi eu une chance de se chauffer au soleil; peut-être même, d'apercevoir un coin de ciel bleu se reflétant dans la mousse humide du sol !

Bien, que l'intensif n'ait pas encore montrer le bout de son vilain nez, il se fallait pourtant lever le camp tous les quinze jours, afin de ne pas avoir à marcher trop loin le matin à l'aube et le soir après la tombée de la fin du jour, ce moment sans pareil, d'où émergeait les bruits confus des petits occupants à poils et à plus ayant la priorité indiscutable des lieux !

 

A chacun des résiniers étaient attribué un tonneau dans lequel il versait les seaux plein, et chaque semaine les petits employeurs venaient avec leur carriole tirée par des mules récupérer leur butin et apporter les provisions prélevées plus tard sur les salaires.

Pourtant, pour ces habitués à vivre de peu, et parfois d'encore moins, , savoir utiliser les ressources de la forêt était chose aisée : Et la soupe du soir prise en commun autour d'un grand feu de camp s'agrémentait de champignons, de glands pilés par les épouse au long du jour, d'herbes sauvages et de baies servant de désserts aux enfants, n'étant déjà plus d'âge scolaire, (les plus petits étant restés sous la garde des aïeules)

 

Et l'on chantait et riait autour de ces flammes de l'amitié, de l'amour, de la satisfaction du travail bien fait, et de la complicité sans arrière pensée ! La lumière des villes était si loin, si en dehors de se qui les entourait, surtout, si peu en accord avec leurs pensées !

Ils étaient des compagnons de labeur à la rusticité identique. Ils auraient pu être les directeurs de conscience de notre monde d'aujourd'hui, si souvent corrompu, par la richesse des vaniteux, des carriéristes à n'importe quel prix, si gonflés de leur prérogatives, qu'ils sont incapables de chercher derrière eux, se que fut les pas de leurs anciens !

 

Beaucoup plus tard, la résine fut industrialisée et devenue chimique servi à fabriquer de la peinture, du caoutchouc etc... Certes, il fallait progresser, mais pas à n'importe quel prix, pas en tuant son humanité, sa solidarité envers les autres.... Ce métier disparu totalement dans les années 1940....

 

A demain mes ami(es). merci de votre fidélité et n'oubliez pas combien vos commentaires, sont encourageants !

 

krikri

Par Nettoue - Publié dans : Je me suis laissée dire...
Coucou, ne pas oublier Nettoue, et hop, un p'tit com. - Voir les 33 commentaires

Ma Cairn Terrier...


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